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Le son du shofar : tekia, teroua et le retour au bien

Pourquoi le shofar de Roch Hachana, entre voix simple et voix brisée, appelle au repentir et au choix du bien.

20 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Les comptes divins au jour du jugement, 23 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous venons de… autrement dit de… Roch Hachana. Nous avons parlé du shofar auparavant ? Non. La mitsva qui est spéciale pour Roch Hachana, c'est d'écouter le shofar. Chaque fête a quelque chose de spécial. Pessa'h, Chavouot, Kippour… c'est le sommet.

Le Rav nous parle du shofar. On va sonner du shofar le jour de Roch Hachana.

On est en train de sonner. Et chaque fête a sa particularité. À Souccot, on mange dans la soukka. À Kippour, on jeûne. À Pessa'h, on mange de la matsa. À Chavouot, on étudie la Torah. Et le jour de Roch Hachana, la mitsva, c'est de sonner du shofar. C'est une mitsva que la Torah nous a ordonnée. Et on veut savoir ce qui est particulier dans ce son du shofar. Qu'est-ce qui se cache derrière le son du shofar ? Ce n'est pas par hasard que Hachem nous demande de sonner du shofar, et le Rav va nous expliquer pourquoi.

Il s'agit de deux types de sons du shofar. Le premier s'appelle tekiya, une voix simple. Un autre s'appelle téroua, une voix fermée.

Et tout n'est pas simple.

Le Rav nous dit dans la Torah qu'il y a deux sortes de sons à produire. Le premier son s'appelle tekiya. La tekiya, c'est un son simple. Tout est simple, pas. C'est le son qui s'appelle tekiya. Le deuxième son qu'on doit sonner, c'est la téroua. La téroua, c'est un son…

Un son, mais cassé, une voix cassée, une voix saccadée: du, du, du, du… Ces deux sortes de sons qu'on vient de faire, c'est une discussion dans la Guemara. La téroua est un son saccadé, un son de plainte, de pleurs. Mais il y a deux façons de se plaindre et de gémir: gémir, ou pleurer. Une plainte va s'exprimer sous la forme de tou, tou, tou.

Oh, oh, oh, ça, c'est une plainte. Mais il y a des pleurs où la personne se retrouve dans une telle situation qu'elle a très mal, et elle fait aïe, aïe, aïe…

Le Rav nous dit: c'est quoi, cette forme de simplicité au départ, dou, ensuite saccadée, dou, dou, dou, et ensuite de nouveau simple ? Le Rav nous dit que cela nous fait penser à la vie.

La vie, par exemple, c'est comme une personne qui veut se marier. Au début, c'est tout simple: il va rencontrer une fille, tout va bien se passer, il va se marier avec elle, tout est beau, c'est sa fiancée, tout est clair, tout est simple. Après le mariage, oï, oï, oï, c'est dur. Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Mais après, on revient à la simplicité.

Le Rav dit qu'à la fin, tu auras ta femme, tu auras tes enfants, et quand il y aura les petits-enfants, alors avec ta femme ce sera vraiment.

C'est dans l'art de l'. Il est écrit que tout le shofar va de l'autre côté. Les expliquent que le mot shofar est une langue de l'amélioration. Améliorer, c'est être bon. L'art de l' commence par améliorer la moitié de l'homme, d'abord. Quelle était la moitié de l'homme, d'abord ? La moitié de celui qui a mangé de l'arbre, du bien et du mal.

C'est la première étape. C'est la première étape dans la Torah qui parle de, c'est la position de l'artiste, que les chants du shofar soient écoutés.

Le Rav nous dit: quand est-ce qu'on a sonné du shofar ? On a sonné du shofar le jour du Matan Torah. On entendait les voix du shofar en grandissant. C'est le jour du Matan Torah. Est-ce que, le jour du Matan Torah, on dit qu'on a réparé la faute du premier homme, d'Adam HaRichon ?

La faute du premier homme, lorsqu'il a mangé de l'arbre de la connaissance, c'est qu'il n'a fait aucune différence. Il avait la possibilité de connaître le mal et le bien, et il a décidé de choisir le mal. On sonne du shofar pour dire que maintenant on s'éloigne du mal. Il y a le mal d'un côté et le bien de l'autre, et nous, nous choisissons le bien. Le shofar, ce sont les lettres shin, vav,. Shin,: c'est le chipour. Le chipour, c'est améliorer. Améliorer les choses.

Qu'on sonne du shofar, c'est pour nous dire: il faut améliorer nos actions, il faut améliorer notre vie, le chipour. Une personne qui sonne du shofar, c'est pour dire: maintenant je suis mieux, je ne suis plus dans le mal, je suis dans le bien. Il y a une deuxième fois où l'on sonnera du shofar: c'est la fin des temps, c'est-à-dire la fin de l'histoire, où l'on va sonner bechofar gadol, on va sonner d'un grand shofar. Là-bas, lorsqu'on arrivera à l'époque de la Gueoula, on verra que même le mal a sa place dans le bien.

Et on arrivera à transformer le mal en bien. Mais ce sera un grand niveau sur le plan spirituel, d'avoir cette force de pouvoir changer le mal en bien. Ça, ce sera le deuxième shofar que HaKadosh Baroukh Hou sonnera.

Est-ce qu'il vivra ou mourra cette année ? S'il réussira ou s'effondrera ? L'homme ne peut pas le savoir. Tout cela a été déclaré à Roch Hachana. L'homme doit penser qu'il se trouve devant le juge, devant le roi. C'est Roch Hachana. Et il veut de la grâce. Quand est-ce qu'il y a vraiment de la grâce ? Quand ils pleurent.

Si quelqu'un vient devant le juge, il sait qu'il a perdu son droit, et il pleure devant le juge: « Pardonne-moi. » Ils disent que le sourire du juge, la Torah, c'est notre sourire. Ils entendent tout le sourire de, c'est notre droit de pardonner.

Le Rav nous donne une autre explication. Le shofar, c'est nous-mêmes. On est un. Le jour où nous nous présenterons devant le Chofet Elion, le grand juge, qui va nous juger de toutes les actions que nous avons faites, la première action que nous devons avoir, c'est le regret, c'est le fait de gémir et de pleurer, et d'être conscient de ce que nous avons fait. Ce qu'on a fait était loin, loin d'être des bonnes choses. Au début, la vie était simple. Mais après, moi, je me suis compliqué la vie. J'ai fait du bien, j'ai fait du mal, et parfois plus de mal que de bien.

Et je pleure là-dessus, je gémis là-dessus, je ressens la douleur du mal. Oh, oh, oh, je ressens que ce n'est pas bien, ce que j'ai fait. Et je regrette le jour où je serai jugé face au juge. Et le shofar qu'on est en train de sonner, c'est ça qui doit nous éveiller: il doit éveiller le regret, il doit éveiller en nous les pleurs, les gémissements, et la volonté de retourner vers ce son simple, vers le bien, vers la bonté que HaKadosh Baroukh nous a donnée, se rattacher au bien.

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