Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Les comptes divins au jour du jugement

Le Rambam enseigne que chaque acte pèse sur la balance de l'individu, du peuple et du monde entier.

23 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Yom HaAtsmaout, naissance de la nation d'Israël, 24 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Des livres. Des livres de tsadikim, des livres de rechaïm et des livres de benonim. Les livres des tsadikim sont inscrits dans le livre de la vie. Les livres des rechaïm sont inscrits dans le livre de la mort, et les livres des benonim sont inscrits dans les livres intermédiaires.

Le Rav nous dit que le jour de Roch Hachana, il se passe le jugement. Le Saint béni soit-Il juge les êtres.

Et il y a trois sortes de personnes: les tsadikim, les justes, les rechaïm, les méchants, et les benonim, les personnes moyennes. Les tsadikim, le jour de Roch Hachana, sont écrits dans le livre de la vie et sont scellés dans le livre de la vie. K'tiva, v'khatima: ils sont écrits et ils sont scellés. Les rechaïm aussi sont écrits et scellés le jour de Roch Hachana. Ils sont écrits dans le livre de la mort et ils sont scellés dans le livre de la mort. Mais par contre, le troisième groupe,

le groupe des benonim, le groupe des personnes moyennes, entre tsadik et rachaï, ces mêmes personnes sont écrites le jour de Roch Hachana, mais le… quel jour va-t-on les sceller dans le livre qui leur appartient ? C'est seulement le jour de Kippour. Et c'est pour ça que les jours entre Roch Hachana et Kippour, ce sont les dix jours de pénitence, les dix jours de techouva, et dans lesquels on doit tout faire pour être scellé dans le livre de la vie.

La hemmet, anachnou lo yodim ta cheshbonot bas shamayim. Le toum shieh, asfarim niftachit. Ma, kol achad meiteinu, eymou shayakh le tsadikim, shayakh le rashayim, le beynonim, anachnou lo yodim. Lama, ki ta cheshbonot, anachnou lo osim. Mi shosei ta cheshbonot, za Hakadosh Baroukh. Eikh le ityehhes el atsminu, be Rosh Hashanah ? Eym, anachnou tzadikim, o rashayim ?

Le Rambam, le Rambam, le Rambam, le Rambam, le Rambam

Tout ce que l'on dit, tout ce que l'on pense: si c'est bon, ça offre un certain prix; si ce n'est pas bon, ça offre un certain prix. C'est-à-dire que pour le Rambam, ce n'est pas seulement en mode privé, mais c'est aussi une partie de l'idée de l'histoire de l'homme, que tout s'améliore, tout s'améliore. C'est-à-dire que l'enjeu n'est pas seulement un enjeu privé dans le ciel, mais un enjeu national. Et non seulement un enjeu national, mais un enjeu mondial, explique le Rambam.

Le Rav me dit: est-ce que vous comprenez ? Il faut comprendre les paroles du Rav, comme ça vous n'avez pas besoin que je traduise dans la chaîne. Le Rav nous dit que Maïmonide, le Rambam, nous dit de quelle façon sont les comptes du Saint béni soit-Il, et de quelle façon nous devons considérer les comptes du Saint béni soit-Il. Il dit: on ne peut pas savoir si on est tsadik ou rachaï. C'est pour cela que la personne doit

avoir dans la tête qu'elle est en équilibre. C'est comme une balance où les bons côtés et les mauvais côtés sont égaux. Et il suffit d'une mauvaise action pour faire tomber la balance du mauvais côté, ou d'une bonne action pour la faire tomber du bon côté. Et il dit que l'homme qui se voit dans cette situation ne fautera jamais. Parce que si, à chaque moment, il se dit: grâce à moi je vais pouvoir rentrer

dans le livre de la vie, alors il faudra une bonne action. Et il dit: ce n'est pas seulement au niveau de ton compte personnel, c'est aussi au niveau de la société dans laquelle tu te trouves. Imaginez-vous que la société, le Saint béni soit-Il juge Israël, juge la société d'Israël, et elle est aussi en balance. Il y a tant de bonnes actions, tant de mauvaises actions, et toi, maintenant, dans l'acte que tu vas faire, si tu fais une mitsva, tu vas pouvoir faire pencher la balance du bon côté. Vous vous rendez compte de la responsabilité qu'on a ?

Et le Rambam dit: ce n'est pas seulement au niveau du peuple, mais au niveau du monde entier, du cosmos entier, de l'univers tout entier. Que le Saint béni soit-Il juge le cosmos, juge l'univers. Et si tu fais une bonne action, tu vas pouvoir faire pencher la balance du jugement global de tout l'univers du bon côté. Donc une personne qui fait une bonne action, si elle y est sensible, si elle sent qu'elle est collective et qu'elle appartient au monde entier, l'action qu'elle fera fera pencher le monde entier vers le bon côté. Alors une telle personne, c'est sûr qu'elle ne fautera jamais.

D'où apprend-on que l'homme n'est pas seulement responsable de lui-même, mais aussi responsable de son peuple, et aussi responsable de toute l'humanité, de tout le monde ? On l'apprend dans la Torah. Dans la Torah, il est écrit, à Sodome et Gomorrhe, qu'Abraham notre père essaie de trouver des justes. Peut-être qu'il y en a cinquante, peut-être qu'il y en a quarante… Au final, ils n'ont pas trouvé de justes, c'est-à-dire que la plupart des choses là-bas n'étaient pas bonnes, alors Sodome et Gomorrhe ont été éliminées.

Et aussi, dans le monde entier, l'échec. Qu'est-ce que l'échec ? C'est la même chose. Il y a un compte universel, un compte général. Il s'agit que l'humanité a annoncé la mort et l'échec est venu. Donc, cette question de responsabilité à Roch Hachana, ce n'est pas seulement moi qui dois essayer de m'écrier et de m'écrier pour la vie, mais toute la population.

Le Rav nous demande d'où le Rambam sait que l'homme n'est pas responsable seulement de sa propre vie, et qu'il ne dit pas: « Ah, mais ça me concerne seulement moi, tant pis, je vais gérer dans le livre de la mort. » Non: si toi tu fautes, ou si toi tu fais de bonnes actions, alors tu prends la responsabilité et tu peux influencer le monde entier. On l'apprend par exemple dans l'histoire de la Torah. Dans Béréchit, on voit qu'Abraham, lorsque le Saint béni soit-Il se présente à Abraham en lui disant « Je vais détruire Sodome et Gomorrhe »,

Abraham lui dit: attends, on va essayer de trouver un tsadik. S'ils avaient trouvé le nombre de tsadikim qu'il fallait, Sodome et Gomorrhe n'auraient jamais été détruites. C'est-à-dire que la destruction de toute une contrée, la destruction de tout un État, dépend du nombre de tsadikim qu'il y a. Donc si le tsadik sent qu'il appartient à un groupe, qu'il appartient à un collectif, s'il le sait et ressent sa responsabilité, il ne fautera pas. Il pourrait dire: non, pour ma propre personne ce n'est pas très grave, et pour les autres, je ne vais pas voter. Où voit-on cela aussi ?

Non, les tsadikim qui étaient à Sodome et Gomorrhe, ce n'est pas grave: on cherchait des tsadikim à Sodome et Gomorrhe. S'il y avait assez de tsadikim, on aurait sauvé Sodome et Gomorrhe. Maintenant, lorsque Noah, le Saint béni soit-Il, fait le compte que la terre doit être détruite, que les êtres, les animaux, tout doit être détruit… Mais s'il avait trouvé …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

160 cours du Rav Dov Bigon, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Histoire d'Israël, Techouva.

  1. 152
    Mégilat Rout et la naissance du roi David
    Comment la lignée de Ruth, issue de Moab, mène au roi David et au Machia'h, à Chavouot.
    10 min
  2. 153
    Pourquoi la terre d'Israël se conquiert par la guerre
    Le Rav Bigon explique que la terre se gagne par l'effort et que la guerre prépare la délivrance complète du peuple.
    22 min
  3. 154
    Adar, le mois où la joie augmente
    Pourquoi la joie se mesure selon le mois, et pourquoi l'homme doit rester joyeux en tout temps.
    16 min
  4. 155
    Le son du shofar : tekia, teroua et le retour au bien
    Pourquoi le shofar de Roch Hachana, entre voix simple et voix brisée, appelle au repentir et au choix du bien.
    20 min
  5. 156
    Les comptes divins au jour du jugement
    Le Rambam enseigne que chaque acte pèse sur la balance de l'individu, du peuple et du monde entier.
    En cours de lecture
  6. 157
    Yom HaAtsmaout, naissance de la nation d'Israël
    Le Rav Bigon explique pourquoi la création de l'État est une renaissance, et pourquoi on s'en réjouit comme d'une naissance.
    24 min
  7. 158
    Yom HaAtsmaout : la Hatsmaout et la promesse à Avraham
    Le Rav Bigon relie l'indépendance d'Israël à l'appel de Lech Lecha et à la bénédiction des nations.
    22 min
  8. 159
    Kippour : demander pardon à ceux qu'on a blessés
    Pourquoi Kippour n'efface pas les fautes entre hommes, et comment les réparer avant le jour saint.
    16 min
  9. 160
    Yerouchalayim, le cœur vers lequel tout Israël se tourne
    Le Rav Bigon explique le sens du nom Yerouchalayim et pourquoi toute l'histoire juive tend vers la ville.
    23 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav