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Techouva, orgueil et la voie du retour

Pourquoi la techouva est naturelle à l'homme, et comment l'orgueil peut la bloquer.

56 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Le premier frémissement de la techouva selon le Rav Kook, 37 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente la techouva comme processus naturel et constitutif de l'être humain, à partir d'un passage du Perek Hei de Pirkei Avot et du Perek Gimel d'Orot HaTechouva du Rav Kook. Il montre que l'homme, partagé entre sa dimension spirituelle et ses forces animales, a besoin de la techouva pour se relever et avancer, car la vie se construit par étapes successives. Il aborde enfin la techouva générale, qui touche à l'état d'esprit et à la joie, et invite à quitter la tristesse pour retrouver la proximité avec Hachem.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous nous trouvons à un jour de Kippour. Le sujet d'Orot HaTechouva correspond vraiment au moment. Je voudrais reprendre un texte qu'on a vu l'année dernière, mais qui est toujours très actuel. Il faut se le mettre en tête constamment. Je vous invite au Pérek Hei, au paragraphe Vav, au bas de la page. Si vous voulez, je vais lire doucement. Vous avez le texte ?

Ça commence par « Mibal adé ». Page même, bête au bas de la page, sur la droite. C'est à l'intérieur du Pérek Hei, c'est le paragraphe Vav du Pérek Hon. Vous avez trouvé ? Joli. On va suivre ensemble, je vais doucement.

L'esprit de l'esprit de l'esprit de l'esprit de l'esprit

La techouva est naturelle pour l'humain et elle est sa compréhension. Si l'humain est toujours censuré d'être touché par la justice et par le bonheur, ce n'est pas touché par sa compréhension, car la principale fondamentale de sa compréhension est la mort et la compréhension. Et cette compréhension est la fondamentale de la techouva.

Chei menatsachat tamid aldarko bachayim ou mashlimato be'emet. On va essayer de traduire ça ensemble. Mais avant de me lancer dans le texte, deux mots encore pour redire ce que le Rav dit constamment, mais qui est essentiel. Certains pensent que le processus de la techouva, c'est quelque chose d'exceptionnel dans la vie de l'homme.

Le Rav Kook insiste énormément pour nous faire assimiler, comprendre et vivre le fait que la techouva est une des activités, des attitudes, des processus les plus naturels et les plus nécessaires chez l'homme. Un des grands messages d'Orot HaTechouva, c'est de nous permettre d'approcher le thème de la techouva comme quelque chose de profondément naturel, essentiel, et d'essayer de vivre cette techouva dans toutes ses possibilités. D'utiliser ce cadeau immense, cette proposition immense, qui est à la base même de la création de l'homme et qui s'appelle la techouva.

Et ça se comprend, en réalité. C'est quelque chose de facile à comprendre quand on comprend la complexité de l'homme: la difficulté réelle de l'homme, c'est qu'il essaye d'unir en même temps des mondes qui sont vraiment distants au possible. L'homme porte en lui des dimensions de sensibilité qui touchent le plus haut du spirituel et qui sont capables d'arriver vraiment à des proximités du divin effarantes. On a vu des personnes telles que Moshé Rabbénou, Ken Navi, qui entend la voix d'Hachem dans toute sa pureté, dans toute sa distinction.

L'homme peut porter ça, peut entendre ça. Ça fait partie de son projet. Et en même temps, c'est quelqu'un qui est un animal, quelqu'un qui a des réactions sauvages, des forces intérieures qui vont très, très loin, qui le dépassent très souvent, et qui est une bête. Et tout ça vit ensemble. Pour mettre tout ça en marche en même temps, pour permettre à cet être spirituel d'avoir une assise matérielle dans ce monde, il faut tout un temps. On ne peut pas imaginer que ça peut marcher tout de suite, surtout quand on sait que cet être est libre au milieu de tout ça. Libre, c'est-à-dire qu'il est soumis à des forces qui existent en lui, et il doit savoir quand les gérer.

C'est autour de ça que le Rav redit toujours ce qui est un des textes de base de la... dans la...

Mais c'est Chétioma qui dit que la techouva kadma laolam, la techouva précède le monde. C'est-à-dire que, dans le projet de l'homme, c'est impensable, même au niveau de ce Créateur incroyable, qui fait des choses extraordinaires, des choses... on se demande comment faire en ce moment.

On est tout ébahissement, tout émerveillement devant l'immensité de la gravité d'en haut. Mais, cependant, on sait qu'à la base de la création de l'homme il y a une proposition de départ: Hachouva kadma laola. Cet homme, on va lui permettre de se former peu à peu. On va lui permettre de se reprendre. C'est trop difficile pour être fait en un coup. Je reviens sur notre texte.

Mi baladeh ma shevet ha techouva, sans la pensée de la techouva: menuhata, le repos qu'elle apporte, ou bitahon, la sécurité qu'elle apporte. L'homme qui sait qu'il peut faire techouva ne fait pas le mal en se disant ensuite: je vais faire techouva. Il ne s'agit pas de ça. Il s'engage dans la vie. Il sait qu'il y a des difficultés; cependant il s'engage, et il a cette tranquillité que, si finalement ça ne marche pas, on pourra encore corriger. On peut encore faire techouva. Ça donne une sécurité, bitahon.

Alors, le Rav nous dit: sans ça, lo yukha la'adam l'imso manouach. L'homme ne pourrait pas trouver un authentique repos. Ve-'hayim ha-'ouchanim, et la vie spirituelle, lo yukhlou leitpayim, ne pourrait pas.

Quand le Rav dit 'Hayim rouhaniyim, la vie spirituelle, c'est une vie dans laquelle ces dimensions essentielles de l'homme, qui s'appelle son âme, sont profondément présentes. Elle est là. Elle participe à sa vie. Elle s'exprime. Ce n'est pas une force qui est refoulée à l'intérieur de nous-mêmes. Pas du tout.

Une vie spirituelle, c'est quelqu'un qui vit avec son âme, qui permet à son âme d'exister, et qui utilise toute la sensibilité, toute la richesse de cette âme pour vivre et pour chercher son chemin vers l'avant. C'est une vie spirituelle. Mais dans cette vie spirituelle, on est lié à une force qui est pleine d'idéal, pleine d'aspiration, pleine d'exigence. C'est ça, sa beauté.

Mais, quelque part, on sait qu'on ne pourra pas être à la hauteur de toutes ces exigences constamment. Ça nous dépasse un peu. Alors le Rav nous dit: pour avoir une vie spirituelle dans laquelle on vit avec notre âme pleinement consciente en nous-mêmes, s'il en est ainsi, Achouch ha-moussari, Tov ha-adam et Tassé dekvé ha-tov. Le sens moral, Achouch, le sens; moussari, moral. Tov ha-adam: « Tov », c'est: exige, demande l'homme, exige. Tsedek, oui, la droiture, la justice. Chlémout aussi, la plénitude. Là où l'homme peut aller de l'avant: vas-y. Tu dois faire quelque chose, sache qu'il y a des exigences. Tu dois être à la hauteur de ta grandeur humaine. Tu dois être juste, tu dois être droit.

Alors, le sens moral demande à l'homme la droiture, le bien, la plénitude. Et cette plénitude morale, kama rehoka ime adam le-akhshava ve-poal, combien elle est éloignée de l'homme pour la réaliser réellement dans la vie. Il y a une distance entre l'idéal et la vie. Tu vois un homme qui arrive à vivre, à évoluer dans ce monde: autour de lui, c'est la droiture, la justice, le bien, la plénitude, réellement dans la vie. Ça, c'est difficile, difficile à faire.

Ve-kama kohoh halash, et combien sa force est faible. Cet homme est faible, ha-kaven maasav, pour diriger ses actes et la Torah vers la pureté.

Et pourtant, il faut savoir que cette âme qui vit en nous, elle a ça en elle. C'est sa nature. Elle n'est qu'idéale. C'est une étincelle divine, dans toute son inspiration, dans toute sa …

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