PARACHAT CHEMOT (25/12/07)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Chemot (28/12/15), 54 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Pologne, on galoute. Et la vie qu'ils vivent aujourd'hui. C'est-à-dire qu'en Pologne, et ça, à ce niveau-là, je suis tout à fait d'accord avec eux: l'État, c'est l'ennemi. En Pologne, tu ne veux pas commencer à aimer l'État polonais. L'État polonais, c'est l'ennemi. Si tu peux, ils t'ont massacré, ils t'ont fait des pogroms depuis des milliers d'années. Si tu peux ne pas leur payer le maasser, les impôts, si tu peux, évidemment, ne pas faire l'armée, c'est une mitsva. C'est évident qu'il faut se comporter comme ça en Pologne, avec tout ce qu'ils nous ont fait comme pogroms et tout.
Mais ils n'ont pas fait le switch. Pour eux, on est encore en Pologne. Ils parlent comme en Pologne, ils s'habillent comme en Pologne, et ils considèrent le pays d'Israël comme la Pologne. Pourquoi ? Parce que les dirigeants ne sont pas suffisamment religieux comme ils voudraient. Maintenant, même s'il y a des ministres religieux, il y a quand même des lois religieuses qui passent, on progresse, il y a de plus en plus de religieux dans le pays. Là, ils ont dit, dans le dernier sondage qui est sorti il y a deux semaines, il n'y a que 30 % du pays, non, moins de 30 %, 25 % du pays qui se considèrent comme laïcs, pas religieux du tout.
Vingt, moins vingt, moins vingt à vingt-cinq pour cent, un truc comme ça. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le pays se considère comme traditionniste. Il y a un progrès. Non. Chabbat Hachem. Non, c'est pas comme ils veulent, ça n'existe pas. Ça continue d'être l'ennemi. Alors non, on n'est pas d'accord avec ça. L'État d'Israël, c'est un État que Kaveh l'a amené. Quoi ? Ce n'est pas ça. C'est un outil, c'est un outil pour recevoir des budgets pour les oisiot. C'est tout.
C'est pas quelque chose qui va servir, le pays en tant que tel, ça n'existe pas. C'est juste un outil. Un jour, on a demandé à un frère à la Knesset, qui s'appelle Meir Porouch, de l'Agoudat Israël, il a dit: « Mais dites-moi, je ne comprends pas. Vous êtes dans la Knesset et tout ça, vous ne pouvez pas dire que vous êtes totalement anti-sioniste ? » Réponse de Meir Porouch: « Écoute, moi, dans mon immeuble, il y a le comité de l'immeuble, le vaad de l'immeuble. Il y a un comité dans l'immeuble, des copropriétaires, et j'en fais partie. C'est l'heure de décider qui tond la pelouse, si on plante des fleurs, on voit le truc. Pour moi, la Knesset, c'est la même chose. » C'est la réponse qu'ils donnent. Pourquoi ils sont à la Knesset ? Comme tu as le comité des trucs, tu as la même chose. Tu comprends ? C'est la raison qu'ils donnent.
J'ai raconté avant de venir que, sur le chemin, j'étais dans un taxi et le chauffeur de taxi m'a dit: « Ah, toi tu es un sioniste ! Tu ne peux pas savoir comment ils vous haïssent, et cela, et cela, et cela. » Alors moi j'ai dit: « Mais non, ils ne sont pas comme ça, ils ne sont pas tous comme ça. » Il n'arrêtait pas de me donner plein d'exemples comme quoi, pour certains groupes religieux, les gens avec notre kippa, c'est pire que les parolus. Bon, on n'est pas là pour parler de ça. On va un peu parler de la paracha, si vous voulez bien. J'ai la question par laquelle on commence: qui a lu la paracha ?
— Bien. Oui. C'est tout ? Bon, écoutez, ça serait sympa. Vraiment, ça me ferait plaisir. Faites-le juste pour me faire plaisir, et avec le temps, vous le ferez pour vous faire plaisir à vous. Vous lisez la paracha avant d'arriver. C'est le premier truc. Maintenant, à la fin du séminaire, à la fin de l'année, Béézrat Hachem, le but du séminaire en général, ça arrive à plusieurs personnes qui l'ont fait, c'est que vous, tout seul, vous faites la paracha et tout se lit. Parce que vous aurez appris
à lire le rachi, vous serez habitués au rachi. Dans le séminaire, on fait un apprentissage du rachi. Et vous verrez que c'est vrai. Vous vivrez avec la paracha. Chaque semaine, vous passerez sur la paracha et vous la verrez là-dessus. Si vous avez réussi à faire ça, et que vous avez appris deux, trois idées que vous n'allez pas oublier dans ce cours, ce cours n'aura pas été en vain.
Alors, paracha de Chemot. Comme dans la séparation que je vous ai faite, on va voir ça rapidement. Il y a quelqu'un qui a la feuille d'info ? Alors, ça commence donc… qu'est-ce qui se passe dans la paracha de Chemot ? Qui peut me raconter ? — L'apparition de Moshé. — Un peu avant, qu'est-ce qui se passe ? Mais tout au début, on parle de quoi ? Qu'est-ce qui va se passer ? — Ouais, mais ça c'est dans le midrash. Bon, moi je dis, c'est vrai, c'est ce qui va se passer. Mais ça va se passer. Maintenant, quand on parle de la paracha, il faut toujours prendre d'abord une première approche du texte, et après voir les midrashim. Et ne jamais mettre au même niveau la Torah et les midrashim.
Ces deux sont vérités, mais ce n'est pas le même niveau. Quand le Rambam donne une explication de la manière dont on doit considérer le midrash, il ne faut considérer le midrash ni comme quelque chose de pas sérieux, ça c'est Dekofrim qui dit ça, ni comme quelque chose d'allégorique, donc de pas sérieux, ça c'est un autre, ni comme quelque chose qui est forcément exactement l'objet de ce qui s'est passé. Parfois, ça vient nous raconter, donner un élément ancien qui n'est pas forcément une vérité historique, mais une vérité dans un autre ordre. Donc le midrash, on ne peut pas le mettre au même niveau que le texte de la Torah.
Ce qui se passe dans la Torah, c'est qu'en fait, il va commencer l'esclavage. C'est ça qui est important. Nous, on est chez les Goyim, on est en Égypte, et on commence à faire peur aux Égyptiens. Pourquoi leur fait-on peur ? Combien… Vous avez fait le calcul ? Combien une femme avait-elle d'enfants à peu près ? On peut faire le calcul ? — Six. — Ça, c'est par keres ehad. C'est-à-dire qu'à chaque accouchement, il y en avait six d'un coup. D'accord, mais en tout, ils n'accouchaient pas
qu'une seule fois. Faites le calcul, c'est facile à calculer. Ils sont arrivés à soixante-dix. Donc il n'y avait pas beaucoup de soixante-dix personnes. Vous calculerez un peu plus tard, le temps qu'on sorte: on était environ deux millions, deux millions et demi. Puisqu'il y a six cent mille hommes entre vingt et soixante ans… Et encore. Ça rentre dans les midrashim, il y a une certaine raison. Rachi dit, c'est plus tard, dans Beracha Bechalar, qu'il y en a quatre ou cinq qui sont restés. Ça, c'est encore pire,
je ne reprends même …
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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