Les éditions Vav et les livres de Roch Hachana et Kippour
David Altar présente la maison d'édition Vav et ses deux livres de Rav Eytan Fiszon sur les fêtes de Tichri.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Pourquoi Roch Hachana n'est pas la création du monde, 47 min
En bref
Le cours présente l'édition Vav, maison d'édition francophone créée pour publier des livres sionistes, dont la réédition du « Retour d'Israël et l'espérance du monde » du Rav Avraham Yitzhak Hacohen Kook. Le Rav Eytan Fizon présente ensuite ses deux nouveaux ouvrages sur Roch Hachana et Yom Kippour, parus dans une collection sur les fêtes. L'échange aborde aussi la symbolique du bélier et du pectoral du Cohen Gadol, ainsi que la différence entre le jour de Roch Hachana, jour du couronnement de Hachem, et le temps de la techouva.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
C'est le sionisme. On a ressorti un livre, Altneuland, qu'on a retraduit en français, de Theodor Herzl. Beaucoup nous ont critiqués en disant: « Mais ce n'est pas un rabbin, je crois que vous êtes une édition de Torah. » On a dit: « Mais c'est Torah. » Et les fêtes de Tichri approchent, avec, bien sûr, Roch Hachana et Kippour. C'est aussi l'occasion de parler de deux livres sur Roch Hachana et Kippour, du Rav Eytan Fiszon, que nous sommes très heureux de recevoir. Rav Fiszon, bonjour.
Rav Fiszon: Shalom, shalom.
— Et nous recevons également l'éditeur de ces deux livres, David Altar. David, bonjour. On va commencer avec vous, justement, avec cette édition Vav. Vous allez nous en parler un peu. Les deux livres qui viennent de paraître, ils sont tout frais, sortis de l'imprimerie. Roch Hachana et Kippour. On a déjà eu Pessa'h…
…et Hanouka.
— Et Hanouka. D'accord. Donc on continue. Ça, ce sont les miens; il y en a eu d'autres, des éditions Vav. Justement, l'édition Vav, c'est quoi ? Et d'abord, peut-être sur le nom Vav: pourquoi avez-vous voulu l'appeler ainsi ?
David Altar: Alors, pourquoi le Vav ? Le Vav est la lettre qui relie. Elle relie les mots, elle relie les gens, elle relie les auteurs aux lecteurs, elle relie le haut et le bas. Mais pour plus d'explications sur la lettre Vav, je vous invite à écouter les cours du Rav Yoël Ben Arouch, qui est un spécialiste des lettres et qui l'explique mieux que moi. On s'est inspiré de ces cours et de cette Torah-là pour le nom des éditions Vav. Les éditions Vav sont nées d'un besoin,
un vrai besoin de livres sionistes en Israël. Ce besoin est parti d'un livre qui s'appelle Le retour d'Israël et l'espérance du monde, qui était introuvable. Quand on demandait au Rav Cherki quel livre il garderait si sa bibliothèque partait en flammes, ou s'il devait prendre quinze livres dans sa bibliothèque, il nous a dit: « Le seul livre en français que je garderais, c'est Le retour d'Israël et l'espérance du monde. » En essayant de l'acheter, c'était impossible. Il fallait passer par la France, acheter sur Amazon, à des
prix… inacceptables. Et du coup, on a racheté les droits, et c'est parti de là.
Après, on a vite compris que, sur un seul livre, ce serait compliqué financièrement, et qu'on ne voulait pas non plus vendre le livre 300 shekels. Alors on s'est dit: on va contacter d'autres rabbanim qui seraient avec nous dans tout ce qu'on fait. Et on a contacté le Rav Eytan Fiszon, on a dit: « Quand est-ce qu'on sort un livre ? »
— Alors, peut-être un mot, quand même, Rav Fiszon, sur ce livre qu'a évoqué David.
Rav Fiszon: Sur Le retour d'Israël ? Tout le monde ne le connaît peut-être pas. Il faut absolument le connaître. Le livre du Rav, je ne sais pas si on peut dire le Rav, Avraham Livni, qui est déjà une personnalité extraordinaire, dont l'histoire de vie est fantastique. Et c'est un des livres que le Rav Cherki m'a dit de lire dès mon arrivée en Erets Israël. Une chose m'avait profondément marqué: au tout début du livre, il explique comment, en tant que non-juif — parce qu'il est à la base non-juif —, il est spectateur de la Shoah à vingt ans, et qu'il voit la Shoah comme l'échec de toute la civilisation occidentale et du christianisme. Cela va être le point de départ de sa recherche. Il nous dit donc qu'il y a un point de départ d'une véritable recherche d'un renouveau, et nous vivons ce renouveau. C'est fantastique.
David Altar: Donc ensuite, on est allé voir le Rav Fiszon. C'était le deuxième livre qu'on a sorti, le livre de Hanouka. On s'est dit qu'on ne va pas sortir un livre du Rav Fiszon, parce qu'avec le Rav Fiszon on voit toujours en grand, et c'est très dur de voir petit. On va sortir une collection sur les fêtes, parce qu'il nous manque…
— Quoi, c'est tout ? Dix livres ?
David Altar: Sur les fêtes, il y a dix livres. Pour le moment. On verra. C'était aussi un besoin réel de lire ces cours du Rav Fiszon pendant les fêtes. Au final, on écoute un cours du Rav Fiszon, du Rav Yoël, du Rav Cherki… On peut venir à sa synagogue pour l'écouter, aussi.
Rav Fiszon: Oui, mais on n'a pas tous la chance d'habiter au centre de Jérusalem.
David Altar: Au final, on écoute des cours, on se dit: c'est extraordinaire. Mais quand on arrive à la table de Chabbat, on se dit: ah, j'avais un truc à dire, mais je ne sais plus ce que c'était, mais c'était magnifique. Maintenant, grâce aux livres, on peut l'ouvrir ensemble et regarder les cours du Rav Fiszon, les lire.
— Avant de parler des deux derniers livres, un dernier mot sur l'édition Vav. On sait que le Rav Yoël Ben Arouch est très impliqué, bien sûr. Et la ligne éditoriale pourrait se résumer par un mot important: je pense que le mot, c'est le sionisme.
David Altar: On a ressorti un livre, Altneuland, qu'on a retraduit en français, de Theodor Herzl. Beaucoup nous ont critiqués en disant: « Mais ce n'est pas un rabbin, je crois que vous êtes une édition de Torah. » On a dit: « Mais c'est Torah, c'est la Torah. » Et ils m'ont dit: « Mais non. » Je dis: « Parle au rabbin, et il t'expliquera. »
— Cela manquait, en tant que rabbin ? Vous sentiez que ce genre de livre manquait ?
Rav Fiszon: Bon, en l'occurrence, pour Altneuland, évidemment, tout le monde parle de Herzl comme d'une réalité métaphysique, et on ne connaît pas le personnage, on ne sait pas ce qu'il a écrit. Il est donc évident que si l'on veut parler d'un sujet, il faut le connaître. Si l'on veut parler de la vision de Binyamin Zeev Herzl, la moindre des choses est d'essayer de lire. C'est essentiel. Comme le dit David, il y a la Torah telle qu'elle est transmise par les rabbins de génération en génération. Et il y a tous ces ouvrages, tous ces enseignements, qui n'ont pas été donnés par des rabbins mais qui sont le bras armé du dévoilement divin. Il est donc important également qu'on puisse y avoir accès.
— Alors, on va parler des deux derniers livres, qui viennent d'être édités, Roch Hachana et Kippour. D'abord, les images de couverture: un bélier pour Roch Hachana, et ce qu'on appelle le pectoral, c'est cela ? Du Cohen Gadol pour Kippour ?
David Altar: Voilà. Pour Kippour, on a l'impression que cela se comprend. Mais peut-être quelques explications sur ces deux images. D'abord, le plus dur, c'est de trouver l'image de couverture.
— Il y a eu beaucoup de discussions autour de cela, j'ai l'impression.
Cours d'Orot veKelim
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