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Entre Pourim et Pessa'h : la liberté de Pessa'h

Pourim célèbre la vie du corps, Pessa'h la sortie intérieure ; la préparation et la transmission aux enfants.

19 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Raconter la sortie d'Égypte à ses enfants le soir du Seder, 19 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous avons encore une fois une écrite de Pessa'h, n'est-ce pas ? Quand est Pessa'h ? Il y a trois mois, il y a moins d'un mois… Il y a moins d'un mois, c'est une écrite de Pessa'h. Alors peut-être que nous allons parler un peu de… entre Pourim et Pessa'h. Nous sommes en train de faire la route entre Pourim et Pessa'h. Il y a un lien entre ces deux événements.

Nous faisons Pourim parce qu'il y a eu une fête. Et Hachem nous a sauvés de… de… de Pourim, à la main d'Haman HaRacha. Et aussi… Pessa'h, c'est une fête. Hachem a fait beaucoup de choses pour nous. Il nous a sauvés de la pauvreté.

Mais il y a une différence entre Pessa'h et Pourim. À Pourim, nous mangeons beaucoup, nous buvons beaucoup d'huile, nous sommes dans un état où nous voyons, pour nous-mêmes et pour tout le monde, que le peuple d'Israël est un peuple vivant, non seulement de manière spirituelle, mais aussi de manière physique. Notre corps est vivant, nous mangeons et nous nous réjouissons.

Et à Pourim… En même temps, à Pessa'h, nous, les hommes, nous mangeons, mais pas tout le monde mange. Le hametz, non, jusqu'à Rabat. Quand nous regardons Pessa'h, nous voyons que nous faisons un très grand effort pour éliminer le hametz. Ne pas manger de hametz, manger seulement la matsa. C'est quelque chose de différent entre Pourim et Pessa'h.

Nous sommes entre Pourim et Pessa'h. Nous sommes dans la période qui s'approche de Pourim, qui s'approche de Pessa'h, qui s'éloigne de Pourim. Mais Pourim et Pessa'h, ce sont deux fêtes qui ont un rapport. Quel est le rapport ? À Pourim, il y a eu un miracle, on a été sauvés de la main d'Haman HaRacha. Grâce à cela, on a pu fêter notre Gueoula, notre liberté, notre délivrance. À Pessa'h aussi, on était esclaves de Pharaon, de Paro. Hachem a fait des miracles. Et grâce à cela, nous avons été sauvés.

Mais il existe une différence. Quelle est la différence ? Qu'est-ce qu'on voit ? On voit qu'on mange toute la journée. On mange, on fait une seouda, on boit du vin, on mange, on met tout sur la table, on s'installe, etc. Tandis qu'à Pessa'h, de quelle façon va-t-on fêter ? En ne mangeant pas. En ne mangeant pas de hametz. On va se limiter dans la nourriture. On va dire non, on ne va pas manger n'importe quoi. On ne va pas manger tout ce qui est hametz.

Et on va faire toute une préparation pour justement enlever le hametz. Donc on voit que fêter Pessa'h, c'est fêter une certaine liberté, mais ce n'est pas la même liberté que lorsqu'on fête Pourim. Pourim, cela prouvait que le peuple d'Israël existe avec un corps, et ce corps physique a été… qu'Haman a voulu détruire lors de la Shoah.

Alors on prouve qu'il existe, il vit, il continue de vivre, et c'est pour cela qu'on mange et qu'on est plus tourné vers le côté matériel. À Pessa'h, on veut prouver, on veut parler du spirituel. Le peuple juif, c'est un peuple. Et ce peuple a une spiritualité.

Dans Pourim, on s'éclate. On s'éclate, on ne s'éclate pas, on s'éclate, il ne faut pas s'éclater. C'est un peu comme boire de l'huile, c'est une bonne situation. Mais alors, quelqu'un qui boit de l'huile, parfois il n'est pas responsable de la nourriture, comme je disais, de la prière, de l'éclatement des doigts, de toutes ces choses-là. Donc ils disent, à Pourim, qu'il y ait une réunion. Pessa'h, il faut que ça soit heureux.

Pourquoi heureux ? Parce que, quand le temps entre Pourim et Pessa'h commence, ils commencent à faire le ménage, surtout dans la maison. Ils font du nettoyage. Et il y a des femmes comme cela qui sont obsédées par le nettoyage. C'est une astuce. C'est écrit qu'il faut faire du nettoyage, mais ce n'est pas une astuce.

On dit, en général, lorsqu'on souhaite la fête à Pourim, on dit: Pourim Sameah et Pessa'h Kacher. Il y a un dicton…

Quand on voit l'image vers la haine, ma, ma amour. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on a, on va dire, Pourim Sameah et Pessa'h Kacher ? Et il y a un dicton qui a changé. C'est-à-dire que les gens maintenant, de plus en plus, disent: non, il faut que ce soit Pourim qui soit kasher, et Pessa'h qui soit sameah. Pourquoi ? Parce que Pourim, ce n'est pas tout le temps kasher. On ne fait pas attention à ce qu'on mange, on ne fait pas attention si on a fait la Mouakha ou pas, on a bu, on n'a pas fait les Mayim Aharonim, on a fait la Birkat Hamazon à moitié endormi, etc., etc. Alors on risque de ne pas faire un Pourim kasher.

Alors on te souhaite Pourim kasher, c'est-à-dire que, même le jour de Pourim, cela reste kasher, que c'est une chose convenable. Tandis que pour Pessa'h, on est sûr qu'il soit kasher. Mais est-ce qu'il soit heureux, joyeux, sameah ? Ça, ce n'est pas sûr. Pourquoi ? Parce qu'il y a des personnes qui rentrent dans un stress à Pessa'h, avec le ménage. Comme le Rav l'a dit, elles prennent cela comme une obsession: nettoyer, nettoyer, nettoyer, mais sauf qu'elles n'arrivent plus à avoir la joie, à vivre la joie le jour de Pessa'h.

C'est pour cela qu'on souhaite aux personnes, d'un côté, un Pessa'h kasher – oui, c'est sûr qu'il sera kasher. Il faut qu'il soit aussi sameah, il faut qu'il soit aussi heureux, joyeux. On dit: Pessa'h, qu'est-ce que c'est que cette fête de Pessa'h ? Au niveau du mot, c'est Pé, Sa'h. Qu'est-ce que c'est Pé ? La bouche. Sa'h, qu'est-ce que c'est Sa'h ? Siha. Parler. Parler.

C'est-à-dire que, le soir de Pessa'h, c'est la bouche qui parle. Cela n'a rien à voir. Quand tu penses en hébreu, ou quand tu penses en français, cela n'a rien à voir. Pessa'h, c'est la bouche qui parle.

Et tu es venu à ton fils, à ton fils, à ton fils… Passage non intelligible: répétitions de la transcription sans suite cohérente.

Bon, le Rav dit quelque chose de très important. Il dit la chose suivante: voilà, comment ça se passe ? Il va faire le nettoyage de Pessa'h, les gens. Il va entrer dans une obsession de…

Et pendant un mois, deux semaines avant Pessa'h, ils vont commencer à crier sur les enfants et à dire: oh, je ne sais pas ça, où j'ai mis ça, ne me touche pas, le hametz, etc., etc. Et le soir de Pessa'h, il va dire: venez les enfants, je vais vous raconter la sortie d'Égypte. Ça ne passe pas. L'enfant dit: ah ouais ? Et où est le père qui m'a crié dessus pendant deux semaines parce que j'ai touché le hametz, parce que j'ai fait ça, et maintenant tu me racontes la sortie d'Égypte ? Non. Divré Hakhamim, les paroles des Sages: c'est qu'avec douceur et calme, elles sont entendues.

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