Le temps, dette à rembourser : Manitou sur Roch Hachana
Pourquoi Dieu a créé le monde dans le temps, et pourquoi Roch Hachana invite à faire le bilan de son usage.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Les deux malkhouyot dans le moussaf de Roch Hachana, 51 min
En bref
Le Rav analyse la fin du mahamar de Manitou sur Roch Hachana, consacré au fondement de l'obligation morale : elle naît de la dette envers le Créateur, car l'homme n'existe pas par lui-même. Il explique le sens du mot hébreu chov, qui désigne à la fois l'obligation et la dette, et pourquoi la durée de la vie est le temps accordé pour s'en acquitter. Il montre enfin que la lecture de la naissance d'Its'hak le premier jour et de la ligature d'Its'hak le second jour articule ces deux moments : reconnaître la dette, puis la rembourser dans le temps.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Yofi, shalom à toutes et à tous. Grâce à Midrash Etiouda Manitou, on se retrouve. Émouna, émouna, Roch Hachana, tout un programme qu'on a commencé il y a déjà deux cours, si je me souviens bien. C'est donc le troisième cours sur les écrits de Manitou sur Roch Hachana, l'Élou Nishmat, Yosef Avner, et l'Atlachat Kol Am Yisraël, Bahamil Hama, Shélanou, Bechava Darav, à Kerman.
Amen, Toda Rabba, Yohan, et Zahat Hachem, et Bemet Sheniske, que notre limon soit moïl, pour tout ça. Alors je vais tout de suite ouvrir le texte, comme d'habitude. Très bien. Bonjour à tous, à tous nos habitués, et aux moins habitués aussi, avec toujours Amen.
On a le même plaisir de vous rencontrer chaque fois. Et il faut dire aussi, bien qu'il y ait des gens qui disent que nous avons des amis qui nous ont aidés à ne pas vraiment réussir, parce qu'on a réussi à faire rien, des pays amis. Mais quand même.
Et au-delà, Hachem Kitau Kilolam Khazdou, merci quand même à HaKadosh Baroukh Hou de nous avoir fait découvrir qu'il y a encore des pays où l'on peut arriver avec l'aviation israélienne. On ne savait pas qu'on avait encore plus de limites comme ça, qu'on peut arriver même à Doha. Alors, Baroukh Hachem, que HaKadosh Baroukh Hou nous soutienne et nous aide à remporter de si belles victoires, et que ça continue comme ça. J'ai donc, comme d'habitude, Leni Tzachron, Tzvayinu Tzvagana l'Israël.
Je vous remercie, je vous remercie, je vous remercie.
Berachamim gdolim velishmirah lehem. Lele nikmat damam shel kol hachanim hagiborim shenaflou bimilchamtenu, veshel kol ha nirtsachim hashem mikom damam, alor ozmon ayu notch, no do, do, do, do, doflim setzemen, uvtocham. Yosef avner hashem mikom damo ben eli vrachel doran, ki ata Adonai yolech imanu bimilchamotenu, lo shienu lachish gioulatenu, kimo shekatavta betoratecha, ki Adonai yelohechem.
Donc, on était dans l'étude du premier maamar de Manitou, qui s'appelle « Émouna et Morale », Imrei Tsion 2 de Roch Hachana. Comme je vous l'ai dit dans les deux premiers cours, on est dans le troisième cours. Et Bézrat HaShem, on va réussir à faire même quatre cours, c'est-à-dire jusqu'à la semaine prochaine, jusqu'à Roch Hachana.
On va faire quatre cours, sauf que le quatrième sera plus orienté vers une préparation plus spécifique à certaines choses particulières de Roch Hachana. J'en parlerai la semaine prochaine, surtout la notion de Yom HaArichta, le fait que le jour de Roch Hachana est un jour double, avec plusieurs choses qui en découlent. Ça, ce sera le sujet de la semaine prochaine, Bézrat Hachem. Et aujourd'hui, on va finir d'étudier le maamar de Manitou sur Roch Hachana.
C'est, à mon sens, un des plus beaux maamarim dans Imrei Tsion et de manière générale chez Manitou, en même temps dans la profondeur et dans la concision de ses idées. Manitou est profond, Manitou développe des idées. Et je dois vous avouer quelque chose: de semaine en semaine, quand je recommence à préparer, j'ai tout oublié. Je dois recommencer à zéro, parce que c'est tellement profond. Vous avez cette expérience: quand quelque chose est profond, si on n'a pas le début du fil pour pouvoir continuer, on ne sait plus du tout de quoi on parle. Et ça prouve la grandeur de Manitou dans sa profondeur, dans cet enseignement.
On peut avoir plein de très jolis enseignements sur Roch Hachana, mais pour ceux qui ont, comme vous et comme moi, grâce à vous, la persévérance d'approfondir, de se prendre le temps, ça va être trois heures d'études uniquement pour lire le maamar ensemble et le commentaire, alors que cela ne fait que quatre pages. On peut le lire en dix minutes au niveau de la lecture. À ce moment-là, notre sakhar, c'est qu'on aura vraiment le sentiment d'avoir une lecture très, très approfondie de ce que signifie Roch Hachana de manière générale.
Alors aujourd'hui, on va arriver à la fin du maamar qui, comme je vous l'avais dit au tout début, va montrer que toutes les idées vraiment profondes, je dirais philosophiques, de Manitou, sont quand même axées sur un Dvar Torah. Le Dvar Torah, c'est pourquoi lisons-nous le premier jour de Roch Hachana la naissance d'Isaac, et le deuxième jour la ligature d'Yitzchak, Hakedat Yitzchak, et pourquoi ne lisons-nous pas les deux jours de Roch Hachana Briat HaOlam, comme ça devrait être, puisque Roch Hachana est le jour de la création du monde, la création de l'homme. C'est la Sheilat Devar Torah, c'est la Sheilat de l'Imoud de Manitou.
Donc, une fois qu'on a dit tout ça, on va revenir à l'endroit où on était la semaine dernière. On est ici pour la tradition biblique, au niveau des feuilles dans le livre de Manitou, pour ceux qui veulent le retrouver et le suivre. On se trouve page 40. Dans le livre, les pages ne tombent pas dans ma photologie, donc c'est important qu'on les dise.
Je vais tout d'abord lire un paragraphe qu'on a déjà lu la semaine dernière, mais c'était à la fin, et c'est la conclusion du développement de toute cette page 40. On est obligé de le reprendre pour l'approfondir, et ce sera la première partie du cours. C'est la fin du cours de philosophie, d'accord ? C'est-à-dire de la conférence sommée de Manitou philosophique, c'est ce petit passage, pour la tradition biblique.
« Tout autrement, l'homme créé n'existe pas par lui-même, et l'effort moral a précisément pour finalité de lui faire acquérir le droit à l'être. Si précisément notre manière d'être est de durer, c'est pour avoir le temps de nous acquitter de la dette absolue,
acquise à la naissance. Le fondement de l'obligation morale, c'est en ce sens la conscience d'avoir été créé. » Voilà. C'est le dernier petit passage, page 41. Et cette phrase, vous la voyez dans mon livre, j'ai bien souligné: « Le fondement de l'obligation morale, c'est en ce sens la conscience d'avoir été créé. » C'est la clé du développement qu'on a vu la semaine dernière.
Je ne vais pas reprendre depuis le début comme la semaine dernière, mais finir d'expliquer avec ce petit passage. Donc, pour reprendre les choses de cette manière-là: la question de Manitou dans ce passage de la page 40 était une question totalement philosophique et, bien entendu, totalement religieuse aussi, c'est-à-dire au niveau du Limout Torah: comment peut-on établir de manière absolue
l'obligation de se conduire de manière morale ? Tout le monde se pose cette question, l'homme en général. On n'est pas dans une question juive, on est dans une question universelle. L'homme universel sent qu'il y a quelque chose qui s'appelle la moralité. Il y a même une morale naturelle, qui est le remords de conscience, c'est-à-dire la conscience naturelle de l'homme que ses fautes, s'il a fait quelque chose, on en a parlé lundi. Mais la question dont Manitou parle, c'est d'où l'on sait qu'il y a ce qu'on appelle un Khov Moussari, c'est-à-dire l'obligation morale.
Cours d'Orot veKelim
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