Parachat Bo (20/01/10)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Bo (21/01/15), 55 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, écoutez. Paracha de Bo. De quoi parle-t-elle ? Il n'y a pas que ça. Trois versets, ça va vite. Pessa'h. OK, alors on attaque la paracha. Première partie. Vous avez la feuille ? Celle de la semaine dernière, c'est pas grave, c'est pareil ? Je crois que vous n'avez pas encore compris comment elle marche, cette feuille. Qui n'a pas de stylo ? Tout le monde a un stylo, n'est-ce pas ? Pour prendre des notes. Très bien.
Chazak. Alors je continue, prenez des notes, parce qu'aujourd'hui, dans ce cours, j'ai l'intention de vous donner deux ou trois clés qui doivent vous servir dans la vie, j'espère. En tout cas, si vous les retenez, vous vous en servirez le moment venu, parce que ce sont des questions qui vont tomber. Donc, première partie: HaKadosh Baroukh Hou renforce le cœur de Pharaon, et on prévient qu'il va y avoir les sauterelles. Et il y a les sauterelles.
Et après, on les enlève aussi. Comme on l'a expliqué la dernière fois, les sauterelles, c'est une plaie assez phénoménale. Moi je n'ai pas connu ça, mais lui, il a connu ça. Et quand les sauterelles arrivent, quand on dit qu'il n'y a plus rien, il n'y a plus rien. C'est-à-dire qu'il ne reste pas une feuille sur un arbre, pas un brin de pelouse qui n'ait été mangé. Même si les gens voulaient prendre la pelouse pour la faire cuire, il n'y a plus rien. Il faut voir ce
que c'est: ça mange, ça mange tout, tout, tout. Quand elles sont affamées, il n'y a rien qui les arrête. Hymne, prévenir ? La tria, la atra'a. Hé, tav, resh, alef, hé. Donc on a les sauterelles. Ensuite vient Moshé Rabbénou, il dit: demain, à la même heure, ne t'inquiète pas, je les enlève. Voilà. La neuvième plaie qui lui est tombée dessus, c'est quoi ? Rocher. On l'a prévenue ou pas ?
Alors, c'était une surprise. Le midrash. Dans le texte, il n'y a pas marqué ça. Le midrash dit que les Juifs sont sortis « armés »: le mot hamoushim signifie aussi, selon lui, « un sur cinq ». Il y aurait donc vingt pour cent qui seraient sortis, et quatre cinquièmes qui ne seraient pas sortis. C'est énorme. C'est l'assimilation: ils ont choisi le camp des Égyptiens. Évidemment, c'est un midrash, je ne sais pas si c'est vraiment un cinquième ou pas. Quand on voit le nombre de Juifs qui sont sortis d'Égypte, comparé à la population mondiale de l'époque, c'est assez énorme. Il y a environ 3500 ans, l'humanité ne comptait pas des millions de personnes. D'après ce que l'on sait, le nombre de maisons, les vestiges trouvés à l'époque, il y avait très peu de gens, peut-être quelques millions dans toute l'humanité. Or, rien que les Juifs, ils étaient déjà deux ou trois millions.
Puisqu'il y avait 600 000 hommes de vingt à soixante ans. Il faut ajouter les femmes, qui sont le double, et les enfants. Il y en a qui ont moins de vingt ans, il y en a qui ont dix-neuf ans et demi. Donc deux ou trois millions, facilement. Même s'il n'y en a pas beaucoup qui ont plus de soixante ans, ça fait quand même du monde. Si vous multipliez ça par cinq, on ne sait pas où les mettre. Même s'ils habitaient dans des soukkot, comme on dit, ils n'habitaient pas vraiment dans des bâtiments en dur. Il faut bien les mettre, mais où ? Il n'y avait pas de gratte-ciels à l'époque. Non, mais la population, même dense, il faut bien la loger.
Donc c'est un midrash, c'est possible. Je ne sais pas s'il y avait un cinquième, ou un quatre-cinquièmes. Le Rachi le dit, c'est un midrash, c'est-à-dire un enseignement. Maintenant, c'est possible qu'il y ait vraiment eu ces nombres-là, mais ça veut dire qu'on était très très nombreux, très nombreux pour l'Égypte. Si on est quinze millions aujourd'hui, on serait cent milliards… Oui, c'est ça qui pose problème. Mais non, ce n'est pas ça. Il est écrit: quand nous sommes sortis d'Égypte, combien de chars nous poursuivaient ? Trois cents. Trois
cents chars. Disons qu'il y a quatre soldats par char. On était quand même un million, au moins six cent mille hommes. — Attends, c'est quoi ça ? — C'est simplement un peuple d'esclaves. C'est un peuple d'esclaves. Être capable de se révolter quand on est esclave depuis trois ou quatre cents ans, ou moins de cent ans d'après le compte minimal, on ne se révolte pas: on a peur de son maître. Vous savez comment les Égyptiens étaient durs ? Dès que quelqu'un faisait n'importe quoi, ils venaient, ils
tuaient, ils blessaient, ils fouettaient. Devant ça, les gens avaient appris à ne plus se révolter. Donc finalement, ce n'est pas forcément le nombre qui fait la différence. Ils avaient été habitués à un petit nombre de contremaîtres face à un grand nombre d'esclaves. Bon, c'est ce qu'ils voulaient voir.
Donc, deuxième partie: la plaie de l'obscurité. Le midrash nous dit que pendant cette plaie, il y a eu trois jours d'obscurité totale. Pendant cette plaie-là, les Bné Israël, ils auraient enterré leurs frères qui s'étaient assimilés, ceux qui avaient choisi le camp égyptien et pas le camp juif. C'est logique, je crois, qu'il y en ait eu. Dans tous les moments où l'on est sorti d'un pays, il y a toujours des gens qui ont voulu rester. Et à chaque fois qu'il a fallu se différencier d'un pays, il
y a toujours eu des gens pour dire: « Non, viens plutôt dans d'autres camps. » Il y a toujours eu des gens comme ça. Donc il est logique que déjà à l'époque, il y en ait eu. On les voit jusqu'à la plaie de Korah, avec les réchaïm et les spécialistes de la richoute. On les voit tout le temps, ils sont là pour faire du mal. Des politiciens véreux. Il y en a tout le temps.
Bon, troisième partie. Qu'est-ce qui va se passer ? Mais avant, on va les prévenir. Pour payer un peu l'esclavage, avant de sortir, on va prendre les richesses de l'Égypte. Un petit acompte sur les quelques centaines d'années d'esclavage. Un léger paiement. Chaque femme va demander à sa voisine un objet en or ou en argent, un cadeau pour la sortie. Et un souvenir d'Égypte: les gens prennent la tour Eiffel quand ils vont en France, il y a eu de petites pyramides. Il est marqué « Made in Égypte
» en dessous, mais enfin, c'était un souvenir d'Égypte. Donc ils sont sortis en emportant les richesses d'Égypte. Pourquoi ? Parce que HaKadosh Baroukh Hou avait promis à Avraham que les Bné Israël sortiraient avec beaucoup de richesses. Il avait dit: tu seras esclave, et tu sortiras avec beaucoup de richesses. Il a fait la première partie, Il peut faire la dernière. Donc ils ont demandé aux Égyptiens. Il faut bien comprendre qu'à l'époque, après neuf plaies, les Égyptiens étaient déjà à bout. Eux, ils ont dit: prends et pars.
Prends ce …
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