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Techouva : retour individuel et retour collectif

Le Rav Nahon distingue la techouva personnelle de la techouva du peuple, puis du monde entier, et ce qu'elle exige.

37 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La souffrance de la techouva et la liberté intérieure, 43 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le texte de Rav Kook sur la teshouva, en distinguant la teshouva individuelle (pratit, yehidit) de la teshouva collective et universelle (tzibourit, olamit). Il montre que le retour d'Israël sur sa terre et la diffusion mondiale de sa vitalité participent à un mouvement de retour vers le Maître du monde, qui concerne aussi les nations à travers les mitzvot bnei Noah. Il aborde enfin la lecture mystique de Rav Kook : des forces de teshouva traversant l'humanité, une douleur d'enfantement qui précède la rédemption, et la lecture des lettres et des noms divins comme chemin de rencontre avec le divin.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors on prend à la page lamed-hé de notre texte, et ça, je le prends avec toi. Donc Hateshouva Pratit, c'est individuel, particulier. Peut-être que c'est particulier, et Yehidit, c'est individuel.

Si cela a été écrit comme ça, il faudrait chercher la différence. Peut-être que le côté pratit, c'est spécifique à chacun. Yehidit, c'est l'individuel face à une dimension collective.

Tu comprends ce que je veux dire ? Il y a parfois des mouvements de foule, des mouvements de gens, des engouements. Il y a une techouva, un Israël fait techouva, telle ville fait techouva. Cela ne se passe pas au niveau individuel, mais à un niveau beaucoup plus important. Shalom d'Aviv. Vous avez le livre ici, autant que vous en voulez.

Donc la techouva particulière et individuelle: il se peut qu'à l'intérieur d'une techouva, d'un individu à un autre individu, chacune de ces techouvot joue sur des zones différentes. Peut-être que c'est sur cela que joue le thème pratit. Et face à cela, ce qu'il appelle techouva klalit, tsibourit, une techouva générale au niveau d'un collectif. Et il va même plus loin que cela. Vous voyez ce qu'il dit ? Tsibourit, hein ? Olamit. Donc il cherche aussi de grands mouvements de techouva qui sont au niveau du monde entier, ba-olam, au niveau du monde entier.

C'est évident, enfin, on verra, mais c'est évident que le rôle de Am Israël au niveau du monde entier est de réveiller la relation au Maître du monde. J'habite la vieille… enfin, j'ai une maison dans la vieille ville. Il m'arrive très souvent de me retrouver le vendredi soir, Erev Chabbat, face au Kotel. Il n'y a pas que des juifs là-bas.

Il n'y a pas que des juifs. Parce qu'ils savent, les goyim de passage, que cela vaut la peine d'être présents à Kabbalat Chabbat à côté du Kotel. Et on voit des regards d'émerveillement, vraiment, des vrais, de ces groupes qui viennent, qui ne sont pas juifs, mais devant la puissance de cette prière collective d'Israël, dans l'aspect du Kiddouch Hachem.

Mais cela devrait avoir un retentissement. Ce genre de choses devrait avoir, avec le temps, bezat Hachem, un retentissement au niveau du monde entier. Savoir qu'à l'intérieur d'un peuple, quelque part au Moyen-Orient, il y a une vitalité spéciale qui vaut la peine d'être connue. Bon, cela s'est déjà diffusé dans le monde. On a déjà deux grands copieurs qui nous ont copiés, qui ont essayé de copier ce qui se passe chez nous, et qui ont diffusé cela dans le monde entier.

Mais maintenant, cela se passe à un autre niveau: c'est Am Israël qui revient sur sa terre. Non, vraiment, c'est une époque très spéciale, une très belle époque. On doit être conscient, je crois que nous le sommes, mais on doit être très conscient que, grâce à notre présence ici, nous donnons une raison à des dizaines de générations qui nous ont précédés, qui ont traversé des moments difficiles, pour que nous, nous soyons là. Et pour que nous puissions vivre cette présence-là et le dire au monde entier, avec des moyens de diffusion qui sont de plus en plus grands dans le monde actuellement.

Cela va à une vitesse terrible. La façon de diffuser la connaissance, c'est la façon dans laquelle on peut diffuser. Pas en quantité seulement, mais la qualité de la diffusion aussi est énorme. On arrive à une époque où, si on veut dire quelque chose, on peut le dire.

— Tu dis que le fait que la diffusion se fasse vers le monde fait que… que le peuple d'Israël ne va pas venir ici ?

Lève ta voix, lève ta voix. En qualitatif, il n'y a pas… D'après moi, même en qualitatif, tu peux faire passer des messages avec une finesse beaucoup plus grande qu'avant. Une diffusion avec quelque chose comme la télévision ou des choses comme ça, c'est beaucoup plus fin comme qualité de diffusion qu'une simple écriture. C'est beaucoup plus nuancé, non ? Un message de télévision bien accompagné, même quand il est accompagné de textes, c'est encore mieux, mais c'est quand même…

Tu lèves ta voix très fort, très fort. Pour la techouva, je crois que le mot… on a un livre entier pour essayer de comprendre ce qu'il veut dire. La techouva, de façon générale, c'est le fait de revenir à la source de la relation au divin, de revenir au divin. Maintenant, dans notre contexte particulier, qui est Am Yisraël, cette techouva s'exprime à travers la Torah telle qu'elle a été donnée dans toute son extension.

Par rapport au monde entier, au moins au niveau des mitsvot Bnei Noa'h. Ce sont le genre de questions que tu peux poser en grand à Ouri Cherki qui, comme tu le sais, s'occupe beaucoup de ce genre de choses par rapport au monde entier. Mais c'est en tant que juif qui se considère concerné par le retour du monde entier à son Dieu. Le thème des mitsvot Bnei Noa'h, c'est quelque chose qui est dans l'humanité. Il y a une relation.

C'est-à-dire que l'homme qui ne vole pas, dans le monde entier, devrait faire cela parce que Dieu a dit qu'il ne faut pas voler. Pas parce que lui l'a dit: parce que Dieu dit. Il faut essayer, il faut arriver à faire, à sensibiliser à cette dimension-là l'humanité entière. On dit qu'à la fin des temps, Am Israël prend une proportion de Kohanim.

Et toute la diaspora du monde entier prend une valeur comme Am Israël, au niveau de l'importance de la connaissance. La qualité de la relation au divin à laquelle on pourra arriver avec le temps est à une dimension mondiale. On va voir un peu comment le Rav le dit ici.

Bon, ces textes ont été écrits à peu près à l'époque de la Première Guerre mondiale, et ensuite. Ça fait son chemin. Comment ? Essentiellement en Israël, oui. Essentiellement en Israël. Quoique, pendant, par exemple… Orot HaTechouva est sorti, apparemment, à l'époque de la Première Guerre mondiale. Mais le Rav Kook était et, pendant la Première Guerre mondiale, il était à Londres, en Suisse, il s'est promené par là-bas.

Bon, on avance. On avance… Tu veux continuer ? Alors tu continues. Tu dis, maintenant, tu dis fort et très doucement. Et on va voir que l'hébreu est très riche. C'est l'un des grands problèmes, l'un des grands messages du texte du Rav Kook: c'est que le… Regarde voir la porte là-bas. Je crois que Nethanel a simplement vérifié, parce que… vérifie s'il y a quelqu'un là-bas. Sinon, je dois fermer à clé.

Alors tu avances, mais tu avances doucement, très fort. On va essayer de rentrer dans le détail des mots d'abord, et ensuite, le message.

Encore une phrase.

On s'arrête. C'est…

Je voulais dire quelque chose. Ce que je dis est peut-être passible de critique, mais je dis quand même quelque chose qui, à mon sens, est important. Je crois que c'est vrai. Dans le contexte de la vision de la vie, telle que le Rav Kook la pense et la sent, il n'y a pas, à l'intérieur de son regard vers le monde, la …

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