PARACHAT KI-TAVO (01/09/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Ki-Tavo (04/09/12), 54 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
C'est un peu d'abord ce qu'on a à la fin. On voit ensemble le contenu de la paracha. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a des questions, même un peu provocantes, sur la paracha ? Non ? Tout va bien.
Hier, j'étais en cours à. Des fois, je pose des questions dans la classe et je demande: à votre avis, pourquoi on doit faire telle ou telle mitsva ? Il y en a toujours un qui répond dans la salle: parce que Hachem a dit…
Je vous réponds encore une fois: l'enseignement de dit que si quelque chose est vrai, ce n'est pas parce que c'est écrit dans la Torah que ça devient vrai. C'est parce que c'était déjà vrai que Hachem l'a mis dans la Torah. C'est complètement différent. Il est clair que nous n'avons aucun doute que ce qui est dans la Torah est vrai. Franchement, on n'a pas de doute là-dessus. Mais il faut comprendre que si Hachem l'a mis dans la Torah, il y a certainement des raisons.
Maintenant, il y a des fois où on n'a pas les raisons, donc on a besoin de poser des questions. Même si toi tu n'as pas besoin de ces questions, d'autres gens que tu vas rencontrer en ont besoin. C'est pour ça qu'on est là.
Deuxièmement, vous allez étudier. Certains d'entre vous vont faire du Chol, vous allez à l'université, vous allez apprendre un métier, pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait. Et quand vous allez rencontrer le Chol, vous allez grandir.
Quand on grandit dans le Kodesh, on a besoin d'être encore plus solide dans le Kodesh, d'avoir une bonne base. Parce que lorsqu'on rencontre des questions, ici ou ailleurs, il faut avoir déjà les réponses dans le Kodesh. Sinon, on faiblit. C'est pour ça que, comme Kodesh, on étudie beaucoup l'émouna, pour donner des outils, pour que, quand vous allez évoluer dans la vie, vous soyez fort. Être fort, ce n'est pas fuir le monde, c'est que même quand tu es dans le monde, tu ne sois pas renversé, tu ne sois pas en conflit. C'est pour ça que…
Donc, paracha de Kitavo. J'espère que les questions viendront, sinon je vais être obligé d'en poser. Il n'y a vraiment aucune question ? Non, moi tout va bien.
Bon, je vous demande de lire la paracha quand vous l'aurez lue. Je sais que c'est difficile, il faut la parcourir en français, si ça prend. Maximum dix minutes. Maximum dix minutes pour avoir lu la paracha en français d'ici la semaine prochaine. Ce n'est pas la fin du monde, mais ça va beaucoup monter au niveau du cours. Vous allez voir, ce sera plus intéressant.
Donc, première partie: de quoi ça parle ? Quand on entre, c'est les bikourim. Quelqu'un sait ce que sont les bikourim ? Quelqu'un peut expliquer ? Les prémices.
Pourquoi on apporte les prémices ? Attendez une seconde, vous n'allez pas me déranger, on va tout reprendre. Vous me demandez à moi, alors que c'est la question que je viens de poser; je suis en train de lui répondre à lui-même. Bikourim vient de bikour, c'est ce qui vient en premier. Ça veut dire « avant »: c'est un préfixe qui veut dire « avant ». Donc, les choses qui précèdent tout. Les prémices de la récolte, les premiers fruits. Là, on parle juste de la récolte.
Premier fruit. Vous allez voir dans Rachi, d'accord ? Les bikourim ne concernent que les sept espèces de fruits d'Erets Israël, pas tout. Ce n'est pas sur les bananes, ce n'est pas sur la mangue, seulement sur les sept fruits.
Prenons quelqu'un qui a un grenadier chez lui. Il voit sur l'arbre apparaître un premier fruit qui commence à sortir. Tous les jours il passe dans son jardin, et tout d'un coup il voit ce premier fruit. Il l'entoure d'un ruban quelconque, parce que dans une semaine il y en aura plein et il ne saura plus lequel c'est. Ce fruit-là, il doit le garder pour le Beit Hamikdash.
Un homme a un champ avec dix mille arbres. Bonne question. Alors, il ne peut pas tout marquer. Il y a des méthodes. D'abord, ce n'est pas sur chaque arbre, il faut une rangée d'arbres. Pour la vigne, c'est une rangée de vignes, ce n'est pas chacun. Donc, aujourd'hui, ce n'est pas…
Maintenant, pourquoi, à votre avis, on apporte des bikourim ? Pourquoi on apporte tout ça ? D'accord, c'est ce qu'on dit quand on apporte les bikourim. Mais j'ai une question à vous poser: pourquoi, moi, quand j'ai un premier-né, je dois faire le rachat du premier-né ?
Pourquoi, quand j'ai un champ, et que je suis très content de recevoir, ce qui sort de mon champ, la terouma, la première partie qui sort, je dois l'amener au Cohen ? Pourquoi tout ça ? D'accord, très bien. Maintenant, pourquoi le premier ne se garde-t-il pas ? Quelle est la logique là-dedans ? Quel est le point moral derrière ça ?
— C'est un deuxième élément, un autre point moral: c'est comme un remerciement.
C'est deux choses différentes, les deux sont vraies, mais je voudrais aller plus loin.
— C'est un peu lié à ce qu'il a dit, je voudrais compléter. Normalement, il est écrit: « Kol bikourim ». Tout devrait appartenir à HaKadosh Baroukh Hou. Moi, j'ai travaillé dans ces champs. Quelqu'un qui travaille dans l'agriculture ne peut pas savoir ce qui va sortir. Des fois vous allez travailler comme un malade et il ne sort rien, ou très peu. Des fois vous travaillez bien et il sort énormément. C'est beaucoup de brakha, et il n'y a pas de brakha dans l'agriculture. Quelqu'un qui veut garder son champ qui va produire une récolte a très envie de la prendre, de la vendre, de la manger. Mais s'il est capable de donner la première partie avant de l'utiliser, il reconnaît justement que tout est à Hachem. Et si moi je suis prêt à reconnaître que tout est à Hachem en donnant la première partie…
C'est vraiment mon premier fils ? Il appartient normalement… Non. Ce ne sont pas les mêmes halakhot, ce ne sont pas les mêmes halakhot pour un garçon de cinquante ans. Non, mais tu as raison, tu as raison, mais pas pour le service du Beit Hamikdash. Au Beit Hamikdash, ce sont des hommes qui travaillent. En général, quand on dit que c'est pour le Cohen, cela va au Beit Hamikdash. Dans le Beit Hamikdash, il y a des hommes qui travaillent, qui font les korbanot, qui font le travail du Beit Hamikdash.
Une femme ne fait pas ce travail au Beit Hamikdash, donc elle n'a pas à être rachetée. Parce que normalement, c'est « kol bekhor lakhem ». À quoi renvoie « lakhem » ? Quand il est écrit lakhem, c'est pour le Beit Hamikdash. Elle n'y va pas, donc ce n'est pas la même chose, ce ne sont pas les mêmes halakhot.
Maintenant, moi, j'aime ce fils, cet enfant, ce premier qui arrive. Ma manière à moi d'exprimer que je sais que tout est à …
Cours de Machon Meir
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311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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