Roch Hachana, deux jours et la Akéda selon Manitou
Pourquoi Roch Hachana dure deux jours, et ce que le Mahamar de Manitou en tire pour le jugement de l'homme.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Le premier jour des engendrements selon Manitou, 1 h 16
En bref
Le cours revient sur Roch Hachana comme jour de jugement universel, fondé sur la notion de khov : la reconnaissance d'une dette envers le Créateur qui a donné la vie gratuitement. Il montre comment la lecture de la Torah des deux jours de Roch Hachana (naissance d'Yitzhak, puis Akédat Yitzhak) illustre le passage du trône du din (rigueur) à celui du rachamim (miséricorde). Il explique enfin pourquoi la fête dure deux jours, en lien avec l'ancien doute sur la néoménie et la lecture kabbalistique d'une sainteté commune mais spécifique à chacun des deux jours.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Et voilà, Hachem, Yerouchalayim, Manitou, on se retrouve. Émouna, émouna, Roch Hachana. Je vous souhaite déjà à tous une Shana Tova Oumetouka. Beaucoup, beaucoup d'Hatslakha pour tout le peuple d'Israël, que les Hatoufim reviennent, que les soldats aussi, et qu'on gagne cette guerre. Et pour toutes vos familles, Berakha Ouvracha. Toda Rabba. J'espère que je n'oublierai pas la fin du cours, mais au revoir. C'est notre dernier cours de l'année, donc ce n'est pas n'importe quoi.
Oui, c'est bien. Il y avait les grandes vacances, mais quand même, on se retrouvera dans une semaine, enfin, dans dix jours, lundi. Ça va se faire lundi ou mercredi ? Non, pas le mercredi, le lundi. Parce qu'après, il y aura Kippour, il y aura Souccot, donc pour le mercredi, je crois que le prochain mercredi, c'est après Souccot. On aura donc de nouveaux sujets. Le lundi, c'est veille de Roch Hachana. Ah, donc il n'y aura pas non plus lundi.
Non, il y aura lundi, la semaine d'après. Be'ezrat Hachem, je ferai un cours de préparation à Kippour, comme j'ai fait un cours sur les Tkiot Shofar. On fera un cours de préparation à Yom HaKippourim. Bon. Donc, pour revenir à notre sujet, on est aujourd'hui au quatrième et dernier cours sur le maamar de Manitou sur Roch Hachana, dans Kim Mitzion, le deuxième tome que vous avez ici. Le premier maamar,
qui se trouve entre la page trente-sept et la page quarante et un, que vous avez aussi en principe en annexe du cours. En tout cas, si Yoann ne l'a pas mis, et s'il m'entend, je lui envoie pour qu'il le mette. Depuis, nous avons terminé le maamar la semaine dernière. Je vais reprendre un tout petit peu, et avec votre permission, on va tout de suite ouvrir le texte.
Je vais reprendre juste à la fin, pour pouvoir continuer sur le sujet d'aujourd'hui. Le sujet d'aujourd'hui, essentiellement, c'est la base du sujet, mais on va parler de pas mal de choses. C'est une préparation encore à Roch Hachana, qui démarre du fait que Roch Hachana est un jour qui dure deux jours. Yoma Harirtha est dans le titre, je l'ai appelé donc « le jour le plus long », parce que...
C'est le seul jour de toute l'année qui est marqué dans la Torah comme un jour de fête, et qu'on fait deux jours consécutifs, même en Erets Israël. À partir de ça, on va étudier plusieurs choses, mais ce sera un peu le sujet de conclusion du maamar de Manitou. Tout d'abord, j'insiste, parce que c'est une forme de prière: actuellement, on est en train de commencer le mitsa qui s'appelle Marc Vodgidon Bet, c'est-à-dire la conquête, tout à l'heure, de la ville de Gaza, la victoire totale dans cette guerre contre nos ennemis.
Et à tous ceux qui ont été blessés dans cette guerre... Imo Ivechim, lo Shia Etrem, ve Nomar Amen. Voilà. Maintenant on peut commencer à étudier, par oral. Je vous rappelle les points principaux du cours de Manitou. On se trouve le jour de Roch Hachana, le jour de la création du monde, mais plus précisément le sixième jour de la création du monde, qui est le jour de la création de l'homme. C'est pour ça
que c'est considéré comme un jour de jugement. Et les questions de Manitou sont multiples. Premièrement: quel est le fondement de l'obligation qui justifie le fait qu'il y ait un jugement ? Il ne parle pas de l'obligation de la Torah, ce qui est écrit dans la Torah, mais de l'obligation morale. Et pourquoi parle-t-il de l'obligation morale ? Parce que tout le monde est jugé le jour de Roch Hachana, les juifs comme les non-juifs, puisque c'est la fête universelle
par excellence, dans la Torah. Contrairement à Pessa'h, qui est la fête nationale d'Israël en tant que peuple qui sort de la galout, le jour de Roch Hachana est le jour où le monde est jugé. Quand on parle du monde, c'est le monde qui a une liberté, donc c'est l'homme, mais derrière l'homme, c'est en fait l'univers qui est jugé. C'est la raison pour laquelle la question de Manitou est de savoir d'où
vient le fondement qui permet à Dieu de juger l'homme, alors que l'homme, en général, à part le peuple juif, n'a pas reçu une obligation, ce qu'on appelle une mitsva, c'est-à-dire une ordonnance, au moment du Sinaï. Ça, c'est la deuxième question de Manitou. La troisième question, qu'on a vue dans le dernier cours, c'est pourquoi la lecture de la Torah n'est pas la création du monde, mais la lecture de la Torah du premier jour est la naissance de Yitzhak,
et le deuxième jour la Akéda, la ligature de Yitzhak, qui a eu lieu trente-sept ans plus tard. C'est-à-dire que quand Yitzhak avait trente-sept ans, Hachem a mis Avraham à l'épreuve, Avraham en est sorti avec la Akéda. Ce qu'on avait vu comme réponse, c'est que tout ça repose sur le fondement de la morale, qui est que l'explication de la création du monde, pour la Torah, n'est pas dans les problèmes ni métaphysiques ni physiques de comment un Dieu
tout ça, je résume en vitesse, parce que sinon, avec Manitou, on ne peut pas continuer, on a perdu le fil des idées. Si on ne résume pas, on ne sait pas. C'est la tête de la carte de Roch Hachana, c'est pour ça que j'ai dit ça comme ça. Donc, à partir de là,
pour revenir au fondement: c'est le concept fondamental de la création, qui est la reconnaissance, par l'homme, du fait qu'il a été créé par Dieu. Et cette reconnaissance, j'avais donné un mot: l'obligation. On parlait de l'obligation qui permet à Dieu de juger. En hébreu, ça s'appelle Hov. Et j'avais dit qu'en hébreu le mot Hov a deux sens, en français aussi, d'ailleurs. Une obligation, c'est aussi une dette. Mais c'est d'abord une obligation, et ensuite c'est une dette, une reconnaissance de dette. Les deux, en hébreu. Et d'après Manitou, cela va très très bien,
puisque le fondement de l'obligation de l'homme vis-à-vis de Dieu, qui fait que Hachem va le juger, c'est la reconnaissance d'une dette. Et quelle est la dette ? Le fait que Dieu a donné la vie gratuitement à l'univers, et ensuite à l'homme avec Adam HaRishon, c'est-à-dire Adam et Ève. On a reçu un cadeau gratuit, qui est le cadeau de la vie. Et comme c'est un cadeau gratuit, on est endetté par rapport à lui. C'est pour ça qu'on dit que les juifs sont hayavim, parce qu'ils ont une dette. Et
cette dette-là, Manitou l'a expliqué: ce n'est pas une dette qu'on doit rembourser immédiatement. On a toute notre vie, et toute l'histoire humaine de six mille ans, pour payer sa dette. Non pas rembourser, parce que rembourser, c'est uniquement rembourser, et c'est beaucoup plus que ça. Payer la dette, c'est acquérir un mérite, c'est acquérir notre dignité
humaine, par le fait qu'on va réaliser le projet de Hachem, qui est, pour le monde entier, d'être un homme moral, donc d'être un homme. Même les sept lois noachides sont fondées sur une morale …
Cours d'Orot veKelim
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