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Volonté, désir et âme dans la techouva

Le Rav Nahon explique comment la techouva fait naître la volonté profonde qui éveille l'âme et la conscience.

49 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Volonté, techouva et neshama selon le Rav Kook, 54 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le titre et les premières lignes du chapitre sur la volonté (ratzon) dans le Pérechet, en distinguant la volonté superficielle, liée aux appétits, de la volonté profonde qui naît dans la techouva et touche à l'essence de l'âme. Il montre que cette volonté profonde consiste pour l'homme à être en règle avec son Maître, et que c'est là que l'âme trouve sa vie. Le cours aborde aussi la notion de kedoucha, comprise comme un choix assumé qui consiste à renoncer à certaines envies pour laisser grandir d'autres dimensions de soi, puis le sens de l'histoire juive, dont les étapes ne se comprennent qu'à la lumière de la fin.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, on va essayer, en premier temps, de toucher un tout petit peu le paragraphe d'Alet, quoique je ne sais pas si on va rester trop longtemps dessus. De toute façon, c'est trois lignes et demie, et on va toucher un peu ça. Pardon.

Bon, le thème de la volonté. Si vous regardez le titre de notre chapitre, ça se passe à la page Samer Gimel. Mais tu n'as pas la même édition, tu comprends ?

— Prends ça, toi. Tu veux pas ? Comme ça, ensemble. Comme tu veux. Mais ça, là, au moins, on est sur la même longueur d'onde. J'en ai. Ce que tu veux. L'avantage ici, c'est qu'on est sur la même longueur et que c'est un point. Avec ces points que tu veux aussi. Là-bas, ça ne l'est pas. Mais de l'autre côté, c'est ton livre. Alors, tu fais ce que tu veux. Le titre, en tout cas, du Pérechtet est… c'est intéressant. Si on lit ensemble le titre, le Rav dit RR.

Le mot ratzon se traduit souvent par « valeur ». Mais, comme on le verra dans les textes qui suivent, le Rav insiste sur le fait qu'il y a la volonté, il y a le désir. On vit intérieurement, finalement, des différentes dimensions du vouloir.

Le ratzon, de façon générale, on le traduit par volonté. Ça vient du mot ratz. Ratz, c'est quoi ? C'est courir. C'est-à-dire que la volonté, normalement, c'est une impulsion qui te mène en avant. Et rotsé aussi, c'est vouloir, mais le mot ratz, c'est un mouvement.

Au niveau de la volonté, au niveau du désir de l'homme, il y a toutes sortes de dimensions de volonté. Je vais avoir envie de bonbons, envie de répondre à un appétit, à toutes sortes d'appétits. Nous savons à quel point l'homme est habité d'appétits très, très différents les uns des autres. On ne peut pas comparer l'appétit de l'homme au niveau du manger, ou pour le goût du sucré, ou les appétits dans sa vie de famille. Les appétits sont très nombreux.

À l'intérieur de ça, il y a une volonté qui est liée à l'appétit. Pour assouvir tel ou tel appétit, je mets en marche une volonté pour résoudre des problèmes d'appétit, très souvent. Je me mets en marche pour pouvoir résoudre tel ou tel problème.

Maintenant, le Rav nous dit: quand je suis en marche dans un processus de techouva, ce que je suis en train de mettre en marche, c'est un processus qui met en marche un dévoilement de mon âme, une réponse pour mon âme. La capacité de me mettre en accord avec le monde de ma conscience, et plus tard d'arriver à rencontrer une dimension de vitalité spirituelle qui est finalement l'aboutissement du fait que j'ai résolu mon problème de conscience.

Le Rav insiste beaucoup sur ça, et je crois que pour chacun de nous c'est important. Les luttes intérieures que nous avons au niveau de notre conscience, et qui sont souvent initiées par cette dimension intérieure qu'on porte en nous, qui s'appelle notre âme, qui est le message de la conscience — vous connaissez ? Apparemment, quelquefois, c'est simplement le fait de vouloir résoudre un problème de conscience. Mais en réalité, la fenêtre qui s'ouvre à la fin de ce processus, c'est une fenêtre qui donne la vie à notre âme. C'est le fait que notre âme peut se nourrir d'une lumière qui est son essence même.

Je saute un tout petit peu à l'intérieur de ce chapitre, peut-être à l'intérieur du même paragraphe à l'œuvre. Simplement relire un tout petit peu, sans rester trop longtemps dessus, à la page Samer Dalet d'Arlette, le second paragraphe qui commence par Arasson. Ron, tu veux lire ça un tout petit peu ? Tiens, dis-le.

Bon, on s'arrête là-dessus. Et je crois que c'est important, de temps en temps, de revenir sur ces quelques lignes. On traduit ensemble, enfin, on avance.

Que la techouva mette en vie cette volonté-là: ou aratsona amok shalom eka chayim. C'est une volonté, c'est la volonté en profondeur, du fond de la vie. Om eka chayim: Omek, c'est la profondeur. La profondeur de la vie. Nous savons, chacun à son niveau, ce qui est derrière l'ensemble de la vie. C'est le divin, c'est le Créateur.

Il y a toute une série de dimensions de vitalité, qui sont aussi bien les vitalités qui mettent en marche tous les processus qui font avancer la nature, qui mettent en marche tous les processus de l'évolution, au niveau de la création même des genres, des genres d'animaux et des hommes. Tout ça, ce sont des volontés qui sont derrière. Il y a derrière ça, en profondeur encore, une volonté extrêmement puissante.

Nos livres de mystique nous disent, et tous les livres ne disent pas, que c'est la volonté de créer des êtres conscients, capables de connaître le Maître du monde, d'être connu. Et quand je vais dire ce que je vais dire maintenant — je l'ai déjà dit, je le redirai encore, mais je fais très attention, il faut être très attentif à la manière dont ce que je veux dire est entendu, parce que ça peut être mal compris.

Il y a une volonté d'être connu qui se traduit, par exemple, très fort par celui qu'il est, par une conscience de la beauté que l'on porte en soi-même, et que cette beauté a besoin d'être connue. Et je dis, quand je dis ce que je vais dire maintenant, je crois qu'une femme comprend ça mieux qu'un homme. Ce n'est pas évident, mais je crois que c'est vrai. C'est-à-dire que ces dimensions, la nécessité d'être connu dans sa beauté...

Je pense qu'un paon, par exemple, porte en lui-même, comme une vitalité, cette nécessité de se présenter au monde. Il est tout beauté, c'est sa réalité. Il a besoin d'être vu. S'il n'est pas vu, il y a une partie de son être qui manque. Parce qu'il est tout beauté, il ne se voit pas. Il ne se voit pas lui-même, mais il est conscient qu'il porte une beauté.

Peut-être peut-on dire qu'en profondeur, à une profondeur dans la grandeur du respect, de la grandeur divine, il y a — ces grands textes le disent — une certaine... le mot est difficile, mais une espèce de nécessité, pas une nécessité, plutôt une forme de vitalité, qui est de se faire connaître, de faire connaître ses noms. Alors les grands textes de la mystique disent que la raison d'être de la création du monde, c'est le fait de permettre à des consciences de connaître les différents noms divins.

Je donne un exemple. Un des noms de Hachem, c'est Adnout — que nous disons Adnout, qui se traduit par le fait d'être un maître. On a besoin de sujets qui soient conscients de ta grandeur et qui soient, à cause de cette conscience-là, tout à fait disposés à faire de toi leur maître. Donc, dans la création, le fait qu'il y a des êtres créés, c'est aussi pour permettre à cet être qui est Maître, par essence même, d'être connu par ce dont il est le …

Cours d'Orot veKelim

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