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Premier et Second Temple, une lumière qui se cache puis revient

Le Rav Partouche relit le récit de la Création : le soir précède le matin, et la prophétie s'éteint avec le Premier Temple.

47 min

Rav David Partouche

Ensuite : Vayehi erev vayehi boker : l'émouna née du vécu, 47 min

En bref

Le Rav Partouche présente le cadre chronologique dans lequel s'inscrit le Sefer HaKouzari de Rabbi Yehouda HaLevi : une histoire divisée en trois époques, le Tohou-Bohou (près de 2000 ans sans parole divine claire), la Torah (2000 ans de prophétie, depuis Avraham Avinou né en 1948, qui commence à 52 ans) et les jours du Mashiah. Il explique que ces périodes se lisent comme un jour de la Création, selon le modèle Erev (le potentiel) et Boker (la réalisation). Il retrace ensuite les grandes dates de l'histoire d'Israël : sortie d'Égypte, don de la Torah, entrée en Terre d'Israël, premier Temple (construit vers 2928, détruit en 3338) et second Temple (3408 à 3828).

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La semaine dernière, on a fait un exploit: on a pu finir en un cours le philosophe, le monde, la pensée de l'islam et la pensée de la chrétienté. Aujourd'hui, avant de commencer ce que va dire le Khaver, ce que va dire le rabbin, il faut faire plusieurs akdamot, plusieurs préfaces. Regardez, ce qui est important pour nous, comme on l'a expliqué au début, c'est que le Sefer HaKouzari est basé sur une histoire historique qui s'est réellement passée. Qu'est-ce qu'on sait de cette histoire ? Il y avait un grand roi qui a rencontré un sage d'Israël, un rabbin d'Israël, et qui a décidé, lui et tout son peuple, de se convertir et de s'attacher à la Torah. Cela se passe au IXe siècle.

Deux cents ou trois cents ans plus tard vient Rabbi Yehouda Lévi, qui va écrire le Kouzari. Comme on l'a expliqué l'année dernière, c'est lui qui écrit. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que c'est une œuvre écrite par Rabbi Yehouda Lévi sur un fond historique. Mais lorsque le roi des Khazars parle, qui parle à travers lui ? Et lorsque c'est le rabbin qui répond, celui qu'on appelle le Chaver, l'ami, le sage d'Israël qui répond au roi des Khazars, qui parle ? C'est à travers le rabbin que parle Rabbi Yehouda Lévi. On a donc ici un écrit de Rabbi Yehouda Lévi.

La question est de savoir quelle est la particularité de Rabbi Yehouda Lévi, ce qu'il vient rajouter dans la Mishna, et pourquoi, précisément à cette époque-là, vers 1100, 1120, 1130, le Saint béni soit-Il a envoyé ce grand sage sur cette terre, et quel est son but. Ainsi nous allons comprendre quel est le but de notre étude. Ça va ? Pour pouvoir comprendre cela, il y a plusieurs notions de base à connaître. Pour ceux qui les connaissent déjà, ça va. Il n'y a pas de Beit Hamikdash sans hidouch, sans nouveauté. J'espère donc que si on a un vrai Beit Hamikdash, une vraie maison d'études, même virtuelle, il y aura aussi des hidouchim.

Nous savons, d'après la Guemara, dans le traité Avoda Zara, qu'il est écrit que toute l'histoire humaine durera à l'image des jours de la Création. C'est-à-dire ? Nous avons six jours de la Création, et par conséquent on se calque, on se rapporte à ces six jours pour toute l'histoire humaine. Qu'est-ce que cette histoire humaine ? Ke'eleph chanim, mille ans, c'est kyom, c'est comme un jour. Pour le Saint béni soit-Il, mille ans de l'homme sont considérés comme un jour. De là vient une grande allusion, pour comprendre ce que dit la Guemara: le temps de l'histoire de l'homme est divisé en trois époques.

Tout va où ? Tout va où ? Tout va où ?

Tohou va-Vohou. Tohou va-Vohou. Deuxième époque, la Torah. Troisième époque, Yemot HaMachiah. Yemot HaMachiah. Ça va bien ? Tohou va-Vohou, Torah, Yemot HaMachiah. Pendant les deux premiers mille ans de l'histoire, si l'on se réfère aux parachiot de Béréchit et de Noa'h, on est en plein Tohou va-Vohou. Maintenant, si Dieu le veut, quand on revient en Erets Israël, et que l'hébreu, la Lachon Hakodech, redevient pour nous quelque chose de compréhensible et de naturel...

On sait que, pendant longtemps, même dans les traductions, on traduisait Tohou va-Vohou par « tohu-bohu ». Quand j'étais petit, vous vous rappelez très bien, au début, il y a eu le « tohu-bohu ». Qu'est-ce que le « tohu-bohu » ? On le comprend très bien en français, mais en hébreu, c'est clair. Tohou vient d'un mot qu'on connaît en hébreu, tehiya. Qu'est-ce que c'est ?

C'est le doute. C'est le doute: tu es dans le doute, tu es dans l'obscurité, tu ne sais pas trop, tu n'arrives pas à voir les choses correctement. Et Vohou, bohou, c'est: tu vois la chose, mais tu n'arrives pas à lui donner une définition. Comme c'est magnifique ! Pourquoi c'est magnifique ?

Parce que c'est exactement ce qui s'est passé pendant les deux premiers mille ans. L'humanité se développe. Il y a Adam, Caïn et Hével, la descendance de Caïn, la descendance du troisième fils d'Adam, Chet. Tout cela, ce sont les parachiot de Béréchit et de Noa'h. On a la génération du Déluge, la génération de Babel, la génération de Sodome et Gomorrhe, etc., toutes les catastrophes qui vont se produire. On est dans une ère, une époque de mille ans. C'est énorme, mille ans, où l'homme...

...est dans le tehiya, dans le doute le plus grand. Pourquoi ? Parce que le Créateur ne se dévoile pas à Ses créatures. Pendant deux mille ans, il y a un silence divin. Les seules fois où le Saint béni soit-Il parle, on peut les compter: Adam, le premier homme, Adam HaRichon, à qui Il parle; Il parle à Caïn; Il parle à Noa'h, peut-être à Mathusalem, et pour Noa'h, on ne sait pas trop. Mais c'est tout. Pendant deux mille ans, il y a un silence du côté du Créateur. C'est pour cela qu'il n'y a pas de dialogue. L'humain est laissé tout seul, l'humanité est laissée toute seule, et à aucun moment le Créateur ne se tourne vers Ses créatures. Ça, c'est dur, pendant deux mille ans. Les deux premiers, il y a fait.

Ensuite, la Guemara se pose la question: quand commencent les deux mille ans de la Torah ? La réponse de la Guemara, accrochez-vous bien, parce que c'est la paracha de cette semaine: dans le verset au sujet d'Avraham Avinou, il est écrit: « Ve'anefesh asher asu beharan », et les âmes qu'ils ont faites, qu'ils ont créées, dans l'endroit qui s'appelle Harane. Rachi nous rapporte qu'Avram a converti les hommes, et que Sarai a converti Avram et Sarai, Sarai a converti les femmes, il les a ramenées... Convertir, ce n'est pas au judaïsme, ça n'existait pas, mais au monothéisme. Alors, la Guemara nous dit quel âge avait Avram à ce moment-là ? Cinquante-deux ans. Avram avait cinquante-deux ans quand les deux mille ans de la Torah commencent.

Et donc on déduit de la Guemara une chose très simple et une chose magnifique. On en a déjà parlé, mais c'est un yessod, un fondement: avec Avraham Avinou, quand il avait cinquante-deux ans, commencent les deux mille ans de la Torah. De là, avec la Haggada, on déduit qu'Avraham Avinou est né en 1948, d'accord ? C'est un chiffre très important pour nous: 1948, la naissance d'Avraham Avinou. Mais c'est seulement à l'âge de cinquante-deux ans, cinquante-deux ans, qu'on dit que c'est la guématria de ben, un fils. Comme l'adage de nos hachamim, de nos sages, nous le dit: « Al tikré banayikh ela bonayikh ». Ne lis pas banayikh, tes fils, mais bonayikh, tes constructeurs. Quand Avraham Avinou va-t-il construire ce monde ? Quand il sera ben, quand il aura cinquante-deux ans, commencera la Torah, commencera l'apparition de la Torah.

Quand commence Yemot HaMachiah ? Quelque chose de très, très bizarre: on peut pointer du doigt le début de Yemot HaMachiah après la destruction du premier Temple, après la destruction du second Temple, …

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