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Paracha Yitro (18/01/11)

51 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHA: BEHOUKOTAI (24/07/08), 60 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, nous sommes dans la paracha de Yitro. La paracha de Yitro est, comme vous le savez tous, celle qui porte le nom du commandement, le nom de la Torah. Zini dit toujours que les deux parachiot les plus centrales d'Israël portent toutes les deux le nom d'un goy. Quelles sont les deux parachiot de la Torah qui portent le nom de quelqu'un qui n'est pas juif ? Balak et Yitro, d'accord ? Dans Balak, il y a la phrase: « Hav Levada Dishkon, Bagoyenot Rachav », le particularisme intrinsèque d'Israël, la ségoula d'Israël. Quoi que vous fassiez, vous êtes différents du reste de la planète. C'est à toute la planète, l'océan. Les Juifs passent encore, ça va venir, ne vous inquiétez pas. C'est donc dans la paracha de Balak qu'on a ces versets-là: « Mi Sereth Adib Rot », la rencontre à Kachbrou, qui donne un temps.

Alors la question: pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a-t-il choisi justement ces deux paracheot, qui donnent un renseignement si important, et pourquoi a-t-il choisi le nom de quelqu'un qui n'est pas juif ? À votre avis ?

— Non ? Non, mais ça, ça serait bien pour le premier, mais le deuxième, ça serait moins.

— Ouais, mais ça marche pour Yitro, mais ça ne marcherait pas pour Balak, ce que tu dis. Après, tu veux dire ?

— Non, oui, Yitro, c'est vrai qu'il s'est converti.

— Et Balak, je ne suis vraiment pas converti. J'ai déjà eu… j'ai déjà eu, mais il n'est pas resté.

— Non, non, on dit qu'il s'est converti. Après, on rentre. On va arriver à la conversion du tronc.

Juste un point: le résumé explique que c'est pour la même raison que le Rambam, quand il écrit le Moré Névouchim, dont on a parlé, je crois, le Chabbat, ne cite pas un seul 'hakham juif. Quand même, imaginez: le Rambam, dans le Moré Névouchim, raconte plein d'idées importantes. Il aurait pu citer Rabbi Akiva, Rabbi Tarfon, il ne les cite pas. Et il explique, dans le Moré Névouchim lui-même, pourquoi il ne les cite pas: il dit que tout ce qu'il cite, c'est par ailleurs. Par contre, il cite plein d'autres sages, chez les goyim. Il cite Aristote, Thalès, toutes sortes de philosophes. Alors pourquoi ne cite-t-il pas les 'hakhamim juifs, et cite-t-il les 'hakhamim goyim ? À votre avis, pourquoi fait-il ça, le Rambam ?

Quand il écrit le Moré Névouchim, il ne cite pas des 'hakhamim juifs, il cite uniquement des 'hakhamim goyim.

— Quoi ? Non, parce que quand tu parles avec des Juifs…

— Ouais, vas-y, tu veux le dire ?

— Non, parce que ce qu'il dit, il dit…

— Non, non, ce qu'il dit, il dit… Attendez, ne croyez pas que tout ce que je dis, c'est par Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva. Il n'y a pas une chose que je dis qui ne soit pas marquée dans les 'hakhamim, dans les midrachim ou dans le Talmud. Mais pourquoi utilise-t-il justement ces 'hakhamim-là, les sages des nations ? Parce que parfois, tu veux convaincre un Juif. Si tu lis la Torah, il ne va pas te croire. Mais si tu lis Aristote, il va te dire: « Ah,

Aristote, très important ! » C'est-à-dire que, pour convaincre un Juif, avant de lui dire que « Ah… », il est un Juif un peu assimilé, donc ça peut passer. Genre, tu dis « Ah, était croyant »: « Ah, était croyant ! » Ça, ça fait quelque chose, OK ? Donc très souvent, quand tu veux parler avec un Juif qui vient, surtout un Juif qui vient de loin, tu ne vas pas lui dire « Moshe Rabbénou l'a dit », parce qu'il va répondre: « Ah, Moshe Rabbénou,

ouf ! » OK ? Pourquoi tu dis Aristote ? Parce que tu dis « Ah, Aristote… »

Un jour, il y a une étudiante qui étudiait à Bar-Ilan. Bar-Ilan est une université qui est censée être religieuse, mais elle est, disons, pas très religieuse. Dedans, il y a un professeur, comme beaucoup de professeurs avec une kippa, qui n'a pas encore décidé s'il croyait en Dieu ou s'il n'y croyait pas. Il lui dit, et d'ailleurs on voit bien que la Torah a été influencée par les Grecs, par les Romains, par tout ça.

Il y avait une étudiante là-bas qui avait étudié chez le Rav Zeni. Elle lui répond: « Écoutez, moi je croyais justement que c'étaient eux qui avaient été influencés par nous. » Alors le professeur éclate de rire et fait: « Ah bon ? Amène-moi une preuve. D'où tu tires ça ? » Elle était toute rouge, elle n'était pas capable de faire des preuves comme ça. Elle est revenue en pleurant chez le Rav. Elle lui dit: « Rav, vous nous avez dit que c'est nous qui avons influencé les autres, et pas eux qui nous ont influencés. Alors il faut une preuve maintenant. » Le Rav lui a amené une preuve. C'est marqué, je vous la donne comme ça, vous l'avez aussi.

Il est marqué dans Flavius Josèphe que les élèves d'Aristote ont rencontré les 'hakhamim juifs. Bien avant encore Aristote: déjà à l'époque de Pythagore, Pythagore avait rencontré les 'hakhamim juifs, et il avait appris d'eux beaucoup plus qu'eux ne lui avaient appris. C'est-à-dire qu'un jour, un 'hakham juif est venu là-bas, et ils ont commencé à parler entre eux de philosophie, et tout ça. En sortant, ils ont dit qu'eux avaient appris beaucoup plus de lui que lui d'eux. Où est la page ? Je ne sais pas où on la cherche comme ça, mais celui qui veut la cherchera.

Oui, on a des témoignages comme ça aussi dans le Zohar, de 'hakhamim qui sont partis dans toutes sortes d'endroits, qui ont rencontré les sages des deux autres nations, et ont discuté de telle et telle chose. Il y a toutes sortes de rencontres comme ça qui ont été faites. Quelles sont celles qui sont racontées ? Celles qui sont racontées chez nous, peut-être que je vais dire: « Oui, c'est normal, c'est vous qui racontez. » Mais quand c'est déjà raconté chez eux, alors ça, c'est autre chose, OK ? Donc ça, c'est pour vous dire l'influence. Ce n'est pas le sujet; un jour on fera un cours là-dessus si vous voulez. On peut montrer une très grande influence de Ben Dessa… sur Aristote, peut-être, mais sur Pythagore, c'est certain que Pythagore est lui-même venu, dans le Golan, et qu'il l'a appris chez les prophètes d'Israël.

Et il a créé toute une théorie sur des choses très proches de la Kabbale, puisque cette théorie est basée sur le nombre 4, le nombre 1 qui se divise en nombre 4, qui se divise en nombre 10. Celui qui voit l'unité, après Yod, Hé, Vav, Hé, quatre lettres, dix, et Achar, Ess, Ferot. Il y a toutes les nombres comme ça. En plus, il mangeait casher, il y avait Touma et Tahara.

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