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Paracha Teruma (24/02/09)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Teruma (24/07/08), 1 h 06

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon. Alors, venez, on voit ensemble d'abord un peu le contenu de la paracha, et après on verra ce qu'on a à en dire. Ok ? La paracha s'appelle Terouma. Terouma, ça veut dire quoi en français ? Une offrande, un don. Ça veut dire qu'on va commencer par un don. Maintenant, c'est un don qui est énoncé d'une manière un peu bizarre. Regardez le deuxième pessouk. Jonathan, tu veux lire le deuxième pessouk de la paracha ?

Allez-y, tu peux nous le traduire ? « Parle aux enfants d'Israël, qu'ils prennent pour moi un don, une offrande. » Oui. Nedava, ça veut dire, oui, qui donnera volontairement quelque chose. Ok. « Ils prendront », c'est un impératif: vous prendrez une offrande. Alors c'est une phrase un peu bizarre, parce qu'a priori, quelque chose qu'on donne, c'est quelque chose qu'on donne de son plein gré. Et là il y a écrit: vous prendrez ce qu'on donne. Comme s'il y avait une volonté individuelle des Juifs de donner. Et

de l'autre côté, il y a écrit « vous prendrez ». Donc il y a quelque chose de paradoxal. Ok, on pourrait dire ça comme ça aussi. Maintenant, il faut bien comprendre que… J'ai vu: il y a deux paracha qui parlent du Mishkan, de la construction du Mishkan, du programme du Mishkan. Il y a Terouma et Tetzavé, qui sont un peu opposées. Terouma parle de dons, et Tetzavé parle d'ordres. Ok ?

Dans la paracha Terouma, le nom d'Aaron n'apparaît pas. Dans la paracha Tetzavé, on verra que le nom de Moshé n'apparaît pas. Ça a une importance, ça a un rapport avec Terouma et avec Tetzavé. Maintenant, il faut un peu récapituler pour savoir comment on est arrivés ici. On est partis d'Égypte en famille. On est sortis d'Égypte en peuple.

Un peuple d'esclaves, mais qui, dans sa dernière année d'esclavage, son dernier mois d'esclavage, s'est beaucoup enrichi, puisqu'on a arrêté d'être esclaves. On a pris de l'or, on a pris des habits, de l'or des Égyptiens. Et surtout, vous vous rappelez l'endroit où on a eu le plus de richesse ? Où est-ce qu'on a trouvé le plus d'or et d'argent ? Parce que quand vous voyez les constructions du Mishkan, on parle d'or, d'argent, de cuivre. Imaginez un peuple d'esclaves: ils ne volaient pas avec ça ! Ok ?

Alors, où on a trouvé tout ça ? En Égypte, on a pris une partie. Mais là, on en a pris encore beaucoup plus. C'est ce qu'on appelle Bizat HaYam, le butin de la mer. Ça veut dire que quand la mer s'est ouverte, et c'est le fameux épisode des Égyptiens… Ils partaient à la guerre avec tous leurs bijoux, et leurs chars étaient tout à fait ornés d'or et d'argent, des pierres précieuses. Et donc, à partir de ça, les Juifs ont donné une partie de ce qu'ils avaient eu, pas tout. Et ils ont construit…

Avec ça, le Beit Hamikdash. Donc on récapitule: on a la sortie d'Égypte. La sortie d'Égypte, les Juifs vont s'enrichir. Et ensuite ils vont construire un Mishkan, un Beit Hamikdash portatif. Ok ? C'est quelque chose qu'on va devoir éclaircir. Pourquoi a-t-on besoin d'un Mishkan ? Pourquoi HaKadosh Baroukh Hou donne-t-il des ordres comme ça pour un Mishkan ? C'est quelque chose qui nous paraît bizarre. Ce concept de korbanot, de sacrifice, nous paraît bizarre dans notre siècle. On n'a pas l'air de trop comprendre tout ça. On verra aussi, peut-être dans cette paracha ou la suivante. En tout cas, ce sont des points qu'on doit éclaircir. On ne peut pas laisser ça comme ça.

Donc on est sortis d'Égypte. Les Égyptiens ont fini dans la mer. On a reçu du butin de la mer. Et après, on va recevoir la Torah. Après qu'on a reçu la Torah, on va recevoir encore des lois, la paracha de Michpatim. Et là, il nous reste maintenant… on a déjà une charte sociale, on a déjà rencontré, on va tous… c'est tout s'élever à très haut niveau de prophétie dans le Matan Torah. Il est temps de construire le Beit Hamikdash, le Mishkan en tout cas. Ok ? C'est l'évolution logique, si vous voulez: après tout ça, on va créer un endroit où l'on pourra se rassembler pour prier. Ok ? C'est l'évolution normale de tout ça. Maintenant, pourquoi ça passe par le Mishkan ? Pourquoi ça passe par cette centralité ? Pourquoi ça passe par… par…

Il y a tout d'abord l'énumération de ce qui va être donné dans la première partie. Vous avez la feuille à la fin, n'est-ce pas ?

La feuille ? Ok. Alors prenez la feuille. Première partie: on a une introduction, et on voit les différents éléments qui vont être donnés. Pour le moment, en vrac; leurs quantités seront données beaucoup plus tard. On verra combien il y en avait, on verra le récapitulatif, on verra les quantités. Pour l'instant, on vient juste dire ce qu'on a apporté. On voit que, malgré tout, le peuple juif est sorti avec énormément d'… d'ânes avec lui.

Qui portait tout ce butin ? J'imagine un homme: il pouvait porter des centaines de kilos d'or, peut-être même des tonnes d'or, d'argent, et toutes les peaux et tous les animaux qu'ils emmenaient avec eux. Donc ils avaient avec eux des ânes, des mulets, qui les portaient pour transporter toutes ces marchandises. Donc, les khayaf, si vous voyez la raison… Je sais que sur les animaux purs, il y a des mitsvot. Sur les animaux impurs, en général, il n'y a pas de mitsvot.

Un animal impur. Il n'y a pas de mitsva sur un cheval, par exemple. Il n'y a pas de mitsva sur un crabe. Il n'y a pas de mitsva qui soient liées à ça. C'est un animal impur qu'on a. Presque. Il y a deux animaux impurs. Non, oui. Ce n'est pas vraiment un animal, c'est vrai: on se sert de son sang, de ses poissons, de ses mollusques, pour faire le… la teinture. C'est vrai. Mais bon, c'est en tant qu'ingrédient, en tant que couleur.

L'animal sur lequel on a deux mitsvot, il y a deux animaux impurs sur lesquels on a des mitsvot. Ils sont tous les deux en rapport avec la sortie d'Égypte. C'est quoi ? Vous savez ? Il y a l'âne et le chien. Le chien. Il y a écrit l'âne. Justement, sur l'âne, on a des mitsvot, comme on en a sur un animal pur: on fait le pidion (le rachat). On ne peut pas le sacrifier; on le rachète avec vingt shekels, parce qu'il n'y a pas de sacrifice possible sur un animal impur. Mais malgré tout, il y a quelque chose, une mitsva aussi.

Et le chien: il y a écrit, kelev tashlichoum, que quand on trouve un animal… par exemple, on a fait une chehita et on se rend compte que l'animal n'est pas cacher. Il y a écrit dans la Torah: vous le donnerez au chien. Pourquoi le chien ? Qu'a-t-il fait comme mérite, le chien ? L'âne nous a aidés à …

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