PARACHAT BO (24/07/08)
Rav Yossef David
Ensuite : PARACHAT BO (28/01/09), 38 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Il y a des questions qu'on pose aujourd'hui que personne n'aurait posées il y a cent ans, il y a deux cents ans. Parce qu'il y a cent ans, deux cents ans, pour tout le monde, l'animal, c'est quelque chose qui appartient à l'homme. Si toi tu as une vache, ou quelqu'un a une vache, eh bien, c'est toi qui as du mal. Les gens ne considéraient pas… Justement, c'est une considération qui naît quand il y a une sensibilité qui s'est développée dans l'Occident, comme quoi les animaux, eux aussi, ont une étincelle, et ils souffrent, et tout ça.
Alors, pourquoi les animaux, ils ont faim ? Premièrement, je peux dire qu'ils n'ont rien fait. C'est le plus simple. Si quelqu'un a fait beaucoup de mal, alors même son animal, il va le prendre pour lui. C'est dans l'équation. Je fais un exemple dans un autre domaine. On dit que, quand quelqu'un est niftar, l'anéanti, quelqu'un qui décède,
eh bien, tous ceux qui le connaissent doivent faire un hechbon nefech, voir pourquoi il est mort. Attends, si c'est quelqu'un que je connais, pourquoi dois-je y penser ? Parce que moi, ça va me causer du tsar, ça va me causer de la douleur. Eh bien, cela veut dire que, quelque part, je devais… je ne devais pas baisser d'archement. Donc, pareil pour toutes les personnes…
C'est la personne quand elle part, mais c'est aussi beaucoup pour les autres. Chacun a son compte dans l'histoire. Tout le monde a son compte. Tous les gens qui étaient proches, qui étaient… eux, ils souffrent. Et donc ils viennent à la perpétuité. Maintenant, les animaux qui partent, qui souffrent ou qui vont mourir, ils ne comptent pas. C'est dans HaKadosh Baroukh Hou, il a dit: voilà, même les animaux, même les animaux. Alors, pourquoi les animaux ?
À la base, ils n'ont rien fait. Pourquoi a-t-on besoin d'eux pour le compte des hommes ? Parce que, quand il y a un jugement sur terre ou dans le ciel, il y a deux choses qui sont importantes. Il y a le jugement lui-même, quelqu'un qui a été condamné à mort, et qui est-ce qui a rendu le jugement. Si, par exemple, un homme a été condamné à mort par un petit jury de province, eh bien, ce n'est pas quelqu'un de très important. Mais si quelqu'un a été condamné à mort par le plus grand des jurys,
sur terre et dans le ciel, ah, ça prouve qu'il est important. D'accord ? Donc les Égyptiens auraient pu croire que, finalement, eux aussi c'est important, puisqu'ils ont été condamnés. C'est vrai. Ils sont sortis coupables du jugement qui leur a été fait, d'avoir asservi le peuple juif pendant plusieurs centaines d'années. Mais, malgré tout, ceux qui les ont jugés, c'est quand même HaKadosh Baroukh Hou, dans le ciel. Donc cela voudrait dire que les Égyptiens sont importants. Donc il aurait pu être…
…si tu veux te consoler du fait qu'ils soient sortis coupables du jugement, du fait que, malgré tout, c'est Hachem qui les a jugés. Oui, c'est vrai, vous êtes importants, mais vous n'êtes pas importants. Vous êtes importants comme votre bétail. La preuve que vous n'êtes pas importants, c'est que votre bétail aussi, il prend. Et si moi je le fais, ce n'est pas parce que vous êtes importants, c'est parce que mon peuple est important. Ah, mais… HaKadosh Baroukh Hou.
C'est-à-dire que, en rendant justice à leurs animaux, on a montré quelle est l'importance du jury, de l'importance de ce qu'ils ont jugé. C'est-à-dire que, dans le cas de HaKadosh Baroukh Hou, quand il juge, ce n'est pas à cause des Égyptiens, parce qu'eux, ils sont tombés avec leurs animaux, mais c'est à cause de ceux à qui ils ont fait du mal, le peuple juif. Tu comprends ? C'est-à-dire qu'encore une fois, eux auraient pu s'enorgueillir, les Égyptiens,
que, malgré tout, c'est vrai qu'ils ont été punis, mais ils ont été punis par Hachem, et pas par quelqu'un de petit. Alors, quand Yerouchalaïm… non, vous avez été punis par moi, c'est vrai, mais ce n'est pas grâce à vous, ce n'est pas parce que vous êtes grands. C'est parce que moi, j'aime mon peuple. Et c'est pour ça que… Mi'adam… les animaux aussi vont souffrir. Maintenant, les animaux, ils appartiennent aux gens aussi. Alors, quand on va frapper, quand on va punir les Égyptiens, on va punir dans ce qui leur appartient, dans leurs champs, dans leurs animaux.
Les animaux, qu'est-ce qu'ils ont à faire avec ça ? Qu'est-ce qu'ils font ? S'il faut les consoler, il les consolera. D'accord ? Comme j'ai consolé les hommes.
On parlait d'Arov, on parlait de Barad là. Bon, après on a… Donc on a vu les sept premières plaies de la paracha de la semaine dernière. Maintenant il y a trois plaies dans cette paracha. Qui sont les trois dernières ? C'est quoi ? Arbé, Barad, Makat Bekhorot.
Donc on aurait pu faire un dessin pour voir que toutes les plaies vont, en fait, du bas vers le haut. Elles commencent dans l'eau, ok, dans l'eau, après un petit peu dans l'eau, un petit peu sur terre, c'est les tsfardéa. Après, kinim, ce sont des choses qui poussent dans la terre, qui vivent dans la terre, les poux comme ça. Après, on monte légèrement: ce sont des animaux qui vivent sur terre, qui marchent sur la terre. Après, il y a quoi ? Arov, dever, shehin… Hadash, dever. Donc c'est quelque chose qui est dans l'air. Les arov, c'est quelque chose qui est dans l'air, mais sur les hommes aussi, un microbe comme ça. Et après, Barad. Barad, ça vient du ciel, ça descend du ciel. Ça vient aussi du ciel.
Elles viennent du ciel, mais c'est vivant. De l'est. Mais à chaque fois, tu verras, si tu comptes, qu'il y a quelque chose dans le minéral, dans l'animal et dans l'un et l'autre. Et après, il y a une chronologie, il y a un ordre dans les plaies. Et après, il y a Makat Bekhorot, qui est au-delà, qui est une plaie séparée, qui est au-delà du ciel. Donc on recherche… c'est donc le soleil qu'on va couvrir, donc c'est vraiment déjà le plus haut dans le ciel.
Et après Makat Bekhorot, c'est plus encore que le ciel, c'est au niveau de la neshama. Jusqu'à maintenant, ça va ? Bon, voilà. Première plaie, HaKadosh Baroukh Hou prévient: Moshé Rabbeinu vient prévenir qu'il va y avoir la plaie. Deuxième plaie, il prévient. Troisième plaie, il ne prévient pas. Les kinim, il ne l'a pas prévenu. Il n'a pas prévenu Pharaon qu'il allait envoyer les kinim. Il l'a envoyée directement, sans prévenir. Quatrième plaie, il prévient. Cinquième plaie, il prévient. Sixième plaie, il ne prévient pas. Septième plaie, il prévient. Huitième plaie, il prévient. Neuvième plaie, il prévient pas. Dixième plaie, il l'avait prévenue depuis le début. Chabbat Chalom, bon, Rabbanim… il y a un Chabbat. Donc, comme on l'a dit, les plaies ont une chronologie, c'est comme ça. Il y a des fois on prévient, des fois on ne prévient pas. Il y a un sens.
Cours de Machon Meir
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