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PARACHAT BO (28/01/09)

38 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Bo (30/01/17), 52 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, d'abord, je voudrais voir si c'est bien clair. Paracha: bon, les trois dernières plaies. Est-ce que Pharaon a son libre arbitre pour ses trois dernières plaies ? C'est un peu plus subtil que ça. C'est-à-dire qu'on les a retirées, en vrai. Donc, en vrai, on ne parle pas tout à fait d'une annihilation du libre arbitre.

Mais plutôt d'un renforcement de la personnalité. Vayi'hazak Libo, ça veut dire que son cœur est devenu plus lourd, plus dur, et donc il a pu résister en fait aux pressions extérieures, qui sont les pressions des plaies. Donc, en fait, ce n'est pas vraiment qu'on lui a enlevé son libre arbitre, ce serait une vision très partielle. C'est qu'on lui a permis d'être quelqu'un de beaucoup plus fort, et donc de pouvoir résister.

C'est comme si, par exemple, vous preniez quelqu'un, vous le menaciez d'un revolver, et vous lui disiez: « Ton porte-monnaie, je te tiens dessus. » Alors, il n'a pas de libre arbitre. Maintenant, si cette même personne à qui vous mettez un revolver sur la tempe vous dit: « Écoute, ne t'inquiète pas, tu résistes aux balles, tu n'as rien à craindre », alors il ne va pas le donner. Il va décider de donner ou ne pas donner. OK ? C'est-à-dire qu'on va donner beaucoup plus de force à Pharaon pour lui permettre de ne pas céder. Mais ce n'est pas vraiment qu'on va l'obliger à ne pas céder. Lui-même, il va décider de céder ou ne pas céder. OK, c'est clair ? Vous êtes là, vous n'êtes pas là ? C'est clair ?

Et là, on lui a dit: maintenant, quoi qu'il arrive, les balles ne te tuent pas. On l'a rendu plus fort, on l'a rendu capable de résister à la pression des plaies. Parce qu'un homme normal, quand on lui met le couteau sous la gorge, il dit: bon, d'accord, je cède. Là, on lui a donné une certaine force pour résister même à ces coups-là. Il s'est endurci.

Et le midrash dit: Vayarog Mitzraim Bifroraïm, « Hachem a tué l'Égypte ». On peut comprendre la phrase de deux manières. Soit que Hachem a frappé l'Égypte par ses premiers-nés, par les bekhorot. Et quelques midrashim comprennent que c'est par ses premiers-nés eux-mêmes, que les premiers-nés eux-mêmes sont venus faire une révolution, une tentative de coup contre Pharaon pour prendre le pouvoir et le tuer.

Pourquoi ? Parce que tout le monde savait déjà, depuis la première plaie, que les premiers-nés allaient mourir à la dixième plaie. C'est une rumeur publique.

Et donc les premiers-nés, qui voyaient que les plaies, ce n'était pas de la rigolade, que ça se passait pour de vrai, et que Moïse, Moshé Rabbeinou, avait l'intention d'aller jusqu'au bout, ont commencé à faire une grève. Ils ont dit: « Regarde, dans une semaine, deux semaines, la dixième plaie arrive, on est tous morts. » Et donc: Vayarog Mitzraim Bifroraïm, Vayarog Hachem Mitzraim Bifroraïm: ils ont frappé l'Égypte par ces premiers-nés. Ce sont les premiers-nés eux-mêmes qui ont fait la révolution, et qui ont essayé de faire la révolution contre... Oui, quoi qu'il arrive. Mais ils ont essayé, pour annuler le décret, ils ont essayé de renverser Pharaon. Bon, ils ont tenté, ça n'a pas marché. Ils sont restés là-bas.

OK. Donc, les trois dernières plaies. Vous vous rappelez c'est quoi, les trois dernières plaies ? C'est quoi les trois dernières ?

— Les sauterelles, oui. Les ténèbres. Les premiers-nés.

OK, les premiers-nés. Hachem... Je vais sortir déjà mon chronomètre. Au revoir à vous.

Donc première partie: on est donc à Arbeh, la première partie. On prévient pour la plaie des sauterelles, et on reçoit les sauterelles. Bref, à votre avis, qu'est-ce qu'il y a de pire ? Parce que, franchement, il y a eu des plaies déjà assez difficiles. Pourquoi les sauterelles, c'est si dur ? Il y a eu la grêle, bon, la grêle détruit quand même pas mal de choses. Il y a eu la peste. Qu'est-ce qu'il y a de spécial dans les sauterelles ?

— Un petit peu, oui. Ça fait l'obscurité. Quand elles passent, on a l'impression que c'est la nuit, tellement elles sont nombreuses. C'est comme des nuages de millions qui se traînent en même temps.

Rien. Quand je dis « rien », c'est-à-dire qu'elles mangent tout. Il n'y a pas un arbre où elles passent où il reste quelque chose. Rien, rien, rien. Les troncs, les gros troncs, elles ne les mangent pas. Mais tout ce qui est vert, c'est mangé. Que ce soit les brindilles, la pelouse, jusqu'aux arbres: il ne reste plus rien.

Et ça, c'est plus fort que tout, parce que, la grêle, malgré tout, après que la grêle soit tombée, au bout d'une semaine ou deux, sur terre, ça repousse. Les arbres qui ne sont pas tombés avec la grêle ne sont pas morts. Là, vous imaginez: sur terre, il ne reste plus rien. Au niveau agriculture, il n'y a plus rien. Alors, « recherche », c'est vraiment surnaturel, parce que si on prend ça comme une explication naturelle, on dit: voilà, c'est de la recherche, bon, sécurité...

Kaïbakhourou a fait une longue éclipse, qui a duré trois jours. Trois jours de ténèbres. Hein ? Alors justement, le midrash dit que l'obscurité était tellement épaisse qu'ils ne pouvaient pas bouger. Ce n'est pas simplement aveugler, c'est plus que ça. Et on dit que ceux qui étaient debout ne pouvaient pas s'asseoir, et ceux qui étaient assis ne pouvaient pas se lever. C'est-à-dire qu'on a affaire à quelque chose de complètement surnaturel, où ils étaient figés, en fait. Ils étaient comme ça.

Et le but, en fait... Pourquoi Kaïbakhourou a-t-il fait trois jours comme ça ? Il y a deux raisons. On avait prévu que les Bné Israël rentrent dans les maisons des Égyptiens et se servent. Ils prenaient de beaux habits, de beaux bijoux, et tout. Et ils ne voyaient rien, ils ne pouvaient pas bouger.

Maintenant, il faut comprendre que... Vous savez que, quand nous avons donné le Sinaï aux Égyptiens, nous avons découvert déjà dans le Sinaï des réserves naturelles pas possibles, OK ? Parce que les Égyptiens, c'est des handicapés, ils n'avaient rien vu. Mais dans le Sinaï on a trouvé de l'uranium. Dans le Sinaï, il y a de l'uranium.

— Ah, dedans, dans le sable ?

Dans le sable. Il y a la plus grande nappe phréatique du monde, d'eau douce. C'est-à-dire qu'on peut transformer tout le Sinaï en un grand terrain de golf. Ils n'ont pas exploité les Égyptiens, ils ne font rien avec leurs ressources naturelles. Les Arabes, les émirs, quand Hachem béni soit-Il leur donne une richesse, ils l'utilisent, mais ils ne font rien pour la travailler. C'est difficile, c'est rare, les pays comme la Libye où, vraiment, ils vont développer des infrastructures, des routes, leur agriculture, tout ça, leur industrie. Ça n'existe pas, ça, dans les pays riches, en général.

Comme dans les pays africains: il y a des gens ultra-riches qui prennent tous les biens pour eux, et leur peuple, ils s'en …

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