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Hanna, de la stérilité à la source de vie

Comment Hanna se rattache à la source de vie, et ce que la Haftara de Roch Hachana nous apprend à faire ce jour-là.

27 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Elkana, Hanna et Penina : la stérilité et la prière, 36 min

En bref

Le cours part du sens de Roch Hachana comme rendez-vous avec le Roi, et de la stérilité de Hanna, qui signifie d'abord un déracinement de la source de vie avant d'être un manque. Il montre comment Elkana, en amenant le peuple vers Chiloh, prépare le retour à la royauté divine, et comment sa phrase « Moi, je vaux pour toi mieux que dix enfants » ouvre à Hanna un chemin de prière. Il en tire une lecture de la Haftara de Roch Hachana, où l'on passe du « Ein melech beYisraël » au « Yesh melech beYisraël ».

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Le but, c'est de se préparer à Roch Hachana. Lorsqu'on se prépare à une fête, il faut savoir que chaque fête s'appelle Eleh Moadim, Hachem Mikra Kodesh. Moed, dans la Torah, c'est une fête, mais c'est mal traduit. Moed vient du mot vaad, qui signifie une rencontre. Moed, c'est un rendez-vous. Et à chaque rendez-vous, il faut savoir avec qui on a rendez-vous. Et si on sait avec qui, on se doute dans quel but.

Il faut aussi savoir à quel moment et quoi faire lors de ce rendez-vous. C'est pour cela que les Hakhamim nous disent qu'un mois avant la fête, on doit se préparer à étudier toutes les lois de la fête, pour être prêt à réussir ce rendez-vous.

Maintenant, nous allons essayer d'étudier ensemble la Haftara de Roch Hachana. C'est le passage important de ce que Hanna et Elkana ont vécu. Regardez ici le Makor numéro 1. La Guemara d'Avoda Zara, Roch Hachana, dit:

Là, elle nous dit que c'est à Roch Hachana que Hachem s'est souvenu de Sarah, de Hanna et de Rahel.

C'est-à-dire ? En effet, la Paracha qu'on va lire, le Yom Tov richon de Roch Hachana, c'est: Hachem s'est souvenu de Sarah. Pourquoi devait-il se rappeler de Sarah ? Parce qu'elle était stérile.

Maintenant, en français, quand on dit le mot « stérile », cela veut dire qu'il ne se passe rien, qu'il n'y a pas d'évolution, que c'est quelque chose de neutre, de non évolutif, de statique. Tandis qu'en hébreu, quand on parle de stérilité, on parle de akar.

Akar, ça vient de lé-akor, qui veut dire arracher. Les enfants sont comparés aux fruits que l'on a fait pousser sur cette terre. Et lorsqu'on dit d'une femme qu'elle est akara, comme dans le verset d'Isaïe: Ranni akara lo yalda (« Chante, stérile, toi qui n'as pas enfanté »), on imagine que la personne a été déracinée, arrachée à ses racines. Et si un arbre, ze shelo, est déraciné, arraché à ses racines, il ne peut plus donner la vie.

C'est-à-dire qu'il est déconnecté du Makor Hachem, de la source de vie, et qu'il lui est impossible de donner la vie. Et Hachem s'est souvenu de la stérilité de Sarah, de Rahel et de Hanna, à Roch Hachana. C'est comme si, pour une personne déconnectée, déracinée de sa source, on avait pu la réenraciner. Elle s'est enracinée de nouveau à sa source de vie. C'est bien ?

Maintenant, c'est à peu près le travail que nous devons faire le jour de Roch Hachana, à l'image de Sarah, à l'image de Rahel, à l'image de Hanna. De Sarah, on n'en dit pas beaucoup, mais au sujet de Hanna, toute la Haftara nous explique comment elle a réussi à se rattacher à la source de la vie. Et nous allons essayer d'étudier cela ensemble. Prenez donc le Makor numéro 2, le Makor numéro 2, l'encadré à gauche.

C'est le dernier verset du Sefer Chofetim. Le Sefer Chofetim, c'est le livre qui résume en fait toute la période, environ 400 ans, depuis l'entrée en Erets Israël. On était alors proches de HaKadosh Baroukh Hou, on se comportait bien. Ensuite, on a été influencés par les Goyim, on a perdu l'indépendance, les Goyim nous ont dominés pendant 10, 20, 30, 40 ans, on a énormément souffert, on a fait techouva, et Hachem nous a envoyé un Chofet,

un juge, qui était un chef d'armée, et qui nous a sauvés de la main des ennemis. Et de nouveau, le peuple d'Israël était comme il faut, proche d'Hachem. Puis on est redevenus indépendants, jusqu'à ce qu'on retombe, qu'on remonte, qu'on retombe et qu'on remonte. Tout le Sefer Chofetim est ainsi.

À la fin du Sefer Chofetim, il y a une phrase, un verset, que le Nevi'im nous dévoile et qui dit: Bayamim hahem, ein melekh bi Yisraël, ish ha-yachar benav yaseh. « En ces jours-là, il n'y avait pas de roi en Israël; chacun faisait ce qui était bien à ses yeux. »

Ce qui est droit à ses yeux, il le faisait. C'est-à-dire ? C'est de cette manière que se termine le Sefer Chofetim, donc l'entrée en Erets Israël, 400 ans d'histoire. On finit par dire: eh bien, il n'y a pas de roi en Israël, il n'y a pas de royauté. C'est-à-dire ?

Maintenant, il faut savoir que c'est la parole du Nevi'a. Qu'est-ce que cela veut dire, la parole du Nevi'a ? Cela veut dire que HaKadosh Baroukh Hou parle. Il parle à qui ? Eh bien, il parle au peuple d'Israël.

Et, si je peux me permettre, il faut comparer ce que dit le Nevi'a à un journaliste qui décrit les choses. La prophétie ne va pas décrire les choses, elle va les crier. Et c'est à l'image de la Torah. Une personne peut prendre le sens pchat, le sens simple de la Torah. Et c'est vrai, il y a un sens simple de la Torah. Mais HaKadosh Baroukh Hou nous dévoile aussi un drach, il y a aussi un remez.

Et il y a aussi, et surtout pour les Sefaradim, c'est très important, le sod, le secret de ce que la Torah veut nous dire. Il est clair que dans le verset qui est ici présent, Bayamim haheim ein melekh beYisraël, ceux qui vivaient à cette époque, et peut-être même nous aussi, on va voir tout de suite en quoi cela nous concerne, c'est crier tout simplement: « Il n'y a pas de roi en Israël ».

Maintenant, qu'est-ce que cela veut dire, « il n'y a pas de roi en Israël » ? Il faut amener un roi en Israël. Il faut amener un roi en Israël. Et tout le monde n'a pas entendu.

Les seuls qui ont entendu, en tout cas qui ont réussi à le faire, ce sont Elkana et Hanna. Elkana et Hanna sont à l'écoute du Roi, HaKadosh, ils sont à l'écoute du cri divin qui dit « Melekh d'Israël ». Et il faut amener un roi en Israël.

Il y a plusieurs Midrachim qui disent qu'il y avait une voix qui disait qu'il allait naître un enfant, qu'il s'appellerait Chmouel, qu'il allait nommer le premier roi, etc. Et tous les enfants qui naissaient, on les appelait Chmouel.

Mais certains ont compris exactement ce que cela voulait dire: qu'il n'y a pas de roi en Israël, et qu'il faut avoir un roi. Quand on commence le Sefer Chmouel, donc juste après ce verset, on commence tout de suite, regardez-le encore en hébreu: Vayehi ish echad mi-Ramataim Tsofim. On commence avec l'histoire d'Elkana: « Il y eut un homme des hauteurs de Tsofim », etc. On parle en fait d'Elkana.

Mais ce que je vais vous faire sentir, c'est une chose très simple. Le Sefer Chmouel, c'est la Haftara qu'on lit à Roch Hachana. Donc si l'on veut savoir à quoi correspond le Sefer Chmouel, en tout cas le premier chapitre de Chmouel, c'est Roch Hachana.

Puisqu'on lit cela à Roch Hachana, et que Roch Hachana est en rapport avec le travail qu'on doit faire, etc. Si c'est ainsi, le verset d'avant, c'est-à-dire le dernier verset de Chofetim, correspond …

Cours d'Orot veKelim

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