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Raconter la sortie d'Égypte à ses enfants le soir du Seder

Pourquoi la nuit de Pessah est une mitsva familiale : éveiller les enfants, leur poser les questions et leur transmettre l'histoire.

19 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Pessah, la liberté et la sortie de l'esclavage intérieur, 10 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon week-end, comment allez-vous ? Tout va bien ? Où étiez-vous Chabbat ? Dans la ville de Meir ? Vous étiez bien ? La nourriture était bonne ? Oui. Il y en a quelques-uns qui sont venus ce week-end. D'où sont-ils venus ? De Galout. De Mitzrayim. De Mitzrayim, c'est pour les renforcer. Bon, peut-être qu'on va vraiment se concentrer sur Pessa'h.

C'est, on peut dire, une fête spéciale pour la famille. Il y a aussi les autres fêtes, il y a Souccot, il y a beaucoup de fêtes. Mais ce qui est spécial dans la nuit du Seder, c'est la question de la famille. Pourquoi ? Parce que il y a une mitsva spéciale pour dire aux enfants. Et il est impossible de dire aux enfants; les enfants, c'est la famille. C'est le père.

Le soir de Pessa'h, c'est un soir réservé à la famille en particulier. C'est sûr que toutes les fêtes, on aime les fêtes en famille, et qu'on soit ensemble. Mais il y a une mitsva particulière le soir de Pessa'h. Pourquoi ? Parce que la Torah elle-même nous dit: tu raconteras à ton enfant la sortie d'Égypte. Et quel jour ? Le soir du Seder. Donc le soir du Seder, il y a une mitsva particulière du père, des parents, par rapport aux enfants, pour raconter.

Si nous étions arrivés en Égypte, qu'est-ce que Hachem a fait ? Pessa'h, c'est une fête familiale.

Il y a aussi des gens auxquels il n'est pas nécessaire de parler. Il n'est pas nécessaire de parler avec eux, c'est d'accord. Il faut parler avec tous les enfants. Mais pas seulement avec tous les enfants, même si ces enfants sont d'accord ou non, mais aussi avec tous les âges. Depuis le moment où l'enfant commence un peu à parler, jusqu'à un enfant grand, il faut parler avec eux. Parler avec les enfants, c'est très important. Il y a des parents qui parlent avec les enfants.

Il y a des gens qui ne parlent pas avec les enfants, ils ne parlent qu'avec nous.

La Torah, les Rabanim disent qu'il faut leur parler, il faut les éveiller, il faut leur dire, il faut leur raconter, il faut les faire parler, ce soir du Seder. Chaque parent, c'est sûr, parle parfois avec ses enfants, mais le soir du Seder, il y a une particularité. Qu'est-ce qu'il faut enseigner aux enfants, qu'est-ce qu'il faut dire aux enfants ? Ces quatre images représentent les quatre sortes d'enfants qui puissent exister.

Il y a un exemple qui dit qu'il ne faut pas se séparer de la Pessa'h. Pourquoi ? Tu as des enfants, n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas se séparer de la Pessa'h ? Parce qu'il n'y a pas de Jérusalem, n'est-ce pas ? C'est la halakha. La halakha dit que, quand on vient à la Pessa'h, il faut commencer immédiatement. Ne pas commencer à minuit, à une heure du matin: les enfants n'ont pas du tout le temps de parler. C'est un exemple. Beaucoup, à la Pessa'h, font des changements.

Pourquoi les changements ? Quand les enfants se demandent pourquoi on fait des changements: qu'est-ce qui a changé cette nuit de toutes les nuits ? Vous avez certainement voulu le faire. Tout ça, c'est vraiment pour les enfants. Le peuple d'Israël vit de génération en génération. Et le message, la mitsva, c'est de le transmettre aux générations à venir. Ce n'est pas seulement pour nous. Ce que nous voulons apprendre, c'est de le transmettre à toutes les générations.

Une chose plus véritable et vraie, c'est que les parents parlent avec les enfants, et les grands-parents parlent avec les petits-enfants. Moi, malheureusement, je n'ai pas eu de grand-père et de grand-mère. Ils sont tous morts pendant la guerre. Je ne sais pas ce que sont les grands-parents et les grands-mères. Mais aujourd'hui, je vois ce que sont les grands-parents. Baroukh Hachem. Il y a un enfant, il y a un grand-père, il y a un dialogue, les générations parlent, ils posent des questions.

Le soir du Seder, hein ?

Il y a de nombreuses halakhot qui sont écrites justement pour que les enfants participent. Une halakha la plus simple: dès que tu rentres le soir de Pessa'h, tu dois commencer le Seder. Tu ne dois pas attendre dix heures, onze heures, minuit du soir. Pourquoi ? Parce que les enfants vont s'endormir. Une autre halakha, notée, c'est que, pendant le Seder, on fait des choses dont on n'a pas l'habitude, pour éveiller l'enfant à se poser des questions. Il dit: pourquoi ça se passe ainsi ? Pourquoi mange-t-on un légume maintenant ? Pourquoi ne fait-on pas la Netilat Yadayim tout de suite ? Des choses qui éveillent l'attention de l'enfant. Et pourquoi, si c'est important ?

C'est pour éveiller l'attention, pour qu'ils veuillent savoir et qu'ils veuillent avoir des réponses. Et que le père, le soir du Seder, lui et son enfant, puissent discuter. C'est ça qui est important. La Torah veut nous dire que la Torah n'est pas seulement réservée à une génération. Elle est réservée à tout un peuple, à des générations, des générations, des générations. Et lorsque le soir du Seder réunit trois générations, les grands-parents, les parents et les petits-enfants, alors la transmission se fait.

Le Rav dit: moi, malheureusement, je n'ai pas eu le mérite de connaître mes grands-parents. Ils sont tous morts, toute sa famille est morte pendant la Shoah. Il n'a eu que ses parents. Mais il dit: aujourd'hui, je vois mes enfants qui viennent avec mes petits-enfants. Et on voit qu'il y a un dialogue entre nous tous. On arrive à transmettre les choses. Et j'arrive à transmettre ce que je veux à mes enfants, et qu'ils le transmettent à mes petits-enfants. De génération en génération, cela continuera jusqu'à la continuité de l'éternité d'Israël. Et le Rav ajoute, il dit…

Que le soir du Seder, vous savez, il ne faut pas arriver et commencer à dire: le Maharal dit ça, le Rav Kook dit ça, parce que l'enfant va dire: ah, le Maharal, le Rav Kook. Il ne va pas pouvoir comprendre. Il faut arriver à atteindre l'enfant, à parler au cœur de l'enfant, et à l'éveiller, de façon à ce qu'il soit intéressé par ce qu'on est en train de lui dire. Il faut se mettre à sa portée, c'est ça la force de la pédagogie: se mettre à la portée de l'enfant et atteindre son cœur.

Et ils viennent tout d'un coup, ils s'éloignent de la porte. Et ils chantent, ils s'éloignent. Et c'est écrit dans la halakha qu'il faut que les enfants partagent des friandises, ou de petits cadeaux, des choses comme ça. Les enfants aiment les petits cadeaux. Les sucreries, tout est frais, bien sûr. Les sucreries, voilà.

Ils sont tellement heureux le soir du Seder. Ils racontent leur histoire, mais ils sont heureux aussi. Ils ne s'éloignent pas de leur âme. Vous, les enfants du Rav, comment doit-on vous enseigner ?

Ils rentrent, ils frappent à la porte, ils rentrent avec leur couverture, ils commencent à dire: « Nous étions esclaves, avadim hayinu …

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