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Volonté et conscience dans la téchouva selon le Rav Kook

Pourquoi la prise de conscience du mal freine d'abord la force, puis la rend au service du bien.

27 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Volonté profonde, âme et techouva constante, 47 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente un passage d'Orot HaTshouva du Rav Kook sur la teshouva comprise comme épanouissement de la personnalité. Il montre que le retour sur soi passe d'abord par la retenue et le rejet du mal, qui peuvent sembler appauvrir, avant d'aboutir à une vitalité accrue dans le bien. Il présente aussi une seconde voie : l'énergie qu'on a déployée dans une faute, sa fougue, peut être récupérée et orientée vers le bien.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Page Samechvav, dans Orot HaTechouva, on prend le paragraphe Zayin. Vous voyez ça ? Samechvav, c'est une page sur la droite, au bas de la page. Tu vois ? Yeshri Saron, Samechvav, au bas de la page. Tu vois ça, Ilan ? Samechvav, au bas de la page. Ilan, si tu veux, lis ça doucement, tout le texte. Ensuite on rentrera dans le texte, mais lis-le doucement. Je t'entends, je t'entends. Yeshri Saron.

Le Chassol est le fondateur de la techouva. Le passage suivant est inaudible: il revient plusieurs fois sur les mêmes mots, sans phrase intelligible.

Dans le rapport

Par rapport à la techouva, le Rav insiste en fait sur deux positions qu'il y a dans ce contexte. Dans la techouva, une partie de nos démarches, c'est sûr, est la prise de conscience de quelque chose qui est mal fait. Et la prise de conscience du mal nous oblige en fait à nous corriger, à changer notre chemin, à nous freiner, à nous retenir,

à ne pas faire ce que l'on faisait. Et dans ce sens, ce n'est pas forcément une expansion de la personnalité qui est vécue à travers ce moment du travail sur soi-même, mais au contraire une retenue de soi-même. Ce qui fait que, quelque part, cette retenue risque, de fait, de diminuer notre force. Et c'est ce que le Rav appelle ici, en termes de techouva,

Némouha. Par contre, l'esprit qui nous mène à faire techouva, c'est cette prise de conscience, cette volonté de grandir près de D.ieu, de faire Sa volonté. Et dans ce sens, tout ce cheminement de techouva, qui a pour but de nous permettre de nous épanouir, fait aussi partie de la techouva. C'est la fin, disons, de cette techouva, qui va pouvoir nous permettre

d'aboutir à un comportement dans lequel on va être en rapport avec la volonté divine, qui espère qu'on pourra être béni par cette volonté, avoir plus de force, nous développer, nous épanouir dans ce sens. Et ça, c'est ce que le Rav appelle ici, en termes de techouva. Il y a un jeu entre les deux. Quelqu'un qui fait techouva, d'une part,

espère arriver à ce niveau où il va épanouir sa personnalité à travers la techouva, en s'accordant avec la volonté du Bon. Mais de notre côté, il est conscient qu'il va falloir, quelque part, changer son comportement, rejeter certains comportements, en choisir d'autres.

Alors je vais reprendre le texte qu'on a vu. Le Rav dit comme ça: Yesh, Chesron, Petrunatash et la Tchouva Anemouha. Qu'est-ce que c'est que chesron ? Monk.

Donc il y a un manque, qui touche, qui provoque une perte au niveau de la personnalité. Parce que, quelque part, ce qui était pour cette personne quelque chose qui faisait partie de sa vie, à travers son analyse de techouva, elle est en train de s'interdire une partie de son activité, une partie de sa vie. C'est un manque. Le Rav dit la phrase suivante:

L'Egmar Bishula, Chisaron Zé, ce mangue, Mith Malé, se remplit, se complète, disparaît, c'est plus un mangue. Kahacher, Baham, Archeveta Tshuva, l'Egmar Bishula. Lorsque sa pensée de techouva, sa dynamique de techouva, son intention de techouva, l'Egmar Bishula.

Qu'est-ce que c'est que Bishula dans ce sens-ci ? Ce n'est pas de la cuisine. C'est dans le sens de ce qu'on appelle un fruit basheb, parce que c'est un fruit qui est mûr. G'mar Mishula, la fin de sa maturité. Lorsque la techouva arrive réellement à sa maturité, à ce pourquoi on s'est engagé dans la techouva, quand elle arrive à sa maturité, à sa plénitude, I mitachedet az, cette première techouva mitachedet,

s'unit im Hachouva El Yonah, avec une chouva désignée ici en termes de chouva El Yonah, supérieure, spirituelle. Donc le but, c'est quoi ? Chekol Hikar Kavanata. Hikar Kavanata, l'essentiel de l'intention de cette chouva El Yonah, de cette chouva spirituelle. Lobeach Lashataras. Elle n'est pas dans

Achelashat ha ratzon. Tu as le texte de la 3e ? Le faiblissement de la volonté, ou bechevirat ha ofi, par le fait de briser ofi, le caractère. Pas yofi, ken ofi, de briser le caractère de l'homme, a ishi, personnel de l'homme. Ce n'est pas ça. Pas ça, se mouchech. On ne mouchech pas, on ne se limite pas.

Je ne cherche pas à briser les mauvaises tendances, mais au contraire. Kiyim ve'imuts retsonos. C'est le mot omets, qui veut dire force, puissance. Imuts retsonos, c'est son but: renforcer sa volonté. Ve'hagbarat ha'erer shelishito. Hagbara, c'est renforcer, agrandir; ha'erer shelishito, la valeur de sa personnalité.

Le but de la techouva, finalement, c'est de s'épanouir. C'est ce qu'on cherche. La techouva a pour but d'arriver à une vitalité dans laquelle l'être s'épanouisse. Tout ce qu'on a fait jusqu'à maintenant, même les étapes qui ont précédé cet épanouissement, où l'on a appris peu à peu à contrôler ce qui était mauvais en nous et à changer ce qui était mal en nous pour permettre au bien d'apparaître, c'est finalement pour permettre à la personne de s'épanouir pleinement.

Bref, ce comportement-là, de cette techouva éleonah, asdonot mitapachot les chouyot. C'est un terme qui revient très souvent chez le Rav à propos d'une techouva qui est une techouva béarava. Asdonot, zadon, mezid: ce sont des fautes volontaires, faites à l'époque par la personne. Elle a fait une faute volontairement parce qu'elle ne savait pas, elle n'était pas prête à

faire les choses bien. Elle était encore prise, attachée à ces mauvaises tendances, et elle a fait des fautes. Maintenant, le but de la techouva, c'est de récupérer la personne pleinement et d'utiliser de façon optimale

l'expérience qu'elle a eue, même de ses fautes. Quand peut-on dire que s'donot ne fachot esruyot ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Quel peut être un exemple de s'donot ne fachot esruyot ? Les esruyot, ce sont des forces qui nous font vivre encore plus. Des fautes qu'on a faites créent chez nous des problèmes de conscience, certes. Mais

si l'expérience que j'ai d'une chose mal faite m'a permis de prendre conscience que c'est mal, et que le fait d'avoir rejeté ce mal me permet de vivre encore plus, la vie que j'ai acquise à travers mon mouvement de techouva est renforcée aussi par le fait que j'ai eu la force, et que je suis conscient, d'avoir rejeté le mal en moi.

Le rejet du mal pour permettre le bien renforce encore plus le bien. Asdonot mechachot eschouyot: ce qu'il dit ici en termes de veshuv racha mirishato, parce que le racha fait techouva sur sa reshaut, sur sa méchanceté. Ve'asa mishpat utzdaka: c'est arrivé.

Vivre une vie de mishpat, de droiture, de tsedaka, de charité. Aléhem ou Yichie ? Non. Je me demande, dans la pensée du Rav, ce qu'il veut dire par aléhem ? Est-ce uniquement sur mishpat ou tsedaka ? Et qu'il peut maintenant vivre sur mishpat ou tsedaka ? Ou est-ce même plus que ça ? C'est le fait que, aussi, …

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