La techouva personnelle et la techouva collective selon le Rav Kook
Le Rav Kook montre que l'effort intérieur de chacun participe au salut du peuple et du monde.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Orot Hatechouva : la crainte de la faute involontaire, 55 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Le sujet de ce Péreg d'Alet, de ce quatrième chapitre, se trouve à la page Lamed Hey. Je relis le titre: La techouva pratit, a yechidit, ve'a techouva a klalit, a tzibourit, a olamit, ba'olam ou be'knesset Israël. Je traduis: la techouva particulière, individuelle, d'un côté.
La techouva klalit, tzibourit et olamit est la techouva générale, collective, du monde entier. Collective à deux niveaux: au niveau du monde, ba'olam, tout le monde, tous les Goyim; et d'un autre côté, dans le collectif d'Israël, be'knesset Israël, où, comme nous le savons, il y a une sensibilité spéciale, qui fait que la façon dont la techouva est vécue par Am Israël est… et spécifique à ce peuple, dans son intensité et dans ses qualités.
Bon, on a vu un certain nombre de textes, déjà quelques paragraphes dans ce Péreg d'Alet, où un des grands messages du Rav, depuis le début du chapitre, c'est d'insister sur le fait que la Providence divine, la Présence divine, intervient dans ce mouvement de techouva.
C'est le même Maître du monde qui se retrouve à chaque fois qu'il y a un effort à l'intérieur de l'humanité d'amélioration. Ce sont les mêmes valeurs spirituelles qui rentrent en jeu, ce sont les mêmes rencontres, mais elles se retrouvent aussi bien au niveau du grand mouvement de l'humanité que dans les détails les plus fins de l'effort humain pour s'améliorer.
Comme je disais l'autre jour dans un autre cours, c'est comme une maîtresse de maison de grande qualité qui, d'une part, dirige tous les grands mouvements de la maison dans tous les côtés, et de l'autre côté est capable d'écouter, d'intervenir et pour aider le dernier des bébés dans son petit coin, dans sa petite douleur, dans un coin de la maison. Elle s'occupe de ça, et de ça, et de ça, et de ça. Et, à plus forte raison, dans l'immensité de la folle immensité de la grandeur divine, d'être présent partout, à de grands mouvements, et aussi dans le détail de l'existence.
Maintenant, le Rav, au paragraphe Hey, qu'on a vu la dernière fois, insiste sur le fait que, pour que l'individu ait le droit, la joie, le mérite de participer à l'aventure de son peuple, je parle d'Israël, il faut qu'il soit à l'œuvre. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être lié au destin d'Israël. Ce n'est pas donné à tout Israël de vivre réellement la relation à son destin. On le voit autour de nous: il y a des gens qui sont pleinement conscients de ce qui se passe actuellement en Israël, sur le destin d'Israël, un Israël qui revient sur sa terre, qui retrouve ses valeurs, son existence, retrouve sa terre, et d'autres qui sont à côté.
Et le Rav dit, dans le petit paragraphe Ey: ce n'est pas possible pour un individu de participer vraiment à la prise de conscience du génie de son peuple, de l'aventure de son peuple, s'il ne fait pas lui-même une techouva pour essayer de se purifier. C'est à travers sa purification particulière qu'il lui est donné aussi de participer à l'aventure de la destinée de son peuple.
Là, je reprends quand même ce texte, parce qu'il est central. Je lis le paragraphe Hey:
Ce n'est pas le chapitre Dalet, mais le paragraphe Zayin, Vav, Tet… Zemanim, Hey, paragraphe Zayin. Be'emet, i efshar leitromem el hatsouka ruhanit shel yeshouat haklal, ule tshouva pnimit amoukah mikol het ve'avon. Omnam, yahid, shehshav, be'mouvan zeh, mekhaperim lo le kol haolam kulo, vekhen yekholim rabim lehitaaleot.
Je traduis, je retraduis. En vérité, il n'est pas possible de s'élever vers le désir spirituel de participer au salut collectif, on parle d'Israël, sans une techouva intérieure profonde pour nous éloigner de toute faute, de tout péché.
Mais d'un autre côté, omnam, cependant, un yahid, un individu qui fait techouva dans ce sens-là, à savoir: je fais techouva parce que je veux savoir ce que c'est que d'être juif. Je veux savoir quelle est l'aventure de mon peuple. Je veux rentrer dans le génie de mon peuple. Je veux être lié à l'essence de mon peuple. Je fais techouva pour ça.
Alors le Rav nous dit: à un individu qui fait techouva de cette manière, mokhalim lo, on lui pardonne. Non seulement à lui, mais c'est là les grandes dimensions de la techouva, dont parle Masseh Ketiyah: cette techouva de grande qualité fonde du bien non seulement pour l'individu, mais pour le monde entier. On dit mekhaperim lo le kol haolam kulo, qu'il expie pour le monde entier.
Dans la mesure où le destin d'Israël est essentiel pour le monde, et que cette personne fait techouva pour pouvoir participer pleinement au destin d'Israël dans la pureté, elle apporte au monde entier, et on pardonne au monde grâce à elle. Lekhen yekholim rabim lehitaaleot: nombreux sont ceux qui peuvent s'élever vers les propriétés idéales qui sont dans l'âme de ce peuple.
À travers la techouva d'un individu, un Shavni, qui fait techouva dans ce but, dans le but de pouvoir être illuminé par le désir de saisir le génie de ce peuple. Il y a en Israël un génie qui est, finalement, de l'ordre divin, parce que HaKadosh Baroukh Hou utilise ce peuple pour traverser l'histoire.
Ce qui anime ce peuple, c'est certainement quelque chose de l'ordre du divin. HaKadosh Baroukh Hou se promène dans l'histoire à travers ce peuple. Et comprendre réellement ce qui anime ce peuple, c'est se rapprocher du Maître du monde.
C'est un peu ce que dit très clairement, comme vous allez le voir, le paragraphe suivant. Il y a trois lignes qui sont très belles: Roch hapizgash shel nishma tsouma, yame gamak lalit.
Le Rav nous dit:
C'est la direction générale, l'orientation générale qui est donnée à ce peuple. C'est-à-dire que, quand on dit que le Dieu d'Israël est le Dieu de l'Histoire, le Dieu de l'Histoire est le Dieu des événements qui se produisent les uns après les autres, dans lesquels ce peuple, l'Histoire, avance. Mais elle avance avec un projet qui est dirigé. Il y a un sens à l'Histoire. Et c'est ce que le Rav appelle Megama Klalit, qui est la direction générale de la vie, du monde.
Et l'âme de ce peuple est liée à cette histoire. C'est pour ça qu'au moment de la sortie d'Égypte, rater la sortie d'Égypte, c'est rater son âme. Il se passe quelque chose en sortant d'Égypte: il y a un projet, il y a une direction de vitalité qui est dirigée par un Parent. Et l'âme de ce peuple est profondément liée à l'écoute de cette intention divine de diriger son peuple dans l'histoire, parce que HaKadosh Baroukh Hou se révèle au monde à travers l'histoire de ce peuple.
Et le Rav nous dit: Hou Shoé fetheléa désire, aspire à cette direction qui est donnée dans l'histoire, de Etse Mavayta, par son essence d'existence. C'est comme ça qu'elle vit. Ça va très loin, ce qui est dit ici. C'est-à-dire qu'un Hébreu qui passe à côté du projet divin dans l'histoire passe à côté de l'essentiel de son existence.
Cours de Machon Meir
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