Paracha Vayakel-Pekoude (17/03/09)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Vayechev (09/12/09), 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Très bien. Bon, Shalom. On va commencer donc Vayakhel, Pekoudei, puis on rentrera dans le livre de Vayikra. De quoi traite le livre de Vayikra, tu sais ? Laisse ouvert, laisse ouvert. Ça encourage à rentrer. T'inquiète pas, il n'y a pas de bruit dehors, c'est pas grave. Non, Vayikra, c'est les lois qui concernent essentiellement les korbanot. On a passé la Torah des Kohanim, les lois qui concernent les Kohanim.
Donc, juste avant Vayikra, on a les dernières parachiot qui concernent l'avènement du Mishkan, qui va être l'organe central de tous les korbanot, tous les sacrifices qu'on va faire. Rachi ne le dit pas, c'est sûr. Non, Rachi ne le dit pas, il décrit après ça. Ah non, il ne décrit pas. Non.
Quand il y a quelque chose qui est répété, par exemple dans les korbanot, où on explique chaque korban, et où chaque korban est identique, exactement, à celui de chaque tribu, Rachi explique le premier, un petit peu, il explique un truc du deuxième, et après il n'explique plus. Pourquoi ? Parce que c'est le même. Là, c'est une récapitulation, un récapitulatif de quelles parachiot ? Terouma et Tetsavé. On a donc Terouma et Tetsavé, où on a reçu l'ordre de créer le Mishkan.
Et l'exécution va se faire devant lesquels pikoudim ? Qui vont exécuter le Mishkan ? Qui va faire le Mishkan, en gros ? Betsalel. Ok, Oholiav. Et encore, qui d'autre va participer aussi ? Moïse. Ok, donc on a la création du Mishkan, on a reçu l'ordre de faire le Mishkan. Encore une fois, une question qu'on pose souvent: pourquoi y a-t-il autant de pessoukim pour des choses comme ça ? Pour le Tsitsit, il y a un seul passouk, ça suffit.
Bon, le Tsitsit est marqué deux fois, parce qu'il y a deux fois les dix commandements. Mais le reste, il n'y en a pas. Le reste, on voit qu'il y a des centaines de pessoukim pour le Mishkan. Pourquoi, encore une fois, tu donnes une réponse ? Pourquoi a-t-on besoin de tant de détails pour le Mishkan, et pas pour ne pas tuer, par exemple ? Pourtant, il y a des halakhot là-dessus, qu'on apprend là-bas, des moments où on doit tuer. Bon, c'est vrai, ça c'est vrai. Ça, c'est une deuxième explication.
C'est une deuxième explication, mais la première, qui est plus générale: les choses qu'on sait deviner tout seul, qu'on peut comprendre, qu'on peut déduire, la Torah ne s'y attarde pas. Par contre, les choses qu'on n'aura aucune chance de comprendre tout seul, par exemple comment créer un temple pour s'adresser à Hachem, on n'a pas les outils dans le cerveau pour comprendre ce qu'il faut faire. On a besoin de prophéties. Donc la Torah va nous détailler, en plein de détails, ce qui s'est passé, comment ça s'est passé, et comment ça doit se faire.
Le Rav a donné un enseignement, et il a expliqué que les mesures et les nombres de chaque ouvrage qu'il y a dedans sont des choses qui ont une signification d'après la Kabbale. C'est-à-dire le fait qu'il y ait quarante-huit planches et soixante yerikot, euh, soixante... on dit des toiles, qui recouvrent tout ça. Alors c'est en rapport avec la Torah, qui est d'abord à l'intérieur: à l'intérieur du Mishkan, au plus profond, on a les Loukhot HaBrit. Ensuite, à l'extérieur, ce qui l'entoure, ce sont les vingt-quatre planches, et encore à l'extérieur, ce sont les soixante toiles. Rachi nous dit là-bas: vingt-quatre comme vingt-quatre neviim. Donc si c'est vingt-quatre comme vingt-quatre neviim, soixante, c'est comme soixante quoi ? Masekhtot.
Donc ça veut dire que c'est la Torah qui commence dans la Torah shebikhtav, qui est inamovible, impossible de la bouger d'un... d'un truc. Après, on a la Torah chez les Neviim, qui est la progression, l'évolution de cette Torah, qui va passer davantage par l'homme. Et après, ça va encore plus passer par l'homme. Ça s'appelle la Torah orale, qui passe dans les Mishnayot, dans le Rambam.
Donc même ces choses-là, tu vois, elles ont une signification que les Mekoubalim, les kabbalistes, savent expliquer, pourquoi chaque chose a sa raison. Le Mishkan, c'est quelque chose qui va nous permettre de nous relier à HaKadosh Baroukh Hou. Vous vous rappelez, il est écrit comme ça dans le Chemot: « Ils feront pour moi un sanctuaire, et je résiderai non pas dans le sanctuaire, mais parmi eux. » C'est-à-dire qu'on a besoin de cet outil, qui s'appelle le temple, pour se lier à HaKadosh Baroukh Hou.
Peut-être que l'homme de l'Occident s'est dit: non, moi je n'ai pas besoin de tout ça. Moi, je peux, tout seul, dans ma tefila, me lier à HaKadosh Baroukh Hou, et je n'ai pas besoin d'un temple et de toutes sortes de choses qui frappent l'imaginaire et qui concernent la nation, et tout. Il répond non. L'homme a besoin du temple. On a besoin du temple pour plusieurs raisons. D'abord, parce que la kedoucha en Israël passe par le national d'Israël. C'est-à-dire qu'on va d'abord passer par le temple qui se trouve au centre. Quand on est dans le désert, c'est le désert.
C'est le centre des tribus. Mais quand on est en Israël, ça passe par Jérusalem, enfin par Chilo, jusqu'à ce qu'on obtienne vraiment l'endroit fixe, qui est Yerouchalayim. Donc la kedoucha va passer par le national d'Israël. T'es avec moi ? Tu cherches à vérifier les ? Après, après. Est-ce que t'es avec moi ? Quoi ? Ok. Il y a un effet concentrique: une signification dans un centre, qui s'étend ensuite. C'est le modèle qui existe, qu'on peut reproduire dans beaucoup d'endroits. Après, en sortant du peuple, ça continue aussi: il y a le guer toshav, il y a le Noahide, il y a le Kenani, c'est plus bas que ce qui est Nekhalal. Il y a encore des niveaux, partout.
Maintenant, pour revenir au temple: on a besoin d'abord de Avodat Hachem. L'idéal de Avodat Hachem, ce n'est pas le service d'Hachem qui est personnel, comme les bamot, par exemple. C'est un service d'Hachem qui passe par tout le peuple juif. Il y a beaucoup de gens qui seraient prêts à être un peu religieux, ou à faire toutes sortes de mitsvot. Ce qui les dérange, c'est l'obligation de se relier au national d'Israël. Ok ? Mais quand on lit le Tanakh, la Bible, on voit que même les melakhim, qui étaient plus ou moins tsadikim, ont détruit tous les... tous les trucs de la Avodah Zarah qu'il y avait, mais la plupart d'entre eux n'ont pas réussi à détruire les bamot.
C'est quoi les bamot ? Bamot, c'est des autels, avec A-U: des hôtels, des autels. C'est-à-dire que s'il y a des gens droits, le mec dans son jardin va faire un korban pour Hachem. Maintenant, est-ce qu'on a le droit de faire des korbanot ? Alors on a le droit, quand il n'y a pas de Beit Hamikdash. Et après, non: aujourd'hui on ne peut plus, parce que quand il y a eu le Beit Hamikdash à Yerouchalayim, c'est fini, on ne peut plus faire nulle …
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