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Yehoshoua arrête le soleil : la coalition du Sud

Le combat de Gibéon, la pluie de pierres du ciel et l'arrêt du soleil, vus par le Rav Fiszon.

53 min

Rav Eytan Fiszon

Ensuite : Yavin roi de Hatsor et la guerre du Nord, 39 min

En bref

Le Rav Eytan Fiszon poursuit l'étude du livre de Yehoshua (chapitres 9 et 10) : après l'alliance conclue avec les Givonim, il explique pourquoi Israël tient sa parole malgré la tromperie de ces derniers. Il analyse ensuite la coalition des cinq rois menée par Adonit Tsedek, roi de Jérusalem, la bataille de Givon, la pluie de pierres du ciel et l'arrêt du soleil. Il conclut sur l'exécution des rois vaincus et la fermeture de leur tombeau dans une grotte près de Makeda.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom lekoulam, chalom ouvrakha. Chalom, chalom, chalom. On a eu deux minutes de retard, il fallait changer d'endroit, c'était compliqué. Voilà, tout va bien. Ça va bien, les amis ? Chalom ouvrakha. On revient dans notre étude du Sefer Yehoshoua, et nous sommes arrivés à la conséquence.

De ce qui précède, avec les Givonim. On se rappelle que les Givonim sont venus… Pardon ? Pas bien ? Chapitre… ça. On est au chapitre… 9 ? Oui ? Non ? Si ? Attends. Quel est l'arbre au début du chapitre 9 ? C'est ça, hein ? Exactement.

Non, on a fait ça. On n'a pas parlé de la trahison des Givonim qui nous ont menti. Si, si, pardon, on est au chapitre 10 alors. Donc c'est ça, autant pour nous. On est bien au chapitre 10. Donc on est sur la conséquence de notre entente avec les Givonim. On a dit…

Et on va commencer là-dessus. On se rappelle qu'on n'était pas tenus à notre promesse faite aux Givonim. Pourquoi ? Parce qu'ils nous ont menti. Donc à partir du moment où ils nous ont menti, il n'y a pas d'obligation de respecter l'accord. Mais on décide de le faire quand même. Pourquoi ? Parce que, dans la mesure où il s'agit du premier accord international passé par le peuple juif…

On ne peut pas montrer au monde qu'on ne respecte pas notre parole. Même si, vingt ans plus tard, ou cinquante ans plus tard, les institutions internationales auraient certainement conclu que ce sont les Givonim qui nous ont trahis, qui nous ont menti, il n'empêche que l'effet néfaste sera, dans un premier temps, très dur. Alors, est-ce que ça veut dire que c'est une règle pour toutes les générations ? Évidemment que oui. Mais est-ce que ça veut dire qu'à chaque fois qu'on doit faire un pacte avec un étranger et qu'il nous ment, on doit quand même être pieds et poings liés ? Ha'chouva lo. Ça veut dire que lorsque c'est la première fois qu'on revient sur la scène internationale, on doit respecter notre parole et faire les choses de manière, on va dire, propre et officielle. Mais lorsqu'on est déjà en place,

et qu'on fait face à la mauvaise émouna et aux mensonges de nos ennemis, à ce moment-là, on ne doit plus avoir la crainte de ce que vont dire les autres, « qu'est-ce que c'est que ces Juifs », et ainsi de suite. Donc, c'est très important que David Ben Gourion ait marqué dans la Déclaration d'indépendance que nous créons l'État d'Israël bis'rout ha'tokef ha'historique, et suivant la décision des Nations unies.

À l'époque de Ben Gourion, c'est important. Aujourd'hui, on ne doit pas respecter quoi que ce soit avec le Hamas, parce qu'on s'en fout, c'est des menteurs, des pourris. Donc, allons-y. D'autant plus que les États-Unis nous donnent carte blanche. J'ai toujours pas compris pourquoi le Guehinnom ne s'était pas abattu hier à midi sur la bande de Gaza. Enfin bon, ce n'est pas moi qui suis aux manettes.

Alors, la guerre part un petit peu vers l'ouest. Nous étions à Yericho.

Ensuite, nous étions à Haï, et les Givonim, qui sont à l'endroit de la Trône, on avait expliqué. Eh bien, eux, ils viennent à Jérusalem. Ils viennent au campement des Bné Israël. Et là, c'est le roi de la région qui commence à être extrêmement inquiet. Le roi de la région s'appelle Adoni-Tsedek, Melekh Yerouchalayim. Vous le savez.

Nous n'avons pas réussi à prendre Jérusalem jusqu'à l'époque du roi David. Et pourtant, ici, on va battre le roi de Jérusalem. Oui, mais pas à Jérusalem. Il va sortir au-devant de ses troupes avec une coalition qu'on va voir dans deux secondes, mais les combats ne se font pas à Jérusalem, si bien que Yehoshoua ne réussira pas à prendre la ville de Jérusalem. Mais ça, on y reviendra. Qui est ce Adoni-Tsedek ?

Le terme tsadik est un terme générique qu'on retrouve chez les rois de Jérusalem. Cela avait commencé avec Malki-Tsedek, Melekh Ha'Shalem, vé'hou Kohen le-El Elyon. Malki-Tsedek qui vient voir Avraham Avinou, donc on parle de cela il y a plus de quatre cents ans. Eh bien, Malki-Tsedek est le fondateur de la dynastie des tsadikim. Qu'est-ce que ça veut dire, la dynastie des tsadikim ?

Il y avait en Canaan une idolâtrie qui s'appelait Tsedek. Cette idolâtrie était reliée à la justice, et reliée également à la planète Tsedek, à savoir Jupiter. Pourquoi était-ce relié à ça ? Parce qu'on pensait que, lorsque Jupiter… on est derrière l'orbite de Jupiter.

Il y a des réactions au niveau du climat sur la Terre, et donc les anciens pensaient que, lorsqu'on arrivait devant Jupiter, il y avait un jugement des dieux. En d'autres termes, c'est pour cela qu'il y avait des marées très hautes, des tremblements de terre ou des choses comme ça. Maintenant, lorsqu'on comprend cela, on comprend le fonctionnement du monde.

Il faut comprendre qu'il y a une intuition chez les nations que la ville de Jérusalem est reliée à la justice. D'après la tradition juive, Malki-Tsedek, c'est Chem, le fils de Noé. Lui n'est pas Oved Avodah Zara. Quand il parle de Tsedek, il parle d'un des attributs de HaKadosh Baroukh Hou. Je vous rappelle que Tsedek fait partie du groupe de malakhim qui ont été consultés pour créer Adam Harichon. Il semblerait donc que, dans la tradition humaine, on recherche à Jérusalem le tsadik.

Ce n'est pas pour rien que la ville de Jérusalem sera appelée Ir HaTsedek par le prophète Yeshayahou. Et ce n'est pas pour rien que, dans les paroles du prophète Yirmiyahou, le Machia'h s'appellera Hachem Tsidkenou. C'est-à-dire que la notion de justice, tsadik, est une notion fondamentale quand on parle de Jérusalem.

Vayik'ra Adoni-Tsedek, melekh Yerouchalayim, el Hoham melekh Hevron, el Piram melekh Yarmouth, el Yafia melekh Lakhich, el Debir melekh Églon, lémor: aloou elai ve'azrou ni, ve'nakkéh et Givon, ki hi achra el Yehoshoua ve'el Bné Israël. Donc, Adoni-Tsedek réunit une coalition. Alors, attendez, on va y arriver. Hoham, Piram, Yafia, Debir: ce sont les rois de la région. Et là, c'est Yehoshoua qui leur tombe dessus, il a battu Haï. Comme on avait fait à Yericho, on a fait à Haï. Et donc ils commencent à avoir très peur.

Mais surtout, ce qui leur fait peur, c'est que Kichlou yoshvé Givon… Vous vous rappelez le statut des Givonim ? Je ne me souviens plus si on l'avait dit la semaine dernière, ou il y a deux semaines. Le statut des Givonim: il faut savoir que les Givonim sont ce qu'on appelle des Netinim. Ok ? Netinim. Ce sont des Juifs avec des restrictions. Ce ne sont pas des guérim toshavim, c'est-à-dire des non-Juifs qui habitent chez nous. Ce ne sont pas non plus des guérim normaux, c'est-à-dire des convertis ordinaires.

Les Netinim sont juifs, comme les guérim, mais leurs descendants ne peuvent pas se marier avec des kohanim. Alors que les descendants des guérim peuvent se marier avec des kohanim; seul le guer lui-même ne peut pas épouser un kohen. Mais les descendants, oui. Les Netinim sont donc limités à ce niveau-là. Il n'empêche …

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