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Le mal révèle le bien : la techouva selon le Rav Kook

Comment la connaissance du mal éclaire le bien, et comment la volonté dépend de l'intelligence dans le retour vers Hachem.

53 min

Rav Yaakov Nahon

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Introduction au paragraphe Tet

Alors, on se trouve toujours dans notre édition d'Orot HaTechouva d'Oretz Yon. Bereshit Tet, à la page Samer Zayin, le paragraphe en bas, sur la page de gauche, le paragraphe Tet. En deux mots, je vous donne une petite préface de ce que dit le Rav. Le Rav insiste beaucoup ici sur le fait que dans la techouva, ce texte, ce chapitre est beaucoup consacré au thème de la prise de conscience des limites de la techouva, de la zone dans laquelle la techouva joue, de la mise au clair du bien et du mal. Il insiste ici aussi beaucoup, à travers un mouvement de techouva où quelqu'un a fait une faute, sur le mouvement de techouva par lequel il revient en lui.

Une des dimensions les plus importantes, c'est la prise de conscience de ce que le Rav appelle le ra, le mal. Qu'est-ce qui est bien et qu'est-ce qui est mal ? Et la connaissance du mal permet au bien d'apparaître de façon claire. Il insiste beaucoup là-dessus. Vous allez voir le texte, c'est le grand message. Alors je prends le texte.

Nechlesha ha-nefesh, ve-enay yachol la'amod neged netiyat ha-ra sheba. Chesron yachol et zeh, be'et setou el ha-poal, ma chalishu et koach ha-ratson el ha-tov, ve-chalishout ha-ratson mecholelet chalishout ha-yediya, ve-akarat ha-tov mitashteshet.

La techouva vient après la Bina. Quand on explique l'apprentissage du bon, elle vient aussi de l'apprentissage du mauvais. Le mauvais indique le bon. Lorsque le profond du mauvais est fait connu par le mauvais, le profond du bon est plus évacué par le bon. Et tout ce dont la connaissance du bon est évacuée, tout ce dont la connaissance du bon est évacuée,

Et la faute qui a causé la faute, de maintenir la connaissance ou de ne pas la maintenir à cause de la récompense de la volonté et de l'apprentissage de l'esprit du bon, se réveille à cause de l'apprentissage, de l'apprentissage et de l'apprentissage du bon et de l'esprit de la faute. Et la faute qui a été éclatée reçoit le bon dans cela.

L'aamid et nefilatah ou letaken et yecholtah, shetiyé bemloa, betor yecholet letov. V'al yede zeh, naaset habechira, chofshit be'emet, v'eshikul ha-tov nishkal ou be'en mefriya, v'emela koach hamoshech aruchani, shayesh bechol nefesh le-imashech el ha-tov.

## Connaissance et volonté

On a ici un grand texte, on va essayer de l'aborder peu à peu. Il y a aussi un filigrane tout au long de ce texte, un second thème, parallèle au thème de la connaissance du bien et du mal. C'est l'interaction qu'il y a entre la prise de conscience intellectuelle, la connaissance du bien et du mal, et d'autre part la capacité de l'engagement de la volonté pour le bien. Ce sont deux choses différentes, ce sont des forces différentes. L'engagement vers le bien et vers le mal, c'est un kohar qu'on va appeler ici un kohar nafshi. C'est quelque chose de l'ordre du psychisme, du vouloir, du cœur.

Face à ça, il y a une prise de conscience du bien et du mal, qui est une dimension de connaissance. Mais les unes dépendent des autres. On va voir ce texte, on verra aussi dans le prochain chapitre, si on a le temps de voir le début du prochain chapitre, que c'est encore plus net. Bien. Alors je reviens encore sur ce texte, qui est un peu un chamarrage entre le Perek Tet et le Perek Yod, comme vous allez le voir. Kol chet nové amip gam be-yechol et ben nefesh adam. Toute faute provient d'un manque.

## La faute et le nefesh

C'est un défaut. Oui, c'est un défaut. Be-yechol et ben nefesh adam, dans la capacité psychique de l'homme. C'est un problème de liberté, un problème dans lequel le psychisme de l'homme est engagé. Le monde psychique conscient de l'homme, en relation avec la vie, dans lequel se joue la problématique de la liberté, du choix, c'est ce qu'on appelle en hébreu le nefesh. Le nefesh, c'est un monde psychique qui est conscient et qui est en relation avec la vie. La Torah, quand elle parle d'une faute, utilise des expressions du genre nefesh ki tehéta: c'est au niveau du nefesh que ça se passe.

Alors le Rav nous dit: la faute provient d'une insuffisance au niveau du nefesh. Il avance: nechlesha ha-nefesh, notre nefesh s'est affaibli, nechlesha, il a faibli. Ve-enay yachol la'amod neged netiyat ha-ra sheba, elle n'a pas la force de tenir face à la tendance vers le mal qu'elle porte en elle.

La plupart des hommes de ce monde ont des tendances différentes dans leur cœur, des tendances vers le bien, des tendances vers le mal. Notre liberté et notre intelligence jouent pour essayer de trier, à l'intérieur de ce complexe, ce qu'il faut faire, essayer de ne pas se laisser porter par des tendances vers le mal, essayer de les enlever de nous-mêmes. Cela prend le temps que ça prend. Mais en général, au milieu de la vie, une personne n'a pas encore réussi à enlever ces tendances vers le mal.

Vous étudiez Mesilat Yesharim le matin, certains. Le Ramchal insiste sur le fait qu'on peut arriver à une situation dans laquelle on a pratiquement réussi à annuler dans le cœur les tendances vers le mal. Seulement, il faut beaucoup de travail et beaucoup de siyata dichmaya pour arriver à une chose pareille. Quelqu'un qui arrive à ce niveau-là s'appelle Yashar. C'est un beau projet.

Alors le Rav nous dit: la faute provient d'un manque de puissance pour faire face aux tendances négatives que nous portons. Même s'il y a une connaissance, une certaine connaissance du mal, même s'il y a une certaine connaissance du mal chez la personne qui fait sa faute, il se peut qu'elle fasse sa faute en pleine conscience du mal. Elle n'a pas la force de s'opposer à cette tendance qui est trop forte. Ça s'impose trop dans son corps, dans ses motivations, il n'arrive pas à dominer ça. On va en parler justement.

Le Rav insiste aussi sur le fait que la prise de conscience du bien et du mal aide beaucoup à s'imposer contre le mal. Mais ça ne veut pas dire qu'à un moment donné, une personne qui fait le mal ne le fait pas en conscience du mal. Il le fait, il n'a pas la force.

Il y a une makhloket dans Masechet Ketouvot: si une femme qui a été violée est permise ou interdite à son mari. Elle a été violée. La halakha, et c'est présenté par Rav, c'est que dans la mesure où elle a été violée, ça a été imposé, et donc elle est permise à son mari. Il y a une opinion face à cette opinion-là, qui était l'opinion qui précédait l'opinion de Rav, c'est le père de Shmuel qui la présente.

Qui est le fait que l'on craint qu'à travers ce qui s'est passé, au début elle était violée, et qu'au bout d'un certain temps elle soit prise par des appétits, de sorte que, quelque part, il se peut qu'elle le fasse volontairement, à un moment donné, qu'elle n'ait plus la …

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