Paracha Vayera (03/11/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Vayera (07/11/11), 55 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Dans le shiour, on va d'abord décrire le contenu de la paracha, c'est-à-dire ses différentes parties, et leur donner un titre. Quand on aura donné un titre à chacune de ces parties, il n'y aura pas un sujet de la paracha dont on ne saura pas qu'il existe. Mon but, c'est quoi ? Le but que je voudrais qu'on atteigne à la fin de ces shiourim ? Ce n'est pas seulement ces shiourim-là; disons qu'à la fin de l'année, vous serez là. Il faut que vous vous habituiez à lire toute la paracha toutes les semaines, et à la comprendre. Ça ne me dérange pas que vous la lisiez en français.
Mais il faut comprendre la paracha. Il n'y a pas de maçavre. Vous vous habituerez à vivre avec le rythme de la paracha de la semaine. C'est comme ça qu'un juif doit vivre. Un juif doit vivre avec la paracha. Deuxième chose que j'aimerais que vous atteigniez: être capables de lire Rachi. Comme on l'a dit, Rachi n'est pas un pirouch facile, c'est un pirouch difficile, parce qu'il est court, parce qu'il ne dit pas tout, parce qu'il se fait discret sur certains points. Il faut s'habituer au style, il faut s'habituer à l'écriture. Donc, deuxième chose que vous apprenez: Rachi.
La troisième chose, ce sont les thèmes qui concernent la paracha. Vous verrez que des choses tout à fait d'actualité concernent la paracha. Ceux qui sont déjà venus aux shiourim ont déjà vu qu'il y a toujours des choses à en tirer. La formation que je vais vous donner dans ces shiourim, c'est la possibilité d'avoir les réponses de la paracha sur la culture occidentale. La culture occidentale vient avec des valeurs qui ne sont pas nos valeurs, qui ne sont pas les valeurs de la Torah, et dans lesquelles vous êtes imprégnés parce que vous venez de là-bas. Donc vous arrivez avec de vraies questions. Enfin, j'espère.
En tout cas, si vous n'en avez pas, vous en aurez autour de vous. Donc, avoir la possibilité de répondre, de donner de vraies réponses, des réponses profondes, à des gens qui vont vous poser des questions. Ces gens-là, vous les rencontrerez dans votre travail, vous les rencontrerez à l'armée, et vous serez formés pour leur répondre. Quelqu'un qui pose une question et reçoit une vraie réponse, une réponse profonde, en a envie d'autres, encore. S'il reçoit une réponse un peu faible, on se dit: bon, c'est ça, toute la Torah, c'est ça. Tous les gens religieux sont toujours des représentants de la Torah, partout.
Tout le temps, vous aurez des gens qui vous poseront des questions. Le rabbin. Et même si vous vous trouvez pas suffisamment érudits et pas assez religieux par rapport à d'autres, sachez une chose: on est toujours le rabbin de quelqu'un d'autre. Partout où vous arriverez, vous trouverez quelqu'un qui dira: « Ah, toi, tu es un rabbin, viens nous dire ça et ça. » Même si nous, nous nous considérons toujours comme des hamarassas, on est toujours le rabbin de quelqu'un d'autre. D'où la raison pour laquelle je vous invite à vous préparer des réponses, ce que je vous encourage à faire.
C'est un peu dur peut-être au début: prendre des notes, pour pouvoir justement avoir la possibilité de répondre, de ressortir les choses que vous allez apprendre. Beaucoup de choses sont d'actualité dans la paracha. Même si on va faire de la Torah, vous allez voir qu'on va aussi faire de l'actualité, et qu'il y a des choses marquées dans la Torah, qui sont dans les midrashim depuis des milliers d'années, et qui sont complètement d'actualité aujourd'hui. Il suffit d'allumer la télé. Moi, personnellement, je déconseille d'allumer la télé. D'ailleurs, chez moi, je n'avais même pas la télé.
Il suffit de voir les Hadashot pour se rendre compte que les choses sont restées telles qu'elles étaient marquées depuis plusieurs milliers d'années. Donc on commence par Hachad Vayéra. Vayéra, ça commence, première partie. Qu'est-ce qu'on a ? Les premiers versets, ce qu'on appelle Hakhnassat Orhim: Avraham Avinou qui reçoit des invités. Qui sont ces invités ? Il y a trois réponses. Quatre réponses. Trois Malachim, trois personnes. Ce n'est pas marqué dans la Torah, c'est marqué dans le midrash. A priori, ce sont des gens qui viennent le voir. C'est qui, ces gens-là ?
Il y a même des gens qui viennent le voir et qui sont envoyés par Hachem. Des malachim, à priori, soit des anges, soit, tout simplement, des prophètes, ou alors la Chekhina elle-même, qui vient parler avec un vrai malach. Je voudrais dire quelques mots sur les malachim, parce que c'est un thème qui n'est pas évident. Le malach, c'est quoi ? Un ange, c'est quoi, un ange ? Ce n'est pas ce qu'on a l'habitude de voir dans les publicités, ni dans la vision chrétienne: un petit enfant avec des ailes, tout ça.
Un ange, c'est l'expression de la volonté de Hachem. Il faut prendre la définition la plus générale. Ce n'est pas forcément un nom. Tous les anges n'ont pas un nom, tels que nous les connaissons. Par exemple, vous connaissez le midrash: il n'y a pas une fleur qui pousse sur terre, pas une brindille, sans qu'il y ait chaque jour un ange qui vient lui taper dessus en disant: « Pousse, pousse, pousse. » Imaginez le nombre de brindilles: ça fait beaucoup d'anges. D'une manière générale, un ange est l'expression d'une volonté d'Hachem. On pourrait dire, par exemple, que même la force de la gravitation, c'est un ange.
Chacun peut l'expliquer à sa manière. Toute chose qui exprime une volonté d'Hachem, d'une manière la plus abstraite à la plus concrète: d'un côté, Michaël, qui est vraiment un ange qui a un nom, une personnalité, un type de chtikhout; de l'autre, un ange totalement dénommé, qui n'a pas de nom, qui vient exprimer une volonté d'Hachem dans le monde, comme les lois qui régissent la nature. Si on parle d'un ange qui vient taper sur chaque fleur pour qu'elle pousse, c'est que, dans la nature, Hachem a mis des lois, et ces lois sont régies par ce qu'on appelle des anges.
Donc, si vous voulez, d'une manière générale, on peut dire que les anges n'existent pas, si on regarde HaKadoch Baroukh Hou. Et si on regarde les anges, on voit qu'ils existent. C'est-à-dire que, dans un sens, ils existent, et dans un sens, ils n'existent pas. Quand nous regardons vers le haut, on voit HaKadoch Baroukh Hou. Mais HaKadoch Baroukh Hou, quand il agit dans le monde, il utilise des anges. Qu'est-ce qu'un ange, si vous voulez ? Le midrash dit pourquoi HaKadoch Baroukh Hou utilise des anges: c'est comme un très grand royaume. Même s'il est très grand, très puissant, et qu'il peut tout faire lui-même, ce n'est pas sa coutume de tout faire lui-même. Il envoie des messagers, qui vont faire ça et ça.
Même s'il peut tout faire tout seul. Donc, si de l'autre côté les anges n'existent pas, parce que nous ne regardons que HaKadoch Baroukh Hou, celui qui prie un ange, …
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