Paracha Va’etchanan (28/07/09) 7 Av 5769
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Vaïshla »h, 52 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, vous avez vu la paracha et les Émikra ? Les Émikra, oui. Dans la paracha, ils parlent d'un décompte de huit cents ans.
— Un décompte de quoi ?
— Un décompte de huit cents ans.
— Huit cents ans ? Explique-moi ce que tu veux dire.
Ils disent que, depuis… qu'ils ont analysé huit cents ans… il y a huit cent cinquante ans.
— Oui, mais le Chantel, c'est pas marqué, mais il faut racher.
— Ce n'est pas pareil. On ne dit pas que c'est marqué dans la paracha. C'est une drach que le Midrach fait sur la paracha. La paracha, elle vient de parler. Ce n'est pas la même chose.
On continue. Donc, ton roi, c'est 1 850 ans, et toi, le 172 ans. On est mis en drach. Si vous ne chantez pas, la langue est matria. Voilà… ce n'est pas la question qu'elle m'a posée. Si.
La Torah nous a donné un remède, une allusion, sur ce qui allait se passer dans le futur. C'est bon, un peu ? Donc, maintenant, elle nous a dit que ça allait se passer comme ça. Maintenant, pourquoi 852 ans et pas autre chose ? Rachi l'a marqué, vous voyez, Chmouné Mèot, Chmouné Mèot, 852 ans. Et Rachi dit la chose suivante.
Rachi dit qu'il y a un passage qui est très difficile, dans la paracha. Il dit: Vénoshantem baarèts, et vous vous reposerez ainsi… vé'hichkhartem, et vous vous comporterez mal, vé'assitem pessilim, et vous ferez toutes sortes d'idolâtrie, vé'assitem hara béénéi Hachem, lehakhis otô. Et là, il y a une promesse: Hachem vous édèh'ich… ayin hachamayim … ki avdou mahèr. Car vous serez exterminés, vous serez perdus de la terre sur laquelle vous vous trouvez. Donc il y a une prophétie qui est très difficile.
Maintenant, quand on fait la grammaire de Venoshantem, qui est le mot qui apparaît une seule fois ici dans la Torah, on comprend que c'est 872. Les Sages ont vu que c'était un remède: le nombre d'années où on serait sur la Terre, c'est sur les 852 ans. Et à ce moment-là, on recevrait cet exil duquel on ne reviendrait pas, où ces descriptions resteraient.
Donc le Saint béni soit-Il dit: voilà, pour ne pas que je sois obligé de tenir ma parole, vous allez rester un peu moins d'années, pour que la description ne soit pas entièrement réalisée. Il nous a donc en quelque sorte abrégé le temps passé sur la Terre, de deux ans, pour que le reste de la promesse ne se réalise pas. C'est ce qui explique Rachi.
Bon. Alors, je vais vous donner des paroles aujourd'hui. Vous n'aurez pas de stylo, sûrement. J'ai distribué la feuille du prof, je trouve que je suis vraiment trop bon avec vous. Vous n'avez même pas besoin d'écrire aujourd'hui. Au cas où, par ailleurs, il y en a d'autres qui apportent…
Alors maintenant, on va passer rapidement au son. Non, il ne parle pas au son. C'est gentil, tout à fait.
Alors, la paracha commence avec Vaet'handèn. Vaet'handèn, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire quoi, ces mots-là ? Vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire implorer.
— Implorer, oui.
— Prier, implorer, et tout. Donc, le Saint béni soit-Il, Moshé Rabbénou, il a fait une très grande tefila, il s'adresse au Saint béni soit-Il. Pourquoi il prie ? Tu te rappelles pourquoi il prie ? Non, pourquoi Moshé prie le Saint béni soit-Il ? Qu'est-ce qu'il demande ? Il ne demande pas la longévité, il a déjà 120 ans. Il veut rentrer en Israël. Pourquoi ? Pourquoi il veut rentrer en Erets Israël ?
Disons que c'est clair que, s'il était entré en Erets Israël, peut-être qu'on l'aurait laissé diriger le pays, on n'aurait pas eu besoin de Yehochoua. Mais il faut comprendre que quand on lit cette paracha, et que tous les Juifs la lisent,
J'ai du mal à comprendre comment quelqu'un de religieux peut lire cette paracha et voir tout l'amour et tout le désir qu'a Moshé Rabbénou d'entrer en Erets Israël, alors qu'aujourd'hui tu prends un billet, tu vas en Erets Israël, et que les gens ne sont pas en Erets Israël. Des gens qui sont religieux. Quelqu'un qui est loin de la Torah, lui, il est complètement en danger de se perdre. Mais imaginez quelqu'un qui habite en France, qui est religieux, et qui lit avec conviction la paracha. Comment ça s'arrange avec sa propre vie ?
Il se dit: attends une seconde, si Moshé Rabbénou trouve cela si important, et qu'il prie autant, et que cet amour pour Erets Israël est si fort chez lui, qu'il veut y entrer, et que nous, on a aujourd'hui la possibilité de prendre l'avion et de venir… Comment peut-on résister à vivre encore en dehors d'Erets Israël ?
J'ai parlé avec un Juif religieux cette semaine. Je lui ai demandé: dis-moi, vous votez Chiva, vous vous occupez d'Erets Israël ? Vous parlez d'Erets Israël ? Il m'a dit oui, bien sûr, on aime Erets Israël.
Je voulais vous apprendre une règle, que vous pouvez garder avec vous, qui est vraie dans tous les domaines: dans la famille, dans la terre, dans tout ce que vous aimez. Chaque chose vraie se traduit par des actes. Il n'existe pas de chose qui est vraie chez vous et qui ne soit pas traduite par des actes.
Quelqu'un dit: moi, j'adore mes parents. Qu'est-ce que tu fais pour tes parents ? Il répond: rien. Quand tu les appelles ? Non. Tu leur envoies des lettres ? Non. Alors, tu adores tes parents, mais ce n'est pas très fort chez toi. Sinon, ça se traduirait par des actes. Quelque chose qui est vrai, qui est fort, se traduit par des actes.
Je lui demande: tu aimes ta femme ? Oui. Alors, ta femme, tu lui fais des surprises, tu l'écoutes, tu lui parles, tu lui racontes. Tu fais quelque chose pour elle, si tu l'aimes, d'accord ? Vous me dites oui, mais vous aimez Erets Israël: ça se traduit en quoi ? Qu'est-ce que vous faites pour ça ? Si vous ne faites rien, alors ne me racontez pas d'histoires, je ne vous crois pas.
Par exemple, la poste. Pour moi, c'est quelque chose de très important, mais franchement, je n'y vais pas tous les jours. Quand j'envoie une lettre, je m'en occupe, et c'est tout. Il n'y a rien de plus. Et ça peut ne pas m'arriver pendant six mois d'affilée. Donc, franchement, ce n'est pas quelque chose de fondamental pour moi, la poste. C'est important, ça joue un gros rôle. Bon, on est content qu'il y ait une poste. Pas plus que ça.
Quelque chose de vraiment important, comme on voit que Moshé Rabbénou a une envie si grande d'entrer en Erets Israël, eh bien, c'est quelque chose qu'on est obligé de traduire par des actes. Sinon, c'est une blague. Comprenez ? Et ça, c'est vrai dans tous les domaines. À chaque fois, posez-vous la question: c'est important pour moi, ça. Ok, alors qu'est-ce que je …
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