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PARACHAT CHOFTIM 20/08/09

40 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHAT DEVARIM (05/08/08), 1 h 25

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Comment l'État d'Israël, tel que la Torah le conçoit, doit-il être géré ? Dans cette paracha, on va voir beaucoup de mitsvot que l'on ne considère pas trop comme faisant partie de la vie juive habituelle, qui ne sont pas du tout actuelles en galout, mais qui prennent beaucoup plus d'actualité quand le peuple juif rentre sur cette terre. Ce sont les mitsvot que l'on appelle les mitsvot nationales: les juges, les rois, les prophètes.

Toutes sortes de halakha concernent les tribunaux et des choses comme ça, qui n'ont évidemment aucun lieu en galout, en diaspora, puisqu'on ne les voit pas. Mais quand on rentre en Israël, elles commencent à prendre leur importance. C'est important de le savoir, parce que même aujourd'hui, alors qu'on n'a pas créé d'État au sens plein, on se trouve dans un État où il y a certains aspects juifs, mais aussi certains aspects de droit qui viennent de la loi anglaise, ottomane, de ce qui existait avant ici. On va dire que ce n'est pas forcément lié. Malgré le fait que tout n'est pas lié, il y a quand même des choses qui le sont, puisqu'on est en Israël.

Donc il y a des choses qui ont rapport. La paracha commence comme ça: « Tu donneras, en rentrant en Israël, des juges et des policiers. » C'est-à-dire que, quand on crée une société, la première chose qu'on doit créer, c'est un système judiciaire, pour que tout le monde puisse être jugé, pour avoir des gens très droits, incorruptibles, qui vont être là pour gérer la société.

Évidemment, si ces gens-là ne sont pas incorruptibles, alors on a un problème. Donc ça commence comme ça: commencer par des juges et des policiers, quand on rentre en Israël. C'est ce qu'on doit créer.

Première partie. Comme d'habitude, vous recevez cette feuille, vide, ok, et on la remplit en cours ensemble. Il n'y a que moi qui ai la feuille du prof, vous n'y arrivez pas, et on la remplit ensemble.

Là, dans la première partie, on reçoit aussi les lois qui concernent les juges. Pour ceux qui ne connaissent pas les mots en hébreu, c'est l'occasion de le noter sur la feuille, juste à côté. Shofet, ça veut dire juge. Ok ? Même en hébreu moderne. Ok. Donc, les lois concernant les juges.

Deuxième partie: les lois concernant celui qui va faire de l'Avodah Zara. Vous savez ce que c'est, l'Avodah Zara, en français ? Comment dit-on ? L'idolâtrie. Ok ? Un péché capital.

Et puisqu'on parle déjà de ça, la Torah nous parle en même temps des lois concernant les témoignages. Vous savez que, dans la Torah, on a besoin de deux témoins. Un seul témoin ne suffit pas pour établir un témoignage. Pourquoi la Torah demande-t-elle deux témoins ? Pourquoi ne prendrait-on pas, comme dans les tribunaux modernes, l'avis d'un expert, qui vient expliquer grâce à un psychologue, un sociologue, ou une preuve physique, quelque chose, du sang qui a été laissé, un truc comme ça ? Un témoin ne suffit pas, pour être encore plus sûr.

Déjà parce qu'on doit suivre cette règle, c'est sûr. Mais il faut comprendre que toute preuve d'experts peut être truquée. Vous savez, quelqu'un qui vient de l'Irola, j'en ai vu la preuve avec l'ADN, c'est sûr que le 600 appartenait à cette personne. Moi, je peux avoir pris ce 100 et l'avoir amené sur le lieu du crime. C'est-à-dire que tout ce qui est d'ordre scientifique peut être contourné.

Mais ce qui est d'ordre humain peut aussi être contourné, parce qu'il y a des gens qui savent très bien mentir. Mais quand on a deux témoins, qu'on les interroge séparément, et qu'on commence à leur poser toutes sortes de questions croisées pour les faire s'embrouiller, pour voir si vraiment les deux étaient là, le Chofet, le juge, a en face de lui une neshama, il a en face de lui un homme. Il a une chance de voir s'il est habitué, s'il connaît bien les humains. En général il les connaît, parce que c'est son métier, et il peut voir s'ils disent la vérité ou pas.

Je vous donne un exemple, une histoire racontée dans la Guemara. Un jour, deux témoins arrivent et commencent à raconter une première histoire: « Tu as vu ça, ça, ça », toutes les questions, toutes les réponses, et ils donnent exactement la même chose. Le juge dit: « Je vois que vos réponses sont les mêmes. » Il dit: « Bon, vous mentez. » — C'est quoi, cette blague ? Au contraire ! Il dit: « Oui. » Deux témoins ne donnent jamais exactement les mêmes réponses, parce qu'il y en a un qui se rappelle un détail que l'autre ne se rappelle pas exactement. Il dit: « Oui, il avait un pantalon rouge. » Non, enfin… C'est impossible que deux témoins se rappellent exactement les mêmes détails, sauf s'ils ont travaillé avant pour préparer leur témoignage.

La Guemara raconte donc une histoire comme ça, où il y avait exactement les mêmes réponses. La Guemara dit: « Ah non, Bachar ! », parce qu'il ment. Et après, on les a convoqués, et on s'est rendu compte qu'ils mentaient.

Donc, quand on a affaire à un homme, l'avantage, par rapport à toutes sortes d'avis d'experts, qui ne seront pas négligés dans le tribunal du judaïsme, mais qui ne remplacent pas le deuxième témoin, c'est que, quand j'ai affaire à quelqu'un que je regarde dans les yeux, j'ai beaucoup plus de chances de savoir ce qui se passe que par toutes sortes d'autres moyens, qu'on ne néglige pas, mais qui ne suffisent pas pour condamner Gatho. Ok ?

Je vous dis ça juste comme ça: c'est pour cela que, dans la Torah, il est écrit qu'on a besoin de deux témoins. C'est marqué dans notre paracha. Ok ? Donc on continue. On parlait des dinim de l'Avodah Zara, de l'idolâtrie, et, puisqu'on parlait de ça, on parlait aussi des témoins qu'il fallait pour que cela soit établi. C'était la deuxième partie: celui qui a fait l'idolâtrie et qui a incité les gens à la faire, et les lois concernant les témoignages.

Donc, à chaque fois que je dis un mot que vous ne connaissez pas, notez-le sur la feuille. Sachez que l'apprentissage d'une langue se fait par répétition. Un mot, vous le rencontrez une fois, deux fois, trois fois; à chaque fois que vous le re-notez, à la fin, il rentre. Il fait partie de… Ça ne se passe pas comme ça. Allez, prenez ce qu'il y a d'autre. Allez, c'est bon, on peut m'en amener. Dans mon chiour, c'est beaucoup mieux. Ok, donc Edout, témoignage, ok ?

Il y a ensuite la partie très intéressante, dont je voudrais qu'on discute un peu. On va terminer la paracha, et après, avec le temps qu'il nous reste, on parlera des choses qui sont d'actualité. Si vous en avez besoin, on y ira. Et s'il y a d'autres questions, n'hésitez pas. S'il y a d'autres questions que je n'ai pas prévu de vous poser, et que vous voulez poser, …

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