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Le libre arbitre selon le Ramhal, la liberté est d'être fidèle à sa nature

Le Ramhal distingue la liberté de faire ce qui plaît de la fidélité à sa nature, qui se connaît par l'étude.

59 min

Rav Yehoshoua Zuckerman

Ensuite : Le libre arbitre selon le Ramhal : se connaître pour choisir, 1 h 00

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous avons déjà vu le processus, on pourrait dire, de comment étudier, qu'est-ce qu'il y a dans l'étude, qu'est-ce que c'est que l'étude. Si nous passons maintenant au passage qui nous intéresse, car nous voulions parler du libre arbitre, c'est le sujet qui nous intéresse. Vous voyez ce dont je parle ? C'est une page qui est coupée.

Il reste donc qu'il va être du devoir de chacun de nous d'étudier, et de faire aussi un peu le compte de sa journée.

Donc on ne le conduit pas. Il n'est autre à voir qu'Ohma, et Vakechotoh. Il n'y a aucun doute que, sans étudier, la sagesse ne lui sera pas donnée gratuitement. Le Nishab, Rocher, Belor, Yidiya, il restera dans le primaire, on pourrait dire, et sans connaissance. Donc déjà, ici, le Ramhal nous donne une connaissance que nous comparons à la compréhension, la…

C'est-à-dire comprendre la réalité. C'est comme si nous étions éclairés, c'est comme si nous étions dirigés par un phare. Quelqu'un qui n'étudie pas, en fin de compte, il est dans, on pourrait dire, le vagabondage. C'est-à-dire qu'il ne sait pas du tout quels sont les chemins de la vie.

Ce que nous avions dit la fois précédente: quand un homme reçoit la vie, cette vie est en fin de compte une vie qui lui est donnée avec certaines lois de vie. Nous avions dit que la Torah est écrite en nous. Quand nous parlons de la loi, donc de la Torah, elle est dans chaque plante, chaque animal, chaque homme: chacun a sa loi de vie, et cela s'appelle la Torah.

La différence entre l'homme et les autres êtres créés, c'est que eux sont déterminés. La vie qui est mise en eux, et les lois de vie, comment vivre la vie, comment la réaliser, tout cela, ils ne peuvent pas le choisir. C'est une chose qui est déterminée, qui est déjà en eux, et ils sont aussi obligés de la réaliser. Donc il n'y a pas de choix, il n'y a pas de libre arbitre.

L'homme, à la différence de tous les autres créés, a lui aussi une nature. Oui, il y a aussi la Torah écrite en lui. Chaque nation a une autre Torah divine, une autre loi de vie. Nous avons la nôtre, la décision de ce commandement, et cette seule solution écrite dans notre nature, c'est une chose. Elle n'est pas obligatoire: nous ne devons pas la laisser, je crois, nous ne sommes pas une religion, seulement nous ne sommes pas obligés de la réaliser. L'homme a donc la possibilité de refuser sa nature ou de l'accepter.

Cela veut dire que si quelqu'un dit: « Je fais ce qui me vient, je suis libre, et ce qui me plaît au moment même, je vais le réaliser, ceci c'est ma liberté », il y a là une grande erreur. La liberté ce n'est pas que nous sommes les créateurs, et que ce qu'on veut, c'est ce qu'il y a. Au niveau du Créateur, sa volonté, ce qu'Il en décide, c'est la réalité. Chez nous, comme êtres créés, il y a une nature. Quand on dit nature, cela veut dire en français aussi « naître ». Nous avons reçu cela dès la naissance.

Être libre, c'est se conduire d'après soi-même. Vous voyez ce que c'est la liberté chez l'être créé ? C'est clair ? C'est-à-dire être fidèle à sa nature, c'est être libre: être capable de réaliser ce que nous sommes, dans nos actes, dans nos pensées, dans nos paroles, d'après la nature qui nous est donnée.

Ce qu'on appellera en hébreu Atzmaout. Comment traduisez-vous Atzmaout ? Indépendant, c'est-à-dire ne pas être dépendant. D'accord ? C'est un jeu de mots avec Atzmaout, qui vient du mot Etsem, l'essence. C'est l'essence, l'essentiel. C'est-à-dire: je me conduis d'après mon essence, je réalise ce qui est l'essentiel en moi. Je ne suis pas dépendant.

Car, encore une fois, être libre ce n'est pas seulement quand un autre n'impose pas ce qu'il veut. C'est: est-ce que moi je sais quelle est ma nature, et donc je me conduis d'après ce que je suis ? Je n'ai rien à voir avec le fait d'être en prison ou pas. Car même si personne ne me contraint à faire sa volonté, ce n'est pas encore pour cela que je fais ma volonté. Et encore une fois, je dis ma volonté, la volonté qui est inscrite en moi: me conduire comme un homme et pas comme un animal.

C'est très beau, l'animal, c'est une créature divine. Nous n'avons rien contre l'animal. Mais ce n'est pas ma nature. Et si je me conduisais comme quelque chose qui n'est pas moi, je ne pourrais pas être heureux.

Je dirais un peu plus profond: si je ne me conduis pas d'après ce que je suis, je ne réalise pas la volonté de Celui qui m'a créé, qui est inscrite en moi. Être soi-même, être naturel, c'est être fidèle à la volonté de Dieu. D'accord ?

C'est-à-dire, on aurait été plus libre si on n'avait pas été libéré de certaines choses ? C'est exact. C'est-à-dire qu'on aurait alors été totalement libre ? Pas plus libre. Seulement, ce serait une liberté limitée. Ce ne serait pas une liberté qui procède de celle du Créateur. Or l'homme est à l'image du Créateur, c'est-à-dire qu'il a comme devoir de réaliser le mieux possible la volonté de Dieu. Une volonté qui dépendrait seulement de Dieu. Donc, pour répondre à ta question, je dirais que…

— Il semble que les animaux et les plantes soient plus fidèles à eux-mêmes que nous.

C'est vrai. Il n'y a pas de doute. Ils sont totalement fidèles à eux-mêmes, donc totalement fidèles à ce que le Créateur a mis en eux et veut d'eux. D'accord ? J'ai vu que tu as réagi quand j'ai dit: être d'après soi-même, c'est être la volonté de Dieu. Qu'est-ce qui coince là ? Après, je continuerai à te répondre.

— Non, je n'arrive pas à poser la question. Je soupçonne que tu es religieux.

— C'est ton problème.

— Non, au contraire, je suis anti-religieux.

— C'est la même chose.

— Comment ça ?

— C'est exactement la même chose. Tu te mets dans les paramètres, dans les valeurs ou la façon de penser de quelqu'un de religieux, et seulement tu es anti-religieux.

— Non.

— Ok. Mais je voudrais savoir ce que tu es. Ça, c'est plus important. Être religieux, c'est respecter la religion, c'est-à-dire faire les mitsvot, faire les actes que la Torah, que le livre, m'enseigne. Alors moi je parle d'être naturel. C'est ce que tu veux être ?

— C'est ce que j'aspire.

— Bon, alors laisse-moi dire: anti-religieux. Ok. Et maintenant tu viens de Paris, hein ? Enfin de France.

— Si, de Suisse.

— Donc tu viens chez les Goyim. Et les Goyim sont religieux, ou anti-religieux. Ils sont dans ce système-là. Alors que nous disons à nous-mêmes d'abord, et aux Goyim ensuite: soyez naturels, respectez votre nature. Tu es une fille, comme tu es une fille, n'essaie pas d'être un garçon. Tu …

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