La ruse des Guivéonim face à Yehoshoua
Les Guivéonim trompent Israël avec un pain sec et s'engagent à tort : on en tire la leçon de la matsa et de la ruse.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Yehoshoua arrête le soleil : la coalition du Sud, 53 min
En bref
Le Rav Eytan Fiszon commente le chapitre 9 du livre de Yehoshua : la ruse des Givonim, qui se présentent comme venus de loin pour obtenir une brite avec Israël. Il montre comment Yehoshua, trompé par des apparences et par l'avis de certains sages, conclut un accord qu'il ne peut ensuite pas rompre parce qu'il a juré au nom de Hachem. Le cours relie ce récit à la question de la politique tenue par la Torah et à la différence entre une parole donnée et une alliance.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous, bon Chabbat ! Nous sommes au neuvième chapitre du livre de Yehoshua. La situation en Erets Israël est la suivante: Yehoshua vient de remporter une victoire éclatante, la deuxième victoire du peuple juif, et le deuxième combat contre Haï.
Mais qu'est-ce que cela veut dire, du point de vue des Goïm qui habitent en Erets Israël à ce moment-là ? Je rappelle que lorsque Yehoshua arrive, il envoie Shalosh Higrot, trois lettres à chaque peuple. Première lettre: celui qui veut faire la paix fait la paix. Mais faire la paix, qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire accepter de vivre en tant que minorité, être soumis à l'autorité d'Israël, accepter les sept lois de Noach, venir au cours le dimanche soir sur les nations, et ne pas se révolter contre Israël. Donc si tu veux faire la paix, pas de problème.
Deuxième option: tu veux partir, tu pars. Et la troisième option: tu ne seras plus là pour discuter. C'est la troisième option.
Maintenant, quand on fait face à cette réalité, et qu'on se trouve après deux grandes victoires de Yehoshua, mais aussi après une défaite de Yehoshua, eh bien, du point de vue des Goïm qui sont en Erets Israël, les Kenaanim, on a peur de Yehoshua. Mais d'un autre côté, on peut quand même s'en occuper. Si à Haï on réussit à tenir tête à l'armée de Yehoshua, alors que Haï n'est pas une ville des plus grandes ni des plus influentes, peut-être qu'on a une chance.
Et donc tout un conglomérat de peuples se dit: ils ont réussi à tenir tête. Bon, après, ils se sont fait avoir. Mais on peut battre Yehoshua à une seule condition: ardout. Nous, on a vu que chez nous, c'est cela qui nous a fait tomber, parce que nous sommes tous arevim zeh bazeh, donc quand il faut, on tombe tous.
Les Goïm se disent: le seul moyen de battre le peuple juif, tant au niveau militaire, au niveau du nombre de combattants, que sur le plan idéologique, c'est d'être tous ensemble. Ici, on a donc une vraie alliance entre tous les pays qui sont autour et à l'intérieur. Vous voyez qu'il y a également les Melachim, Acherbe, Ever et Arden.
Qui sont les Melachim HaShech Be'ever et Yarden ? Est-ce Amon ou Moav ? Pourquoi Amon et Moav sont-ils tout d'un coup revenus ? Parce qu'avant eux il y avait Sihon, Melech Heshbon, et Og, Melech HaBashan, mais c'étaient des Zemoréens, des Cananéens, qui étaient passés de l'autre côté. Maintenant que Moshé a tué Sihon et Og, les Moabites et les Ammonites ont repris leur position sur la frontière est d'Israël.
Donc, tout d'un coup, il se forme une alliance entre Amon, Moav et les peuples de Canaan. Qui sont les peuples de Canaan ? Il y a ici HaKhivi, HaKhiti, Sira, HaEmori (c'est un personnage à part, mais vous pouvez le voir quand même, il n'est pas obligatoire de remonter), HaKhiti, HaEmori, HaKenani, HaPerizi, HaKhivi, HaYevousi. Lequel manque ? Ils viennent toujours par sept.
Qui est le septième qui n'est pas là, et qui aurait dû être là ? On en a déjà parlé plusieurs fois: c'est évidemment le Girgachi. Pourquoi le Girgachi n'est-il pas là ? Parce qu'il est parti. Il a accepté la deuxième lettre de Yehoshua, qui dit: celui qui veut partir, qu'il parte. Il est donc parti, et on a déjà expliqué qu'il est allé à Tunis, où il a créé l'Empire de Carthage.
Une fois qu'on a dit cela, on voit qu'il y a cette alliance, et que tout le monde n'est pas d'accord. Au sein de cette alliance, il y a des gens qui se disent que cela ne vaut peut-être pas la peine d'attaquer Yehoshua. « Ve-yoshvei Giv'on, sham'u asher asa Yehoshua le-Yericho ve-la-Ai ». Qui sont ces gens-là ? Qui sont les Yoshvei Giv'on ?
Mais d'abord, il y a plusieurs choses à comprendre. Quand on étudie un texte qui a 3500 ans, on est forcément face à pas mal de problèmes. Nous avions expliqué en introduction du livre de Yehoshua le problème lié au fait qu'on étudie un texte de prophétie. Mais il y a un problème beaucoup plus terre à terre: c'était il y a tellement longtemps que je ne sais pas seulement quelles sont les identités présentes dans le texte, mais aussi où cela se passe.
On m'a contacté, de la part de notre équipe, pour organiser une excursion sur les traces de Yehoshua. J'ai répondu hier soir: très bien, on va le faire, mais ce sera au mois de mars, parce que février, je n'y arriverai pas, et en plus il va se mettre à pleuvoir. Mais la vraie question n'est pas là. Elle est ailleurs.
On m'a dit: vous gérez cela en une journée, on veut voir tous les endroits qu'on a vus dans le livre. Ce n'est pas possible. Erets Israël est quand même grand. Certes, ce n'est pas l'Australie, mais on ne peut pas tout faire en une journée. Le problème est de savoir si on sait où sont les choses. Si tu proposes l'hélicoptère, il faut un grand hélicoptère et un budget, à mon avis, que je ne suis pas sûr qu'Orot veKelim puisse assumer. Mais on verra, on n'est plus à ça près.
Quoi qu'il en soit, il n'est pas facile de savoir où se trouvent les choses. Par exemple, lorsque les croisés sont arrivés, on peut faire plusieurs itinéraires. Cela veut dire plusieurs groupes, plusieurs jours d'excursion, bien sûr. Il y a aussi pas mal d'endroits qui seront plus compliqués à organiser que d'autres: quand on veut aller se promener à Yericho, ce n'est pas la même organisation que pour aller se promener à Tel-Aviv. Mais tout est organisable, on verra.
Quoi qu'il en soit, quand les croisés sont arrivés en Erets Israël, ils avaient le Tanakh dans la main, la Bible, mais ils n'avaient pas du tout la géographie. Ils sont arrivés dans le nord d'Israël, sans savoir qu'ils étaient dans le nord d'Israël. Pour eux, ils étaient arrivés sur la côte, et ils étaient persuadés d'être arrivés dans la ville côtière d'Ekron, à côté d'Achdod.
Donc, puisqu'ils étaient arrivés à Ekron, parce qu'il n'y avait pas d'autre option, ils ont appelé la ville qu'ils avaient fondée Saint-Jean-d'Acre. Ce n'est pas du tout Ekron, c'est au nord d'Achdod. Ils sont arrivés à Akko. Pourquoi l'ont-ils appelée Ekron ? Parce qu'ils pensaient être arrivés à Ekron. Toute ville qui est sur le littoral n'est pas forcément l'endroit que tu pensais. Notre problème est donc de savoir où sont les choses. Quand on a des repères clairs, on sait où on va. Quand on te dit Yericho ou le Jourdain, tu sais plus ou moins où tu vas.
Mais où est Givon ? Essayons de nous repérer. Au nord de Yerouchalaïm, il y a un quartier qui n'aime pas beaucoup Orot veKelim: c'est le quartier de Chou'fat, qu'on appelle le Mahané Plitim. Autant dire que là-bas, ils ont accueilli en héros les terroristes qui y ont été libérés. Évidemment, on …
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