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Yom HaAtsmaout, entre fête nationale et Torah

Le Rav David Altar relie la sortie de la galout à l'appel d'Avraham et au point de Rachel, source d'une nation unique.

43 min

Plusieurs Rabbanim

Ensuite : Le retour, la guérison et la Gueoula selon le Rav Kook, 1 h 02

En bref

Le cours part de la question de savoir si Yom HaAtsmaout, fête de l'indépendance d'Israël, relève du national ou du religieux, et montre qu'en pensée juive ces deux dimensions ne s'opposent pas. Il s'appuie sur la parole d'Hachem à Avraham (Lekh Lekha), sur le Zohar et sur la faute des explorateurs pour établir que former une nation sur sa terre fait partie de la mission confiée au peuple d'Israël. Il met en lumière, avec le Maharal de Prague, le Gaon de Vilna et Rabbi Yossef Karo, la renaissance de la nation en Erets Israël comme une sortie d'exil.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, alors on peut commencer. Chabbat Tov, Chodesh Tov, Umevorach à tous. On va commencer par plusieurs Mekorot, plusieurs sources qui sont la base, pour savoir pourquoi d'autres ont fêté et quelle est l'importance de ce Yom HaAtsmaout. Tsener ? J'ai un partage d'écran. Tsener, d'accord ? Pour l'instant, non, on ne voit pas le texte. Attends, voilà, c'est bon. Ah, oui, voilà. Tsener. Ok, alors regardez.

Lorsqu'on parle de Yom HaAtsmaout, on est emporté par énormément de régachot, énormément de sentiments, énormément de discussions, pour, contre, etc. Dans l'habitude du Rav Kook, c'est justement la force de pouvoir faire la synthèse. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'on est toujours dans la synthèse, pas dans les extrêmes.

Et cette synthèse vient dévoiler une vérité beaucoup plus profonde. Si une personne va à l'extrême, et l'autre personne va à l'extrême opposé, alors on est en général loin de la vérité. La vérité sera justement dans la capacité de faire la synthèse des choses. Et lorsqu'on se pose des questions sur l'opposition qui existe à l'extérieur, Hora a priori, entre une fête religieuse, la religion, la Torah, les mitsvot,

et toutes les fêtes nationales, on a l'impression que ce sont deux lignes parallèles qui ne se rencontrent jamais. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui ont pris une position comme quoi le côté national est dominant chez eux, est important chez eux. Et d'autres personnes ont pris sur elles que le côté religieux, le côté de la sainteté, du Kodesh, est dominant chez elles. Et on a l'impression que ces deux lignes parallèles…

Soit tu suis le côté nationaliste, qui ressemble même aux Goyim. On entend en ce moment beaucoup de personnes qui disent: mais pourquoi faire une minute de silence ? Ça ressemble à ce que les Goyim, les nations font. Nous sommes différents des nations, etc. Et on a du mal, parfois, à faire le lien entre les choses. Nous, on revient en Erets Israël. Quand on revient en Erets Israël, justement, c'est une Torah qui vient faire les liens.

Lier, et essayer de comprendre la profondeur des choses, pour voir et effacer toutes les contradictions. Alors d'abord, pour reprendre et voir dans la Torah, qu'est-ce que la Torah nous dit par rapport à Yom HaAtsmaout, et par rapport à cette histoire du peuple d'Israël qui, après 2000 ans d'exil, redevient une nation ?

Alors tout a commencé avec le père de la nation d'Israël, Avraham Avinu. On sait qu'Avraham Avinu, Vayomer Hachem El Avraham, vous l'avez ici, en accord avec la source à gauche. C'est la paracha de Lekh Lekha, c'est le début du dévoilement de la prophétie d'Avraham Avinu. Il est marqué clairement: Vayomer Hachem El Avraham. Hachem dit à Avraham: c'est la première des choses que HaKadosh Baroukh Hou va lui dire, Lekh Lekha: va vers toi. C'est traduit comme ça d'après le Kli Yakar: va vers toi, va vers ton essence, va vers ton identité. Meartsekha, en quittant ton pays. Mimoladetekha, le pays de ta naissance. Mibeitekha, c'est-à-dire qu'on sait qu'Avraham Avinu est né à Our, à Our Kasdim, en Babylonie, en Irak. Et il doit quitter l'endroit où il est né pour aller où ?

El ha-aretz asher areka. Vers la terre. Mais ici, il ne faut pas traduire par la terre, la matière terre. Ha-aretz, le pays: vers le pays que je t'indiquerai. Ve-e'eseka le-goy gadol, et c'est là-bas que je ferai de toi une grande nation. J'ai rajouté « là-bas », mais c'est évident. C'est-à-dire qu'Hachem appelle Avraham pour monter en Israël, mais quel est le but de sa montée en Israël ? Devenir goy gadol. Ve-e'eseka le-goy gadol. Va-varekha va-gadlah shemekha ve-yihyeh berakha.

Je te bénirai, je grandirai ton nom, et tu seras une source de bénédiction. Ve-avarekha mevarekhekha, celui qui te bénira sera béni, je le bénirai, et celui qui te maudira, je le maudirai. Ve-nivrekhu vekha kol mishpekhot ha-adama, et seront bénies par toi toutes les nations, toutes les familles de la terre, c'est-à-dire toutes les nations du monde. Va-yelekh Avram ka-asher dibber elav Hachem, et là, Avram se lève et quitte.

Il quitte l'endroit d'où il est, pour pouvoir monter en Erets Israël. Mais alors, qu'est-ce qu'on voit là ? Une chose très simple. La première parole que HaKadosh Baroukh Hou adresse à Avraham Avinu a pour but de lui donner le programme. Quel est le programme ? Pourquoi Avraham a-t-il été choisi ? Pourquoi Avraham Ivri, l'hébreu, a-t-il été choisi ? Dans le but de devenir goy gadol, une grande nation.

C'est-à-dire que si on demande à un juif quel est son but dans ce monde, quel est le but que Hachem lui a fixé ? Ce n'est pas nous qui fixons les buts. Quelle est la mission que Hachem t'a fixée ? C'est devenir goy gadol, une grande nation. Maintenant, pour devenir un goy, une nation, ça se passe seulement sur une terre. Il n'y a pas de nation sans terre. Maintenant, c'est une phrase très importante, ce que je viens de dire. Pourquoi ? Parce que c'est marqué dans le Zohar. La Torah nous dit: Goy ehad ba-aretz.

Mikamra, dans Shmuel: Israël, goy ehad ba-aretz, qui est comme toi une nation unique, ehad, unique, ba-aretz. Et le Zohar nous dit: quand est-ce qu'il est goy ehad, quand est-ce qu'il est une nation unifiée, quand est-ce qu'il est une nation qui tourne autour de l'unité ? C'est seulement quand il est en Israël. Tant qu'il n'est pas en Israël, il n'est pas dans l'unité, c'est-à-dire qu'il n'est pas dans son devenir, qui a été fixé par le divin: être une nation unique.

Maintenant, nous savons que HaKadosh Baroukh Hou, lorsqu'il a créé le peuple d'Israël, en Égypte, lors de sa sortie d'Égypte, avait pour but l'entrée en Erets Israël. Après le don de la Torah, HaKadosh Baroukh Hou a demandé aux enfants d'Israël d'entrer en Erets Israël, et là, il y a eu la faute des explorateurs. La faute des explorateurs, c'était justement un refus de devenir maître sur sa terre, de rentrer dans la terre d'Israël, de faire la conquête de la terre d'Erets Israël. Et il va attendre. Qu'est-ce qu'il va attendre ?

HaKadosh Baroukh Hou va attendre la disparition de toutes les personnes qui sont sorties d'Égypte et qui étaient âgées de plus de vingt ans, pour attendre la nouvelle génération du peuple d'Israël. Et la nouvelle génération, eux, seront prêts à rentrer en Israël. Pourquoi ? On voit que, lors de la faute du Veau d'or, la faute de Korah, on voit que HaKadosh Baroukh Hou a puni, d'une certaine façon, le peuple d'Israël.

Mais le projet a continué. HaKadosh Baroukh Hou a continué à nous parler. HaKadosh Baroukh Hou nous a même ordonné de construire le Mishkan, le tabernacle. C'est vrai que ça a empêché l'entrée plus rapide du peuple d'Israël en Erets Israël, lorsqu'il est sorti d'Égypte. Mais HaKadosh Baroukh Hou reste avec nous et nous apprend comment réparer la faute du Veau d'or. Une fois la faute du Veau d'or passée, une fois le Mishkan construit, HaKadosh Baroukh Hou nous dit: ça y est, vous pouvez marcher, vous pouvez …

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