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Se préparer à Chavouot : savoir ce qu'on fête

Le cours décrit les fêtes de la Torah, les fêtes rabbiniques et les minhagim, puis explique comment se préparer à une fête.

6 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Chavouot : ce que l'on fête vraiment au Sinaï, 45 min

En bref

Le cours part du calendrier juif et de la multiplicité des fêtes : sept fêtes de la Torah, quatre fêtes instituées par les Chachamim, des minhaguim et Rosh Hodech. Il explique que se préparer à une fête consiste d'abord à savoir ce qu'elle commémore historiquement, puis à comprendre ce qu'elle signifie aujourd'hui pour soi. Il s'achève sur l'idée que les fêtes et le Chabbat sont des temps de rencontre avec HaKadosh Baroukh.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonjour à toutes et à tous ! Les amis, le calendrier juif, il y a des fêtes tout le temps. Enfin, on essaye de mettre des fêtes tout le temps. Entre les fêtes des Oraïta, les fêtes de la Torah, entre les fêtes de Rabbanan, les fêtes qui ont été instaurées par les rabbins, entre les minhagim: « ça, c'est un truc qui m'est arrivé quand j'étais en Tunisie, je fais la fête », bah, on n'a pas beaucoup le temps de ne pas faire la fête ! Oui, c'est vrai, effectivement. On a plusieurs fêtes des Oraïta.

Donc, des fêtes de la Torah. Alors, quand on les a sur les doigts de la main, hein, c'est pas très compliqué. On a la fête de Pessa'h, la fête de Pessa'h Chéni, la fête de Chavouot, la fête de Roch Hachana, la fête de Kippour, la fête de Souccot et la fête de Chemini Atséret. Ça fait sept fêtes des Oraïta. Des fêtes, donc, de la Torah que Dieu a mises en place. Ensuite, on a des fêtes qui sont des Rabbanan, des fêtes qui ont été mises en place par les Hachamim. Alors, on a…

Pourim, Hanouka, Yom HaAtsmaout et Yom Yerouchalaïm. Quatre fêtes qui ont été mises en place par les Hachamim. Dans toutes les générations, évidemment. Après, nous avons également des minhagim qui se sont plus ou moins imposés dans tout le peuple juif. Comme par exemple Tou BiChvat, qui n'est pas encore une fête officielle, mais c'est un minhag très, très répandu dans le peuple juif. Et puis, d'année en année, il y a un jour qui prend de plus en plus de force, qui s'appelle le 19 Kislev.

Il y a d'autres fêtes qui se lèvent. Ah, les Chabbats en font une histoire incroyable. Donc, d'année en année, ça prend plus de force. Il y a de plus en plus de juifs qui fêtent ce moment-là. Donc, vous voyez, il y a beaucoup de fêtes. Et puis, je ne te parle même pas seulement de ça. Il y a également Rosh Chodesh. C'est une fête, on va dire, en demi-teinte, mais fête quand même. Et ça revient douze fois pendant l'année. Donc, finalement, on a quand même pas mal de choses, pas mal de journées qui sont des jours de fêtes. Il n'existe pratiquement pas de mois où, si on compte Rosh Chodesh, il n'y ait pas de fête à l'intérieur.

Alors c'est fantastique. Mais comment est-ce qu'on s'y prépare ? Est-ce que, pour se préparer aux fêtes, on va juste au supermarché ? Est-ce qu'on fait juste les courses ? Alors, c'est une préparation, et je ne plaisante pas. C'est une préparation de kedoucha. Quand je vais acheter mes produits pour Chabbat, et qu'on est mardi, eh bien, je fais rentrer la kedoucha du Chabbat déjà à ce moment-là. Il y a une histoire chassidique qu'on raconte, qui s'appelle Yosef Mokir Chabbat. C'est une histoire chassidique, c'est déjà dans le Talmud.

Qu'ils voulaient faire tout pour le Chabbat, pour le Chabbat, pour le Chabbat. On ne va pas raconter les histoires, mais… C'est-à-dire que déjà, quand je pense à comment je vais organiser mon Chabbat, quand je passe les coups de fil pour inviter les gens le Chabbat, quand je vais faire les courses la première fois, et qu'après je reviens et que ma femme me dit que j'ai mal acheté et qu'il faudra y retourner une deuxième fois, c'est déjà une préparation du Chabbat. Donc, il y a une préparation culinaire aux fêtes. Pas qu'au Chabbat, hein, à toutes les fêtes. Mais en fait, ça va bien au-delà. Se préparer à la fête,

c'est d'abord savoir ce qu'on fête. Tu ne peux pas arriver à une fête juive sans savoir d'abord ce qu'elle représente historiquement parlant. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que je fête ? Eh oui, c'est absurde de se présenter et de ne pas savoir. Quelqu'un qui ne connaît pas. Imagine ! Tu reviens du mikvé, tu reviens de je ne sais pas où, tu te prépares à rentrer pour faire la fête, et tu croises un juif dans la rue, et il ne connaît pas. « Ouais, bonjour, vous faites quoi ? – Ah, je cours pour aller préparer la fête. – Ah bon, c'est une fête, c'est quoi ? » Et toi, tu ne sais pas quoi lui dire.

Alors, ce n'est pas possible. Donc, se préparer à la fête, c'est d'abord savoir ce qu'elle représente. Ensuite, se préparer à la fête, c'est savoir ce qu'elle veut dire pour moi aujourd'hui. C'est bien que tu dises que Pessa'h, c'est la sortie d'Égypte. Très bien. Mais qu'est-ce que ça veut dire pour moi aujourd'hui, la sortie d'Égypte ? En fait, se préparer aux fêtes, c'est être pleinement conscient de mon rôle dans cette fête-là. Parce qu'en vérité,

pourquoi est-ce qu'on continue à les fêter ? Pourquoi est-ce qu'on continue à faire ces fêtes-là, qui se sont passées il y a très, très longtemps ? Hein ? C'est une bonne question, on pourrait s'arrêter là. Parce qu'en fait, la lumière de cette fête-là a commencé au moment où, historiquement, elle a eu lieu. Mais elle vient éclairer également ce qui fait de mon identité juive une réalité au XXIe siècle. Évidemment que lorsque mes ancêtres sont sortis d'Égypte et qu'ils ont fait des cabanes,

pour faire la guerre contre Og et Sihon, tel que nous le dit Rabbi Eliezer Okar dans le livre Baalar Okar, c'est la raison pour laquelle on fait la fête de Souccot, le 15 Tichri, et pas seulement une histoire de Hanikavod, mais une histoire qu'il y avait les Souccot Milchama. Très bien, mais moi, quand je sors dans ma soukha aujourd'hui, qu'est-ce que cela veut dire ? Eh bien, cela veut dire que je fais rentrer la Chekhina maintenant dans la Terre d'Israël. Eux se sont battus pour conquérir la Terre d'Israël. Moi, qui suis à Jérusalem, eh bien, dans ma soukha,

je peux pleinement faire rentrer la Présence divine à Jérusalem. Lorsque je vais recevoir la Torah à Chavouot, eux, ils ont reçu la Parole divine. Moi, qu'est-ce que je fais ? J'étudie cette Parole divine pour me préparer à la recevoir de nouveau, Bezrat Hachem. C'est-à-dire que non seulement je sais ce qui s'est passé, mais je sais comment mettre en avant mon rôle dans ces fêtes-là. En fait, les fêtes juives, c'est quoi ? Eh bien, c'est la capacité de rencontrer Dieu. Eh oui !

Les fêtes sont appelées, et Chabbat et les autres fêtes dans la Torah sont appelés, Moadei Hachem. Moed, c'est une rencontre. Eh oui, c'est une rencontre. Chabbat, les fêtes, qu'elles soient de Oraïta ou de Rabbanan, ce sont des temps où je peux rencontrer HaKadosh Baroukh. À bientôt, les amis.

Cours d'Orot veKelim

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