Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Techouva, création et nature humaine selon le Rav Kook

Pourquoi l'homme peut corriger rétroactivement son passé, selon Orot HaTechouva et le sketch de la création.

50 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Création, volonté et élan intérieur vers le but, 1 h 04

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le début du Perekh de Rav Kook sur la techouva (le repentir et le retour), qu'il présente comme une nécessité inscrite dans la création de l'homme : un être libre peut se tromper, et c'est précisément pour cela que Hachem lui a donné la capacité de corriger rétroactivement son passé. Il s'appuie sur l'image de la digestion, où l'on rejette ce qui nuit, pour expliquer la vidange des actes, des impressions et des pensées mauvaises. Le cours s'achève sur la lecture du texte où la techouva dévoile des mondes entiers et fait tomber l'écran qui cachait la vision.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Si vous voyez le titre, tu vas lire le titre, Nathaniel. Très fort: Hechreḥiout, Metsiout HaTechouva, Hachoulata Ba'adam, Ba'olam, Ouvikhnesset Israël.

Quand tu n'étais pas là, on a lu le titre du Perekhei, à la page Mem Aleph. Et ce qui a été lu, c'est le Perekhei, ça peut être dit. Tout est du début du Perekhei. Le titre, tu vois, Hechreḥiout, qui veut dire l'obligation, disons la nécessité absolue dans la vie, compte tenu, tout ça n'est pas dit, mais compte tenu de la complexité de ce que c'est que le…

Projet humain, et que dans sa complexité l'homme est certainement voué à un programme dans lequel il apprend à vivre peu à peu, comme l'enfant. Nous sommes de grands enfants. C'est très net au niveau de l'enfance, mais ça continue à l'être au niveau de l'adulte aussi. On apprend à vivre jusqu'à la fin de notre vie.

Et à travers cet apprentissage, il y a des erreurs, il y a des corrections, et on fait une partie de notre vie: prendre une leçon de ce qui se passe et faire à chaque fois un bilan, un retour en arrière dans lequel on fait techouva et on corrige rétroactivement des fautes, et on décide d'aller dans d'autres directions. Et donc la techouva…

Dans toute sa complexité, aussi bien dans les décisions à partir de maintenant que dans cette zone encore beaucoup plus délicate, beaucoup plus belle et plus merveilleuse, mais profonde, qui est la capacité de corriger rétroactivement notre passé. Et ça, c'est quelque chose qui ne se retrouve pas partout dans l'aventure de la création. La plupart des événements dans la création sont des événements qui, une fois qu'ils sont faits, sont faits, c'est bon.

Mais dans l'histoire du nefesh de l'homme, il y a cette chose-là: on lui permet de se corriger, d'apprendre, parce que l'aventure est tellement complexe qu'on lui a donné cette possibilité. En fait, tout comme il a donné à l'être humain la possibilité de parler, la possibilité de créer, d'écrire, de créer, il a donné en plus la possibilité de corriger rétroactivement son passé.

J'ai un sketch que je vous ai fait jouer plusieurs fois, mais que j'aime beaucoup. C'est le sketch dans lequel, après la création du monde, avant la création de l'homme, HaKadosh Baroukh Hou réunit toutes les forces de la création et leur dit: j'ai l'intention de faire un homme. Ils m'ont demandé: qu'est-ce que c'est qu'un homme ? Un homme, c'est quelque chose qui est à l'image de Dieu, mais qui, d'un autre côté, réunit en même temps

un côté animal et un côté divin. Et ça doit vivre ensemble. Et tous les présents, tous ceux qui étaient présents dans cette présentation de l'homme par HaKadosh Baroukh Hou au monde, disaient: « Seigneur, mais c'est… l'air, c'est pas possible, ces choses. Un animal qui doit avoir un comportement divin en même temps ? L'animal, c'est plein de force, d'instinct, des choses aveugles. Comment faire pour mettre ça ? C'est pas possible. » Le Maître du monde leur dit: « Oui, mais sachez…

J'ai donné, j'ai vu, on va voir ensemble si c'est vraiment possible. Je veux que cet être qui va être créé ait la possibilité de se corriger rétroactivement. » Et dans ce sketch, je raconte qu'on passe à toutes les forces du monde pour voir si c'est possible de créer un être qui peut se corriger rétroactivement. Et après une journée de travail et encore une seconde journée de travail, vous voyez, finalement,

on dit oui, c'est possible. Il va pouvoir se corriger rétroactivement. Oui, réponse oui, alors on y va. Alors on fait ce projet-là. Et c'est comme ça qu'il faut comprendre ce qui est dit dans la tradition juive, que Techouva kadma la'olam: avant même que le monde ait été créé, l'idée de la techouva était déjà en marche. Sinon, on ne peut pas concevoir

un monde, dans sa complexité, et dans son désir de perfection qu'il porte en lui-même, et en même temps la difficulté qu'il y a, c'est pas possible de concevoir une chose pareille. Avec Chouva, c'est un projet qui a un sens. Comment ? Je présente ça comme ça, en disant: disons que c'est pas une chose évidente.

C'est pas une chose évidente. Un kabbaliste peut faire tout ce qu'il veut, c'est sûr. Mais le projet en lui-même, par rapport à ce qui a été créé jusqu'à ce jour, est un chidouch énorme. C'est autre chose. C'est pas ce qu'il y avait jusqu'à maintenant. Maintenant c'est autre chose. Le monde animal n'est pas comme ça. Le monde physique n'est pas comme ça. S'il y a parmi vous quelqu'un qui a… Sinon, je vais chercher. On va… Non, laisse, c'est pas sur place.

Donc je reprends le titre: Hechreḥiout, Metsiout HaTechouva, Hachoulata Ba'adam, Ba'olam, Ouvikhnesset Israël, qui est la nécessité absolue, vu la complexité, c'est pas dit, de l'être humain, de l'existence de ce processus qui s'appelle HaTechouva, et de son action dans l'homme.

Mais pas uniquement dans la saisie que le Rav Kook, qui dans sa grandeur saisit les dimensions de la totalité, le monde entier. Il y a dans le monde, et au niveau aussi du collectif d'Israël. Pas uniquement au niveau de l'individu, mais au niveau du collectif aussi, pour pouvoir faire techouva à un niveau collectif. Ça veut dire quoi, Hachoulata, qui agit ? Ouvikhnesset, et son action.

Et c'est quoi, l'obligation de l'existence de la techouva ? C'est-à-dire qu'il est absolument nécessaire: si on parle de création d'un homme, dans toutes ses complexités, si on veut que cet homme arrive aux idéaux qu'on veut atteindre, avec une dimension de liberté authentique, parce qu'il s'agit de permettre à cet homme d'être un créateur.

Et pour être un créateur, il doit être libre. Sinon, ce n'est pas un vrai créateur. La création, pour être authentique, demande une liberté. Et dans cette liberté, il y a une possibilité d'erreur certaine. Alors, pour créer cet homme avec toute sa complexité, sa capacité de liberté, de créativité, il est nécessaire aussi de lui permettre de faire des choses. Ce projet va sortir un homme qui pourra faire des choses. À ce moment-là…

On peut y réfléchir. Alors, si vous voulez, on va lire notre texte encore. Si tu veux, Netanel, tu continues à lire très fort. On te suit.

La Paracha, la Guemara, la Guemara, la Guemara, la Guemara, la Guemara, la Guemara, la Guemara, la Guemara.

Bahia, Kishe'i, Shlema, Vitechou Natah, Baragah, Chukhanit, Shel, Kol Maaseh Ra, L'chol, Kishouimim, Ta'im, Mukutayim, Abayim Mimimou, Shel Kol Mahashava Ra'a, et Shel Kol Richuk, Mea Tochen, HaAtzili, HaEloui, Bichlan, She'ou Yesod, L'chol Ra.

Alors, reprenons notre texte. La techouva, la hargasha. La hargasha, c'est ? Sentiment. Sentiment, ok. Sentiment.

Et le Rav dit ça de façon très claire: Ayoter brilla chez l'anéphoche. C'est-à-dire que c'est le sentiment le plus sain et le plus sain que l'on puisse avoir. Et il va comparer ça à la digestion. Et dans cette digestion, il y a une étape qui s'appelle aussi rejeter les déchets. Une fois qu'on a mis …

Cours d'Orot veKelim

Dans la même série

Étude du traité Orot HaTechouva du Rav Kook. La téchouva comme force cosmique de réparation et d'élévation, au-delà de la simple repentance.

  1. 27
    Volonté, faiblesse apparente et techouva selon Orot
    Pourquoi la volonté de techouva paraît fragile, et comment elle porte en elle la force de l'âme.
    51 min
  2. 28
    La bonne volonté, source de l'âme selon le Rav Kook
    Le Rav Kook fait de la bonne volonté l'expression de l'âme, et explique comment la libérer dans la vie quotidienne.
    47 min
  3. 29
    Volonté de vivre et étude de la Torah
    Le Rav Kook relie le désir de connaître la Torah au désir de bien vivre, dans l'engagement concret de la vie.
    42 min
  4. 30
    La bonne volonté, fondement de la techouva selon le Rav Kook
    Le Rav montre comment la volonté du bien, portée par l'âme, est l'essence même de la techouva.
    47 min
  5. 31
    Techouva, création et nature humaine selon le Rav Kook
    Pourquoi l'homme peut corriger rétroactivement son passé, selon Orot HaTechouva et le sketch de la création.
    En cours de lecture
  6. 32
    Création, volonté et élan intérieur vers le but
    Le Rav Kook montre que chaque chemin authentique porte déjà la joie de son but, et que la volonté divine agit dans le collectif d'Israël.
    1 h 04
  7. 33
    Le goût du fruit déjà sur le chemin
    Le Rav Kook montre que l'idéal se vit dès le départ, comme le parfum du but qui porte l'effort, et que la paresse en est le contraire.
    49 min
  8. 34
    Techouva, tikoun du futur et contact avec Hachem
    Comment corriger le présent pour préparer l'avenir, sans s'épuiser sur les fautes passées.
    51 min
  9. 35
    Volonté et création : l'union avec le Divin
    Le Rav Kook décrit la dvékout, union de l'âme avec son Créateur, et le rôle de la techouva dans sa libération.
    1 h 00
  10. 36
    La techouva collective et le génie d'Israël chez le Rav Kook
    Comment la techouva individuelle ouvre à la conscience de la providence qui guide le peuple d'Israël.
    52 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav