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Les deux malkhouyot dans le moussaf de Roch Hachana

Le rapport entre le projet idéal de la prière et la réalité d'Israël, selon la proposition de Rabbi Akiva.

51 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Rav Menahem Akerman : la voix du chofar et la techouva, 45 min

En bref

Le Rav explique la structure des Malchouyot, Zichronot et Chofarot dans le Moussaf de Roch Hachana, et la façon dont ces passages peuvent porter les kavanot de celui qui prie. Il montre que la Malchout désigne l'état réel du monde, qu'il faut élever vers le projet idéal exprimé par le Chofar. Il rapporte la controverse entre Rabbi Yochanan ben Nouri et Rabbi Akiva sur l'emplacement des Malchouyot, et ce qu'elle dit de la tension entre attente de la Gueoula venue d'en haut et action de l'homme d'en bas.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Birchoutimimourati, Chetichieh, Admehavesrim, b'ezrat Hachem. Et avec aussi le comité du Merkaz Yair, qui sont là. Donc le titre général du séminaire, comme vous savez, c'est les prières de Tichré après Tsou Keitan. C'est-à-dire deux choses qui sont importantes. Premièrement, non pas parler comme d'habitude, comme en général, uniquement de la techouva, mais aussi un enseignement qui descend sur le texte de la prière.

J'ai parlé avec Rav Simsovic il y a deux minutes, qui m'a dit aussi, dans une marche à va, de faire descendre les idées dans le texte, pour que nous puissions augmenter le potentiel de kavana. Je ne dis pas qu'on va prier avec plus de kavana, forcément, ça j'espère, tout le monde espère, mais au moins qu'on ait des éléments qui nous permettent de prier un petit peu mieux, b'ezrat Hachem. Et la deuxième chose, c'est de relire, bien entendu, les événements. Ceci dit, comme a dit aussi Rav Eshim Shovitz, Ehkoumrim, Eliakim, Rav Eliakim.

Les éléments vont tellement vite, c'est qu'entre le moment où on a essayé de faire le titre et ce qui se passe aujourd'hui, on se demande si on doit parler de ce qui s'est passé ou de ce qui va se passer l'année prochaine. Alors, on en parlera l'année prochaine. Maintenant, de mon point de vue, j'ai choisi une étude qui passe sur les différents textes de la tefilah de Roch Hachana, de deux éléments essentiels. Premièrement,

je passerai en vitesse sur les trois brachot de Moussaf de Roch Hachana qui sont rajoutées en plus. Comme vous savez, c'est la seule fois de l'année où on ne dit pas sept ou dix-neuf brachot, mais on en fait neuf: c'est Moussaf de Roch Hachana, et aussi de Yovel, où on fait la même prière au Moussaf de Yovel, quand ça viendra, b'ezrat Hachem.

Donc cette tefilah. Et la deuxième chose, c'est un texte, et Rav Eliakim va aussi en parler, il s'est avéré qu'on a prévu de parler aussi un peu du même texte: c'est-à-dire les rajouts qu'on ajoute dans la tefilah pendant Assérèt Yemei Techouva, pendant les dix jours de Assérèt Yemei Techouva. Ce sera le sujet. En guise d'introduction, j'ai une méthode dans laquelle je crois, au niveau de l'étude de la tefilah: c'est que

si on explique la structure de la tefilah, c'est-à-dire que quand les gens prient, ils savent de quoi on parle à l'endroit, alors c'est comme un kli qui reçoit la bracha. C'est-à-dire que ce passage de la tefilah devient quelque chose dans lequel on peut mettre nos propres kavanot. Chacun a ses propres kavanot, ses propres intentions quand il fait la tefilah, mais il faut savoir où les mettre. C'est-à-dire que de manière générale,

quand on ne sait pas, ou comme dans notre jeunesse, quand on ne comprenait rien à l'hébreu et qu'on priait avec beaucoup de kavanot sans rien comprendre à ce qu'on disait, on avait des kavanot globales, générales. C'est comme un enfant qui n'a pas encore le langage, alors il a des pensées globales. Et plus on affine la compréhension de la tefilah,

de ce qui a été institué à chaque endroit, plus on peut se permettre d'affiner nos propres kavanot. C'est ça le but de l'étude, de mon point de vue: vous permettre de rentrer vos kavanot, votre manière d'interpréter, de penser et de réfléchir avec votre propre vécu, et de savoir où le mettre à l'intérieur de la tefilah. C'est comme je dis quand quelqu'un fait un tioul.

Et il connaît, il sait où il est, il profite beaucoup plus du paysage que s'il se promène et qu'à la fin il dit, comme dans tous les tiyoulim de l'école: « On est descendu du bus, on est remonté dans le bus, on est redescendu du bus, mais il y a eu du coca, il y a eu aussi des cacahuètes. » C'est-à-dire qu'en gros, c'est ça que les enfants se souviennent. Donc on va commencer cette étude.

Le premier point, c'est une remarque sur les quatre rajouts, qui sont sur les deux premières bénédictions de la Amida et sur les deux dernières, que vous connaissez sûrement. Il y en a une que j'ai photocopiée, parce que ça s'arrangeait avec la photocopieuse: c'est la deuxième. Si vous prenez le texte de la prière de Maariv, c'est le texte qui est ici, comme ça, vous voyez: il commence ici, Vénémanata l'Hayyim … Métim, et ensuite ici, d'accord ? Ce texte-là.

Il commence à droite, au milieu. Il y a le rajout. Maintenant, le premier: quel est le mot qui revient le plus de fois ? Hayyim, c'est-à-dire la vie. Et de nouveau dans ce deuxième-là, on revient sur le thème de Hayyim. Et à la fin,

de nouveau, dans l'avant-dernière bracha, on dit: Ouktov lé-hayyim tovim kol bné briteha, c'est-à-dire inscrit dans une bonne vie, tous les fils de ton peuple qui sont dans l'alliance. Et on a de nouveau hayyim. Et à la fin, dans Sim Shalom, dans la dernière bracha, je ne l'ai pas photocopié, vous le connaissez en général, vous vous en souvenez, on dit: Bé-sefer hayyim, ken, ni zakher, ni katev…

On rajoute. Donc, si on se demande, dans ces rajouts qui sont au niveau de l'évolution de la prière, qui sont relativement tardifs, parce que leurs sources sont dans l'enseignement des Guéonim, c'est-à-dire ils ne sont pas notés dans la Guemara, mais au niveau

des intentions des Mekoubalim, au contraire, ils sont considérés comme les passages essentiels, là où ils mettent l'essentiel de leur kavana, c'est-à-dire de leur compréhension de la avoda: ce qu'on appelle la avoda chez les avodim et les belevaï … cette avoda-là, c'est-à-dire le travail qu'ils font, eux, quand ils comprennent ce qu'ils disent. Donc ils le mettent d'un coup, spécialement, dans ces quatre phrases-là,

qui sont dans les deux premières et les deux dernières brachot. Donc on est entre les deux. Quand on s'occupe de nigla, on dit que ce n'est pas tellement important. Et au niveau de la halakha, c'est pour ça que si quelqu'un a oublié, il n'est pas obligé, il ne doit pas, il ne peut pas revenir à cause de cela, c'est-à-dire s'il a continué. Et d'un autre côté, au niveau de l'intention profonde, ce sont des phrases qui ont une très grande puissance.

Donc, à propos du développement, à propos de cette notion de Hayyim qu'on rajoute à ce moment-là: Roch Hachana, comme vous savez, c'est le jour de la naissance d'Adam Harichon. Ce n'est pas le jour de la naissance du monde; c'est cinq jours après, six jours après. C'est-à-dire, bien qu'il y ait marqué, dans la prière, Hayom harat olam, les Ashkenazim disent Hayom aras olam, mais ils ne veulent pas dire… je ne sais pas comment ils disent exactement, mais aros. Bref, c'est ce jour-là, de la création du monde: Hayom harat olam.

Mais ce n'est pas exact, comme vous le savez sûrement: c'est le jour de la création, jour J plus six, c'est-à-dire que c'est le jour de la création de l'homme. C'est ça qu'on rappelle au moment de Roch …

Cours d'Orot veKelim

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