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Atem nitsavim hayom : debout le jour du jugement

Pourquoi le mot « hayom » de Nitsavim renvoie au jour de Roch Hachana selon le Zohar, et non à la mort de Moshé.

29 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Roch Hachana et le mystère du premier du septième mois, 29 min

En bref

Le cours part du verset « Atem nitsavim hayom » (Devarim 29) et de la question de savoir quand se tient l'assemblée qu'il décrit : Rachi la situe le jour de la mort de Moshe, par gzera chava avec le mot hayom du chapitre 31, tandis que le Zohar y voit le jour du jugement, Roch Hachana. Il en tire pourquoi la paracha de Nitzavim précède Roch Hachana, puis l'explication de la sonnerie du shofar répétée pendant la Tefilat Moussaf et celle de l'absence de annonce de Roch Hachana (Chabbat Mevarkhim) et de la lune cachée ce jour-là. Il s'achève sur le sens de la paracha suivant les malédictions de Kitavo : Moshe rassure le peuple en lui rappelant qu'il subsiste malgré ses fautes.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va aujourd'hui étudier quelque chose sur la paracha de Nitsavim. La paracha commence par les mots célèbres: Atem nitsavim hayom koulkhem lifné Hachem Elokekhem: « Vous voici aujourd'hui tous debout devant le Seigneur, votre D.ieu. » Rachi commente: nous apprenons ainsi que Moché les a rassemblés devant le Seigneur le jour de sa mort.

Avant son départ, Moché Rabbénou a reconclu une alliance avec les Bné Israël. Le Rav Eliyam Izrahi se demande comment Rachi déduit que cette assemblée s'est tenue le jour de la mort de Moché. Il suppose que c'est à cause du mot hayom.

Dans le texte, il n'est pas marqué que cela s'est passé le jour de la mort de Moché Rabbénou. La mort de Moché Rabbénou n'apparaît qu'à la fin de la Torah, après les paracha qui vont suivre, les paracha de Haazinou et de Vézot HaBérakha. Alors comment Rachi a-t-il pu affirmer que c'est le jour où Moché Rabbénou a rassemblé tous les Bné Israël qui se sont tenus devant lui ? D'où Rachi a-t-il su que cela s'est passé le jour du décès de Moché Rabbénou ?

Il dit que c'est à cause du mot hayom, employé dans Atem nitsavim hayom, dans notre verset, et employé également dans un autre chapitre, cette fois dans le chapitre 31. Nous sommes dans le chapitre 29. Au chapitre 31, le mot hayom est employé à propos de la mort de Moché. On fait donc ce qu'on appelle une guézéra chava, c'est-à-dire qu'étant donné que le mot hayom figure expressément à propos de la mort de Moché dans les chapitres qui suivent, on en déduit que le hayom de notre verset renvoie lui aussi à ce jour-là.

Le mot hayom est a priori superflu. Pourquoi dire que les enfants d'Israël se trouvaient debout devant Moché aujourd'hui ? Qu'est-ce que cela change que ce soit aujourd'hui, hier ou avant-hier ? Cela a voulu nous indiquer une notion de temps. Grâce à cette guézéra chava sur le mot hayom, on en arrive à comprendre que cela s'est passé le jour de la mort de Moché Rabbénou.

Le kal va-homer, c'est-à-dire l'argument par analogie, ce n'est pas le guézéra chava. Il s'agirait donc du Sitra… jour de la mort de Moché.

Selon la première explication, celle de Rachi, le jour où Moché Rabbénou a prononcé ce discours aux enfants d'Israël et a conclu avec eux cette alliance est le jour de sa mort, puisque par tradition c'est le jour où Moché Rabbénou a quitté le peuple d'Israël.

Mais le Zohar indique que le mot yom, tout court, s'applique au jour du jugement suprême, c'est-à-dire au jour de Roch Hachana. Yom din rabba, et la traduction dans Iyov. Cela change notre vision des choses, et cela nous explique, entre autres, pourquoi la paracha de Nitsavim est en général la paracha qui précède Roch Hachana.

Il y a non seulement le récit du discours d'adieu — c'est comme ça qu'on dit en français, « d'adieu » ? Oui, mais cette fois-ci dans le sens littéral. Dans le récit d'adieu de Moché Rabbénou, ce récit s'est fait, d'après le Zohar HaKadoch, le jour de Roch Hachana.

C'est le sens simple de la Torah. Mais dans le sens secret de la Torah, quand la Torah déclare Atem nitsavim hayom koulkhem, la Torah nous parle à nous. D'après le Zohar, qui est toujours le sens caché des choses, le sens secret de la Torah, on lit la paracha de Nitsavim avant Roch Hachana, parce que cette paracha vient nous dire: sachez que vous allez vous trouver, dans quelques jours, tous debout devant HaKadoch Baroukh Hou pour le jour du jugement.

Cette année, il y a quelque chose de très particulier. Le Chabbat de Nitsavim est le jour anniversaire de la création du monde: c'est le 26 Eloul. C'est le jour anniversaire de la création du monde.

Et on va arriver à Roch Hachana, qui est le jour anniversaire de la création de l'homme. Bézrat Hachem, demain, pour ceux qui participent avec nous au repas, je parlerai plus longuement de ce sujet: la création du monde et la création de l'homme. Cette année, on a donc le Chabbat.

Ce Chabbat Nitsavim, on entre dans les six jours de la création. Ce qui est extraordinaire, c'est que le deuxième jour de Roch Hachana va être le sixième jour après le jour de la création. C'est donc le jour où l'homme a été créé, c'est le jour de Roch Hachana.

On entre donc dans une semaine qui a une importance énorme, puisque c'est la semaine qui nous replace 5 775 ans en arrière, dans le temps de la création, à partir de ce Chabbat.

D'après le Zohar, traduction du verset de Iyov: il y est dit que le jour arriva où les fils de D.ieu vinrent se tenir debout devant l'Éternel, et le Satan vint aussi au milieu d'eux pour se présenter à l'Éternel. C'est le jour de Roch Hachana. Tous les anges se présentent devant HaKadoch Baroukh Hou, qui est ce jour-là le jour suprême. C'est pour cela qu'on l'appelle HaMélekh HaKadoch.

Pendant les jours qui séparent Roch Hachana de Kippour, on ajoute Mélekh hamichpat, le Roi du jugement. Les anges viennent recevoir les ordres du jugement que HaKadoch Baroukh Hou va donner. Tous les anges, c'est-à-dire finalement les envoyés divins, viennent recevoir de HaKadoch Baroukh Hou les chlikhouyot, les missions qu'ils devront remplir pendant l'année. D'où l'importance de ces jours-là, que l'on appelle les Yamim Noraïm.

Notre verset fait écho à celui de Iyov: tout homme en Israël se tient debout devant l'Éternel en ce jour, pour être jugé par D.ieu. Le Satan se trouve parmi eux, car il vient sous la forme du mauvais penchant, pour détourner homme ou femme du Seigneur et les pousser à servir les dieux des nations. C'est son rôle.

Son rôle, c'est de les embrouiller. Le jugement suprême qui a lieu en ce jour de Roch Hachana se révèle, en dépit des actes du Satan, favorable aux Juifs. Ils restent debout devant l'Éternel.

Cette histoire qui nous est racontée au début du livre de Iyov fait une grande allusion à cela. La Guemara, dans le traité de Roch Hachana, le dit ainsi: pourquoi sonne-t-on du Chofar une première fois à Roch Hachana ? Quand sonne-t-on du Chofar une première fois ? Après la lecture de la Torah, on sonne du Chofar pour s'acquitter de la mitsva du Chofar à Roch Hachana, la seule mitsva de la Torah que nous avons ce jour-là.

On sonne une série de trente kolot, et par là on sait qu'on s'est acquitté de la mitsva. Puis, d'un coup, on a accompli notre devoir, et on passe à la Tefilat Moussaf. Et tout d'un coup, au milieu de la Tefilat Moussaf — d'ailleurs très souvent il y a des gens qui sursautent — on recommence à sonner du Chofar.

Une première fois, quand on prie en silence. Une deuxième fois, pas chez les Ashkénazes mais chez les Sefaradim: quand le Chaliah Tsibour reprend la Tefilat Moussaf. Alors pourquoi, demande la Guemara, recommence-t-on encore ? Nos sages nous disent: *Zé …

Cours d'Orot veKelim

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