Techouva générale et techouva particulière selon le Rav Kook
Comment passer d'un état d'âme morose à la joie, et ce que disent les chapitres 3 et 4 d'Orot HaTechouva.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Techouva et conscience : la morale des reins, 42 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le Orot HaTechouva du Rav Kook, en distinguant la techouva ponctuelle, qui répare une faute précise, de la techouva générale, qui touche l'état d'âme et le monde intérieur. Il explique comment changer son état d'âme vers la joie, en s'appuyant sur la conscience d'être relié au Créateur et sur la capacité intérieure à recevoir la présence divine. Il montre enfin que la techouva personnelle et la techouva collective d'Israël se rejoignent, le désir du salut du peuple exigeant une purification individuelle.
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On a repris ensemble quelques chapitres dans ce texte-là, notre texte d'Orot HaTechouva. Si je ne me trompe pas, une des dernières fois, on avait un tout petit peu touché le thème qui est présenté dans le Perek Gimel. Je ne vais pas rester trop longtemps sur ça, mais je veux simplement le rappeler. Si vous prenez à la page Lamed Bet de vos livres, le titre du Perek Gimel que vous voyez sur votre droite, c'est Techouva Pratit Meforechet ve Techouva Klalit.
Dans cette techouva pratit meforechet, le Rav décrit une dynamique de techouva en relation avec une faute ponctuelle, précise, sur laquelle on fait techouva, sans rentrer à ce niveau dans le détail du pourquoi.
Dans la dimension plus profonde et plus subconsciente, on en est venu à faire une faute. C'est plus autour de l'événement lui-même que l'on fait techouva. Parce qu'il faut savoir ce que veut dire se lever sur un pied droit ou sur un pied gauche. Quelquefois on se lève sur un pied droit et on sent que ça va aller bien. Effectivement, ça va bien dans tous les sens. Et quelquefois on se lève sur un pied gauche, et on sent qu'on s'est levé sur un pied gauche, et on attend le moment où on va faire la faute, et quelquefois ça vient.
C'est-à-dire qu'on sent quelque chose qui est beaucoup plus profond. Mais le résultat, en tout cas apparemment, ce sont des fautes qui sont ponctuelles, au niveau supérieur de l'iceberg, et pas à l'intérieur de l'iceberg. Et dans cette Techouva Pratit Meforechet, le Rav se rapporte à une faute ponctuelle telle qu'elle se présente, telle que c'est fait.
En parallèle, le Rav parle de quelque chose d'autre, et sur ça, je voudrais simplement mettre le doigt. C'est en fait un monde de travail, mais je voudrais mettre le doigt dessus. Ce qui est dit en termes de techouva stamit klalit, faire une techouva de façon générale, un peu par rapport à un état d'âme. Il y a un message qui n'est pas facile à aborder.
Celui dans lequel on nous dit qu'il faut Havot Hachem be simha, porter en nous une joie, réveiller en nous une joie. Il y a suffisamment de pourquoi pour ça. Il y a aussi des pourquoi dans le sens contraire. Mais il faut essayer de mettre en vie notre potentiel de simha, et le mettre réellement en vie en prenant conscience de valeurs essentielles qui doivent nous mener à cette prise de conscience.
Du droit, et même, j'allais dire, du devoir de la simha pour quelqu'un qui est lié à son avodah de Hachem. Mais ce n'est pas facile, et quelquefois on se dit: bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Par où je vais commencer ? Ça se goupille comment, cette avodah de simha ? Et le Rav décrit ici un changement d'état d'âme qui est dirigé par la volonté de changer son état d'âme. C'est l'homme qui fait face
à sa situation de morosité, de tristesse, de laisser-aller. Devant cette situation-là, il s'impose un changement qui le mène à illuminer son monde intérieur d'une façon différente. Et il base ça sur l'assurance qu'un mouvement de techouva, à la recherche d'une certaine joie intérieure, a sa raison d'être et son devoir d'être.
Le Rav utilise des termes tels que l'assurance que la techouva existe au fond de nous-mêmes, et que c'est elle qui va nous permettre de changer, d'évoluer intérieurement par rapport à un état d'âme. Ce n'est pas forcément évident pour tout le monde, mais c'est profondément lié, je crois, à la prise de conscience que nous sommes liés au Maître du monde, qui est une folie de grandeur, un côté inouï. Et que nous sommes reliés à cet être-là. Et que, du moment que nous sommes liés à cet être dans son immense grandeur, on ne peut pas ne pas être porté par une joie.
— Tu parles beaucoup plus fort, Henri. Dix fois plus.
Non, mais ce que je veux dire: quand on te demande de faire techouva sur un état d'âme, par où ça commence ? Qu'est-ce qui nourrit cette motivation ? Comment ça se dirige ? Quand tu entends des chants, on te dit: Yivdou et Hachem be simha, « Mitsva gedola yod be simha ». Tu sais, mais comment ça se passe ? Alors le Rav ici décrit un changement d'état d'âme en se basant sur le fait qu'on a le droit, et le devoir, de mettre en marche ce monde de simha.
Et c'est basé sur une espèce de gvoura, d'héroïsme, qui est de traverser son monde intérieur, de nettoyer son monde intérieur de la faiblesse, de l'impureté et tout ça, au nom du fait que nous savons que notre monde intérieur est capable de recevoir une présence de joie en relation avec le divin.
Maintenant, c'est un texte qu'on peut faire. On l'a déjà fait une fois, j'en avais parlé. Je préfère le laisser un peu de côté maintenant, mais je veux en parler parce que je veux qu'on y pense. Je reprendrai Bli nader, ça secours la prochaine fois. Je voudrais prendre ça ensuite. Mais je voudrais simplement que ça nous travaille: ce thème qui est celui de changer un état d'âme, et de comprendre que changer un état d'âme est entre nos mains, et qu'il faut quitter
un monde de tristesse, de paresse, de laisser-aller, pour aller vers un autre monde, et ça dépend de nous. L'orientation qu'on donne au monde intérieur que l'on porte en nous-mêmes, de façon générale, sklalit. Et ça, c'est basé en profondeur sur la certitude que ça va réussir. Parce qu'a priori, l'homme est fait pour porter en lui une dimension de simha.
Le fait que l'homme soit vivant est une raison largement suffisante, très, très, très loin, quand on prend conscience de l'existence d'un Créateur, pour porter une joie en nous. Mais je lance ça, on y reviendra la prochaine fois. Maintenant je passe au chapitre suivant.
Perek Dalet, page Lamed Hé. Je lis, mais nous lisons en fait ensemble, on lit ensemble. J'enlève un peu la voix. Voyez où est-ce qu'on est: page Lamed Hé, au tout début du Perek. Au niveau du titre: A Techouva Ha Pratit Ha Yechidit. Et face à ça, A Techouva Ha Klalit, Ha Tsiburit, Ha Olamit, ba olam, ou bikneset Israël. On traduit ensemble: A Techouva Ha Pratit Ha Yechidit, une techouva, quelle ?
C'est l'aventure…
…de l'individu dans sa techouva personnelle, et une aventure de techouva générale qui concerne un certain collectif. Ça dépend de la grandeur du collectif qu'on veut aborder. Est-ce que ça peut être un Mi-Israël ? Est-ce que c'est le monde entier ? Et quel genre de relation il peut y avoir entre cette techouva d'un individu et la techouva collective ? Vous vous souvenez un peu de ce que je vous ai dit hier soir chez le Rav Partouch ? Je veux dire quelque chose.
Au niveau d'une aventure individuelle, on peut avoir l'impression que nous ne sommes pas tellement des baalei techouva, mais plutôt des gens qui sont à la recherche …
Cours d'Orot veKelim
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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