Le temps fait l'événement, et non l'inverse
Pourquoi les fêtes ne sont pas de simples dates : ce sont des temps que Hachem invite à préparer, avant Roch Hachana.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Adam, la faute et la techouva avant Chabbat, 40 min
En bref
Le Rav explique que la Torah comporte deux parties : la halakha, qui dit quoi faire, et l'émouna (l'aggadah, la Chassidout, le Zohar), qui permet de comprendre pourquoi Hachem demande telle mitsva, en particulier le shofar de Roch Hachana. Il montre que le choix des mots hébraïques porte un sens précis, qu'il faut en saisir l'essence pour entrer dans la pensée de la Torah. Il développe enfin l'idée que le temps est une invitation à devenir : chaque date porte un potentiel que l'homme doit réaliser, comme la sortie d'Égypte au 15 Nissan, et que la préparation à Roch Hachana consiste à savoir ce que Hachem y fait pour s'y préparer.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Le cours qu'on va faire jusqu'à Roch Hachana est une préparation à Roch Hachana. Il faut savoir que dans la Torah, il y a plusieurs parties. Il y a la partie de la halakha et il y a la partie de l'émouna. Qu'est-ce que la partie de la halakha ? C'est HaKadosh Baroukh Hou qui nous dit quoi faire. Le jour de Roch Hachana, tu dois sonner du Shofar. Mais la question est: quelle est la volonté d'Hachem ? Qu'est-ce que Hachem veut de moi ?
Tout le lien des mitsvot, tout le lien de la halakha (halakha vient du mot oleh, aller, c'est la marche à suivre), c'est ce qu'HaKadosh Baroukh Hou nous demande de faire. Mais au-delà de la halakha, ce qui donne toute son âme à la halakha, c'est pourquoi faire. Qu'est-ce que HaKadosh Baroukh Hou veut lorsqu'il nous a demandé de sonner, par exemple, du Shofar le jour de Roch Hachana ?
Est-ce qu'on pense que c'est par hasard ? Il aurait pu dire, à la place du Shofar, sonner une trompette, une clarinette, jouer de la batterie, crier ? Non. Tout est mé'oulak, tout est précis selon la sagesse divine. Et il va y avoir une partie de la Torah qui s'appelle l'émouna, ou qui s'appelle la Chassidout, ou qui s'appelle l'étude du Zohar, qui justement nous fait pénétrer dans le monde d'HaKadosh Baroukh Hou, pour découvrir quelle est la volonté d'Hachem dans les mitsvot qu'il nous a données.
Pourquoi nous a-t-il donné dafka le Shofar ? Quel est le travail à faire le jour de Roch Hachana en entendant le son du Shofar ? C'est la partie qui s'appelle la partie de l'émouna, la partie de l'Aggada. Ce sont des mots qui se ressemblent. Vous savez que l'essentiel de l'étude de la Torah, c'est la Guemara. On ne peut pas être un vrai talmid si on n'étudie pas la Guemara. Dans la Guemara, il y a tout. Et il y a deux parties dans la Guemara: la partie halakha et la partie Aggada.
L'Aggada, ce sont les midrachim, quand on raconte des histoires: les hachamim ont fait ceci, ou il s'est passé telle et telle chose. Nous, on se doit non seulement d'étudier la halakha dans toute sa profondeur, mais aussi d'étudier l'Aggada dans toute sa profondeur. Tous les livres qui ont été écrits sur les midrachim, sur le Moussar, sur la pensée juive, etc., sont des livres qui vont nous permettre de comprendre la Hanhagat Hachem, la conduite du divin.
C'est ce qu'on va essayer de faire: non seulement se présenter devant HaKadosh Baroukh Hou le jour de Roch Hachana, prêt au niveau de la halakha, savoir quoi faire, mais aussi approfondir pourquoi faire, pourquoi Hachem veut qu'on fasse telle et telle mitsva le jour de Roch Hachana. C'est bien ?
Vous allez avoir un feuillet, chacun en aura un, et il va nous accompagner tous les jours jusqu'à Roch Hachana. Tous les matins, on sera là, de 9h à 9h30. Techniquement, votre feuillet est à vous. Vous pouvez me le redonner à la fin du cours, et à chaque cours je vous le redonnerai. Marquez votre nom dessus. C'est très important, parce que vous pouvez traduire, marquer les mots dessus. Mais je pense qu'il est indispensable d'avoir votre carnet de mots, que vous compléterez après le cours, et surtout un cahier ou des feuilles pour résumer ce qu'on va dire oralement.
Maintenant, prenez l'avant-dernière page du feuillet. Sachez qu'il y a un ordre, mais des fois l'ordre est caché. Non, regardez cette page. Voilà. L'avant-dernière page. Dan, c'est pour toi. Vous voyez ? Éloul, l'envers de la dernière page. Vous prenez la fin du feuillet, l'avant-dernière page, en haut à droite. Vous avez les Choreshim. Juste en dessous, marqué 1, ça commence par Choresh Kulam. Vous l'avez ? Juste en dessous, il y a marqué, c'est très dur à lire, vous pouvez le réécrire.
Derech Hachem, c'est extrait du livre qui s'appelle Derech Hachem, Les voies d'Hachem, les chemins d'HaKadosh Baroukh Hou. Ça a été écrit par le Ramchal, Rabbi Moshe Haïm Loussato. Rabbi Moshe Haïm Loussato, ici au Makhon Ner, vous allez beaucoup entendre parler de lui, parce qu'on va étudier durant l'année son œuvre, Mesilat Yecharim. Il y a un autre livre qu'on n'étudie pas tout de suite au début de la yeshiva, parce que c'est un livre très profond: Derech Hachem. Mais on a besoin d'un passage pour comprendre ce qu'est une fête.
D'abord, je vais vous expliquer une chose très simple. Il y a plusieurs mots dans la Torah pour dire ce qu'on a l'impression de dire la même chose. Or, tous les mots dans la Torah, toutes les otiyot, c'est Hochmat Hachem, la sagesse d'HaKadosh Baroukh Hou. Chaque langue a sa particularité. En allemand, par exemple (j'ai appris l'allemand), il y a des mots techniques très précis: les mots sont longs, très précis, surtout pour les instruments de travail. Chaque marteau a son nom, chaque tournevis a un nom particulier. C'est une langue très précise pour tout ce qui est technique.
La langue française est très riche au niveau philosophique, au niveau du monde des pensées. La langue anglaise, on dit qu'elle est très riche en insanités. Je me rappelle un ami à moi qui avait acheté un dictionnaire tout entier d'insanités en anglais. Voilà une bonne raison. La Torah, elle, est très riche dans les mots qui concernent le divin, qui concernent Hachem. Lorsqu'on doit parler d'Hachem, d'HaKadosh Baroukh Hou, davka la Torah, la langue de la Lachon Hakodech, l'hébreu, c'est la langue la plus adaptée pour parler du Kodech.
Je vous donne un exemple très simple. Dans la Torah, il n'y a pas un seul mot grossier. Il n'y a aucun mot grossier dans la Torah. Ils ont essayé d'inventer un mot grossier, je peux vous le dire. Quand on dit en français, poliment: « Va voir ailleurs. » On appelle ça en hébreu Erva La'Azazel. C'est un style d'insanité. Mais Erva La'Azazel, qu'est-ce que c'est ? C'est le séir La'Azazel, le bouc de Kippour, qui a deux séirim: deux boucs. Un, on l'envoie à Azazel, aux forces du mal, et un, on l'envoie à HaKadosh Baroukh Hou.
Donc même quand on essaie de trouver la pire des insanités, on trouve le mot qui a été dit le jour de Kippour au sujet du sacrifice qu'on fait au Satan. Les mots sont purs. Même pour les parties génitales de l'homme, il n'y a pas de mot grossier: ervah, la nudité. Pourquoi ? Parce que la Lachon Hakodech est pure.
De là, on apprend une chose très importante: si tu veux être un homme de Torah, la première des choses, c'est de purifier ta bouche. Une personne qui est dans la Torah et qui continue à avoir des insanités dans la bouche n'est pas un homme de Torah. Sachez-le. Vous voyez des personnes qui étudient à la yeshiva depuis plusieurs années, qui disent encore des grossièretés ? Sachez qu'elles n'ont pas encore acquis la Torah. Pourquoi ? Parce que la Torah s'exprime par la bouche. Plus ton langage devient pur, propre, précis, plus tu …
Cours d'Orot veKelim
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