Choisir la vie : ce qu'est un vrai choix selon Rabbi David Sark
Pourquoi le libre arbitre suppose une vision équitable du bien et du mal, et ce que la faute casse en nous.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Hanna, de la stérilité à la source de vie, 27 min
En bref
Le cours part du verset de la paracha Nitzavim « Choisis la vie » et se demande ce qui fait un vrai choix : un choix n'est équitable que si les deux options sont également visibles, alors qu'aujourd'hui la Torah et ses mitsvot relèvent de la foi, tandis que les plaisirs de ce monde se vivent et s'imposent. Le Rav explique ensuite la différence entre ne pas accomplir une mitsva positive, qui se répare par la techouva seule, et transgresser un interdit, qui brise le lien de la neshama avec sa source et ne se répare qu'avec Yom Kippour. Il conclut que, dans l'exil, notre choix est imparfait, mais que chaque mitsva accomplie malgré cette obscurité a une valeur particulière, et que Hachem juge notre génération avec indulgence.
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L'Église de l'Église
Chalom ou'bracha. Que veut dire un choix ? C'est la paracha de cette semaine. Nous allons parler de ce concept, Bechira, le vrai choix. Que veut dire un vrai choix ? Une histoire avec Rabbi David Sark de Berditchev. Il se tourne vers Hachem et il dit: mon Dieu, écoute.
Le Gan Eden, le paradis, le Guehinom, l'enfer, c'est dans les livres. C'est-à-dire, je prends un livre, je sais, c'est écrit, j'ai la émouna qu'il y a un paradis, il y a un enfer, etc. Donc il faut que je fasse la bonne chose, etc. Bon, c'est une émouna, il faut y croire. Alors que les tentations, les avérot de ce monde sont là, ce n'est pas une croyance. Je les vis, je les sens. C'est tout réinverser les choses.
Les tsadikim et les... tu l'aurais mis de manière évidente sur terre. Pas besoin de prendre des livres pour savoir. On le ressent, on voit Dieu, on voit l'opposé, on voit la lumière, on voit l'obscurité, comme les grands tsadikim. Et de l'autre côté, tu aurais mis les plaisirs de ce monde dans les livres. Donc je prends un livre et je dis: écoute, il y a telle chose, ce n'est pas bien, parce que c'est une sensation, tu sais. Ah oui, c'est comment ça marche, ah oui, ben oui, et ben, etc.
Bah, c'est évident que personne n'aurait fauté, puisque ça aurait été évident, la révélation de Hachem, le plaisir du Gan Eden aurait été évident dans la conception de la personne, de manière évidente. De l'autre côté, les plaisirs de ce monde, c'est une émouna. Oui, tu peux, effectivement, aller faire des avérot, mais bon, écoute, il faut y croire, il faut, voilà. Donc, il demande à Hachem: inverse les rôles. En fait, on va parler de ce choix. C'est quoi ce vrai choix de Torah et de mitsvot ? La paracha de cette semaine. Moshé Rabbeinu.
Nitsavim: nous avons deux parachot cette semaine. Donc la première paracha de cette semaine, Nitsavim, il nous dit ainsi: Choisis la vie. Que veut dire choisir la vie ? Le verset nous dit: « Je prends le ciel et la terre et je les mets en tant que témoins. Ciel et terre, soyez mes témoins.
La vie et la mort, je t'expose devant toi. Les deux sont devant toi. La bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et tes enfants, tes descendants. » Donc là, nous avons un mot qui est très particulier: le concept du choix.
Il y a ce qu'on appelle le libre arbitre. Le libre arbitre veut dire que je suis libre de choisir, bien que la raison ne soit pas une bonne raison, ou alors je n'ai pas vraiment toutes les convictions, mais je suis libre, je peux toujours dire: je fais comme ça. Je suis libre, personne ne me force. C'est ce qu'on appelle le libre arbitre. Tout de même, lorsqu'on dit un choix, un vrai choix, il doit être vraiment équitable: qu'il y ait un plus et un moins d'un côté, un plus et un moins de l'autre côté.
Et là, c'est vraiment un vrai choix, parce que nous avons un plus et un moins. Les deux sont égaux dans la conception. Dans ma vision, je vois le plus et le moins des deux. Mais si maintenant je ne vois pas le plus d'un côté, j'y crois. Donc là, c'est déjà... Oui, j'y crois effectivement.
J'ai la vision de l'émouna, de la émouna, mais ce n'est pas une vision révélée, ce n'est pas une évidence dans ma conception, dans ma vision des choses. C'est une émouna. Donc là, déjà, ce n'est pas vraiment un vrai choix. Même si, effectivement, je veux faire la chose, on ne va pas appeler ça un choix. Le vrai, vrai choix, c'est lorsque tout est équitable.
Alors, question qui se pose, tout simplement: quand Moshé Rabbeinu nous dit « Choisis la vie », alors quoi ? Choisis la vie, bien sûr je choisis la vie. Si tu me dis de voir la vie et de la choisir, c'est évident. Mais le problème est: ce que moi je ne vois pas, je ne vois pas Dieu, je ne vois pas le Gan Eden, je ne vois pas les avérot, je ne vois pas le mal que ça fait. J'y crois. D'un autre côté, les tentations du monde sont là. Donc, qu'est-ce que Moshé Rabbeinu nous dit ? Il leur donne une directive: « Choisis la vie. » Choisis, voilà, tu as un choix.
Équitable, et moi je te dis: toi tu ne sais pas quoi faire, mais c'est équitable, moi je te dis, choisis ça. D'accord ? Là, c'est équitable, au moins j'ai deux côtés qui sont équitables. Et là, ils ne sont pas équitables. Donc ce n'est pas un vrai choix. Quel est le sens de ce verset ? « Tu choisiras la vie », c'est-à-dire: choisis les bonnes choses, choisis les mitsvot, parce qu'elles vont t'amener la vie. Oui, mais je fais les mitsvot, je fais la Torah, effectivement, mais je ne vois pas toujours la révélation de Hachem. Je ne vois pas toujours la bénédiction qui suit.
De l'autre côté, je préfère des choses qui ne sont pas bien. Ça marche, quoi. Je continue, je vis bien, etc. Donc, où est le choix ? Quel est le sens, en fait, de ce verset ? Moshé Rabbeinu vient chez les enfants d'Israël, il leur donne une directive importante et de base. Qu'est-ce qu'il leur donne, en fait ?
On sait très bien que la neshama... neshama veut dire « souffle ». Simplement. Neshama, vayipach, behapa'h, nishmat, ḥayim: un souffle de vie. Maintenant, puisque le souffle de vie dont nous parlons ici est un souffle spirituel, bien sûr, ce souffle, cette neshama, ce souffle spirituel, doit quelque part être révélé dans notre personne. Parce que si nous l'avons en nous, ça doit être révélé. Nous avons des sentiments. C'est à nous de révéler les sentiments, par exemple. Donc si nous avons un souffle de vie spirituel, quelque part, il devrait être de manière évidente.
Mais ce n'est pas si évident que ça de ressentir Hachem. C'est un travail. Les Hakhamim nous disent quelque chose de très intéressant. Ils nous disent que lorsqu'une personne a transgressé... Vous savez qu'il y a deux catégories de commandements: il y a les mitsvot assé, et les mitsvot lo taassé. Des commandements qui sont des sujets à faire le positif, c'est-à-dire: mange casher, fais Chabbat, mets les tefilin. Et les choses interdites à faire, ce qu'on appelle les lo taassé: interdit de faire lachon hara, interdit de parler de Chabbat, interdit de voler, interdit de... etc. Toutes les interdictions.
Donc il y a 248 mitsvot assé, positives, et 365 lo taassé, interdictions à respecter. Bon, alors est-ce qu'une personne transgresse une des deux ? C'est-à-dire qu'une personne ne va pas dire le Chema. Vous savez qu'il y a une mitsva de dire le Chema le matin et le soir. C'est une mitsva de …
Cours d'Orot veKelim
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