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Volonté profonde, âme et techouva constante

Comment la techouva libère la neshama et fait vivre la volonté la plus intérieure de l'être.

47 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Volonté, désir et âme dans la techouva, 49 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le passage du Rav Kook sur la volonté profonde qui se révèle dans la techouva : une techouva vécue de façon constante ne se limite pas à une tranquillité de conscience, elle ouvre une vitalité spirituelle où l'âme (neshama) s'exprime et dirige l'être. Il montre ensuite que cette volonté s'inscrit dans un projet divin qui traverse toutes les générations, de la création jusqu'à la fin des temps, ce qui permet de donner sens aux époques difficiles. Enfin, il explique qu'en faisant techouva sur un mal, il faut distinguer les tendances mauvaises des forces vitales qui y sont mêlées, pour les redresser sans les étouffer.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Je vous rappelle où nous en sommes. Nous sommes dans notre édition d'Orot HaTechouva, de Qaret Zion, de Oret Zion, à la page Samekh Guimel, Samekh Dalet, au déduit Pérechtet, dont le titre est Erech HaRatzon, Amid Galel, Yedé HaTechouva. On traduit peut-être la dimension de la volonté qui se révèle à travers la techouva.

Le dernier cours, nous avons longuement parlé de cette situation, de cette personne qui vit constamment l'état de vouloir faire techouva dans le cas où il le faut. C'est-à-dire une situation constante dans laquelle la personne est prête à faire techouva. C'est ce qu'on a désigné ici en termes de Kviyut HaMarshabah Sheilatechouva. Ou bien, au début du paragraphe suivant: Hachouva, Hachouya, Balév, Tamid.

Et très vite, le Rav insiste sur le fait que cette situation se traduit par une vitalité spirituelle. Cette techouva, quand elle est vécue de façon constante, n'est pas simplement quelque chose qui donne une tranquillité de conscience. C'est une situation qui est appelée à appeler, qui appelle vers elle.

L'esprit qui libère en elle la neshama. La raison d'être de cette tendance, de ce vouloir de techouva constante, c'est que l'âme est présente et vivante en lui, et que l'homme qui vit cela tient à laisser cette vitalité constante qui appelle. Le Rav dit: cela s'appelle Rouah rouhanit, Rouah HaKodesh, tout un monde. C'est un thème dont nous avons déjà parlé.

Dernièrement, j'insiste beaucoup sur ceci, parce que l'aventure de la techouva est parfois une aventure qui ne peut se traduire que par un rapport à un problème de conscience, un problème moral, et c'est vrai que c'est cela. Mais l'issue de cette dynamique, de cette capacité de vivre, c'est une vitalité spirituelle, c'est une qualité de vie.

C'est d'une part au niveau de l'esprit qui l'accompagne, d'autre part au niveau de la présence intérieure de l'âme. Et c'est ce que nous allons voir maintenant. Si vous voulez, prenons à la page Samekh Dalet, la troisième partie de notre paragraphe Alef, page Samekh Dalet, qui commence par Ratzon Abba Mikoh Hachad HaTechouva. Tu as ça, Arthur ? Ça va ? Jonathan ?

Bon, on va lire ça doucement.

C'est l'indépendance totale de l'esprit. Et bien que l'intention soit consacrée au bien, par la profondeur de la techouva, le bien est consacré à la vérité de l'esprit et de sa puissance, et ainsi de suite. Toutes les expériences religieuses, toutes les ressources que la techouva apporte au monde, s'éloignent de la bonne fondation de leur vie.

Revenons à notre texte. Cette volonté qui s'exprime à travers la volonté de la techouva. Cette volonté qui est l'issue de cette techouva.

Qui libère la volonté. Qui libère la bonne volonté. Cette dimension de volonté qui s'exprime à travers la techouva, c'est une dimension profonde de la volonté. Hou ha ratzon ha amok shel om eka chayim: c'est la volonté profonde du fond de la vie. C'est-à-dire au niveau de la conscience humaine, en nous-mêmes: c'est ce que nous portons au plus profond de nous-mêmes.

Pas cette volonté superficielle qui s'occupe des aspects légers, extérieurs de la vie.

Le noyau le plus intérieur, la base de notre vie, c'est l'essence même de la neshama. C'est-à-dire que nous sommes, dans l'aventure de la techouva, en train d'écouter pleinement le fond de notre âme. Nous libérons peu à peu la voix de notre âme intérieure.

On permet à cette âme de s'exprimer, on permet à cette âme de diriger, et cette âme qui parvient à s'exprimer, ce sont les dimensions les plus profondes de l'être. Ce n'est pas tout le monde qui a le privilège de faire vivre son âme en soi. Dans les grands textes, on parle du fait que ce n'est pas tout le monde qui a ce droit.

De rencontrer sa neshama au niveau existentiel. Chez certaines personnes, cette neshama n'est pas présente. Le comportement est tel que la neshama ne veut pas être là. Le comportement est tel que la neshama quitte plus ou moins le corps. Et à travers l'effort de la techouva, de la remise en vie des grands principes du bien, cette techouva permet à notre âme de reprendre le dessus, d'apparaître pleinement.

Et l'homme, du fait de la présence de cette neshama, s'approfondit. Les dimensions les plus profondes de l'être vivent et sont conscientes. Au lieu de vivre ces dimensions dans une sphère de subconscient, plus ou moins cachée, les dimensions du bon vouloir sont présentes et fortes.

Ces dimensions profondes qui apparaissent dans la techouva, le Rav les appelle Atsmiu Tagmoura Shedanechama. C'est l'essence même de notre âme. Le Rav va faire évoluer notre texte vers quelque chose d'essentiel, qui est le niveau le plus profond et le plus essentiel de la création de l'homme. C'est-à-dire que l'homme est un créateur.

Mais la dimension la plus essentielle de sa création, c'est le fait d'avoir des enfants et d'apporter dans ce monde des êtres. Et l'être qui apparaît dans ce monde par la filiation dépend énormément de l'âme qui habite cet enfant, laquelle dépend énormément de l'état d'esprit des parents. Il y a un texte...

En général, nous lisons avec les Khatanim, avant leur mariage, un texte qui s'appelle Igueret HaKodesh du Rambam. Ce n'est pas l'Igueret HaMoussar du Rambam, c'est l'Igueret HaKodesh, qui n'est pas… Il n'est pas sûr que ce soit le Rambam qui l'ait écrit; il semble que ce serait plutôt son maître, Rabbi Yitzhak Saginagor, qui était aveugle, et qui explique…

Il raconte en long et en large comment vivre la relation de couple pour que l'enfant soit béni. Il insiste énormément sur l'état de conscience des parents au moment où ils préparent cet enfant, le « commandent ». Il insiste énormément sur le fait que l'enfant est l'expression de l'état de conscience des parents.

Ce que dit ici le Rav va dans cette direction, vous allez le voir tout de suite. Le Rav dit: cette personne qui a fixé la techouva dans son cœur, l'installe au fond d'elle-même et permet à l'âme, dans toute sa profondeur et sa grandeur, de s'exprimer, d'habiter l'être et d'habiter la conscience. Le Rav exprime cela en termes de nikva atov.

Be'amitata she la neshama ou maouta: le bien s'installe dans l'authenticité de la neshama. Et voyez les trois dernières lignes, ce qu'il dit, dans le sens dont je vous parlais. Oumimela, à la suite de cela, kolam shachot atoldatiot, qui est une des conséquences au niveau de toladot, c'est-à-dire des dérivés, ou disons des descendants.

Zera, che bal chouva emet mevi l'olam: qu'en chaque descendance, chaque enfant qu'un baal techouva authentique apporte dans ce monde, nishav or hachayim shelahem mi yesod ha tov: il y a une lumière de vie installée en eux, qui tire ses forces de la base même du bien, yesod ha tov.

Veem, hem baalei neshamot meirot: ce sont ceux qui portent des neshamot pleines de lumière. Shaora ideal iche la kedoucha, la lumière idéale de la Kedoucha, safouk bein, en est imprégnée. Des êtres pleins de spiritualité, pleins de contenu: des enfants de baalei techouva …

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