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Paracha Teruma (31/01/11)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Tetsave (04/03/09), 48 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, la paracha Térouma, la paracha de l'Aksamen. Je vous résume d'abord un peu comment on est arrivé à cette paracha. Le livre de Béréchit sert à amener la famille d'Israël, le peuple d'Israël. Le livre de Chémot est l'introduction au peuple d'Israël. Ça commence comme ça: on sort d'Égypte. On a des problèmes en Égypte, parce qu'ils ne nous aiment pas, comme d'habitude.

On sort d'Égypte, ça ne se passe pas très bien, on n'est pas suffisamment courageux pour entrer directement en Israël, parce qu'on est un peu affaibli par l'esclavage. En sortant d'Égypte, on reçoit la Torah. Après avoir reçu la Torah, on a la paracha de Mishpatim: on reçoit plein de lois pour gérer, si vous voulez, la société israélienne. Déjà, à la fin de la paracha de Yitro, on montre la construction du Mikdash.

Parmi les principales questions qu'on va poser aujourd'hui, pour nous, hommes de l'Occident, éduqués dans l'Occident: pourquoi a-t-on besoin d'un Beit Hamikdash ? Pourquoi a-t-on besoin de korbanot ? Et c'est quoi tous ces trucs ? Dans la paracha de Mishpatim, on a plusieurs dizaines de mitsvot, avec un verset, parfois un demi-verset. Et sur le Mikdash, on va se retrouver avec des dizaines, des centaines de versets.

Des centaines de versets sur quelques mitsvot. Ça aussi, c'est une chose qu'on doit expliquer. Pourquoi a-t-on besoin d'autant d'explications dans la Torah écrite pour le Mizbéa, alors que tout ce qui était mishpatim, c'était parfois une demi-ligne, et on donnait plainte à la croix à quelqu'un qui Khayav Mitan, quelqu'un qui risque d'être mis à mort pour un avéra qu'il a commise ? Dans la Torah, ça tient en deux mots. Et là, le Beit Hamikdash, les lois concernant le Temple, après le Michkan, puisqu'on est encore dans le désert, sont très étendues.

Ça aussi, c'est une question à laquelle on va devoir répondre. Il y a plusieurs parties dans la paracha, et la paracha s'appelle Térouma. Pourquoi Térouma ? C'est une question qu'on va essayer de résoudre. D'abord, on va commencer peut-être par Térouma. Comment dit-on Térouma en français ? C'est un nom. Le mot Térouma, en hébreu, veut dire « don ».

Donc les Bné Israël ont fait un don. Maintenant, je vous pose une question: est-ce que HaKadosh Baroukh Hou a besoin de mes dons ? Toute la terre va partir, et HaKadosh Baroukh Hou, même s'il n'y avait pas de terre, n'aurait pas eu besoin de nous. Donc, a priori, on ne comprend pas très bien cette idée de Térouma quand on parle de mitsva envers Hachem. Pourquoi aurais-je besoin de faire un don à Hachem ? Hachem n'a pas besoin de moi. Hachem vit très bien sans moi.

Alors, Mapitam, c'est quoi cette blague ? Pourquoi a-t-on besoin de faire une Térouma ? On peut étendre cette question de manière plus large: pourquoi a-t-on besoin de faire des sacrifices ? C'est une question encore plus difficile. Et si on l'étend à un niveau encore beaucoup plus grand: pourquoi a-t-on besoin de mitsvot ? Pourquoi HaKadosh Baroukh Hou aurait-il besoin qu'on fasse des mitsvot ? A priori, la réponse évidente, que n'importe quelle personne qui vient d'un milieu religieux connaît, c'est que HaKadosh Baroukh Hou n'en a pas besoin. C'est nous qui en avons besoin.

C'est-à-dire que nous avons besoin, pour nous rapprocher de Lui, de faire des mitsvot. Pour être bien déjà, on a besoin de faire des mitsvot. C'est la réponse logique qu'on pose spontanément. Et il y a un truc très bizarre: la Maïra pose cette question. Quand elle la pose, elle dit: le sacrifice, Avoda, Ein Tsorekh Elyon, est-ce que c'est le service du Beit Hamikdash ? Est-ce que c'était un besoin, une nécessité pour les hommes, ou une nécessité pour le ciel ?

La question de la Guemara, pour nous, est tellement évidente qu'elle n'aurait même pas dû être posée. La réponse de la Guemara, si je vous pose la question:. Réponse complètement surprenante de la Guemara: la nécessité des korbanot, c'est. Là, on tombe par terre, parce que, pour nous, c'est vraiment surprenant. HaKadosh Baroukh Hou, c'est surprenant. On ne comprend pas pourquoi il y a tout ça. Et même si on avait essayé de comprendre, après qu'on nous ait dit ça, on comprend encore moins. On est d'accord ?

Donc on va commencer dans la paracha, et on va donner les réponses à tout ça. C'est nécessaire, parce qu'aujourd'hui vous venez d'une société qui est totalement désacralisée. C'est la volonté d'Hachem que l'humanité passe par plusieurs milliers d'années, d'abord en Occident, par une destruction, si vous voulez, de l'Avoda Zara, de l'idolâtrie dans le monde. Et par là, les gens se sont mis à trouver moins normal de faire des sacrifices.

Ça fait déjà plusieurs centaines d'années que l'Occident est athée, c'est-à-dire qu'il ne croit plus en Dieu. Les valeurs qui sont transmises aujourd'hui dans le monde sont des valeurs où Israël est quelque chose de vraiment étranger à quelqu'un qui n'est pas religieux en Israël, et même à quelqu'un qui est religieux. Le concept de Beit Hamikdash en fait partie. Vous dites à un juge: « Moi, je peux manger du lait et de la viande, il faut faire Chabbat, il faut prendre un mouton. »

Bienvenue. Il faut prendre un mouton, l'amener au Beit Hamikdash, mettre ses mains sur sa tête, lui faire la Chita. Il fait: « Oulah, vous êtes sûrs ? » Il faut construire un Beit Hamikdash. Il fait: « Euh, il ne doit pas tomber du ciel ? » Alors j'ai une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui attendent qu'il tombe du ciel. C'est quelque chose qu'on a déjà dit souvent. Il y a une très grande différence avec le concept de Machia'h. Le concept de Machia'h est très souvent confondu chez les religieux avec un autre concept, celui de Harry Potter.

Harry Potter n'est pas le Machia'h. Machia'h et Harry Potter sont deux personnes différentes. Ceux qui croient que c'est la même personne sont des gens qui ont trop vu Harry Potter, ou qui n'ont pas essayé d'étudier cette image. Donc, pour le Beit Hamikdash, c'est une très mauvaise nouvelle pour vous: il ne doit pas tomber du ciel. C'est nous qui allons le construire, avec tous les problèmes qu'on va avoir là-bas, avec le nettoyage qu'on doit faire. C'est nous qui allons devoir le construire, et la mitsva attendra. Donc il ne tombera pas du ciel. Désolé pour ceux qui attendaient.

Et si on imagine ça, très beau et tout, eh bien voilà. Le Beit Hamikdash, on doit le construire. Vous demandez ça à un juif, même religieux aujourd'hui, il vous répond: on peut peut-être parler de Bassar el-Khalaf, on peut peut-être parler de... Rachi dit, dans Massekhet Chakalim, que le Beit Hamikdash doit tomber du ciel. À cause du fait que Rachi a dit ça, il y a plein de gens qui croient que le Beit Hamikdash doit tomber du ciel. Mais Rachi lui-même, dans plus de trente endroits différents, dans le Tanakh,

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