Torah et volonté : la Torah révèle ce que Hachem veut
Le Rav Nahon explique que la Torah dévoile la volonté divine et oriente la vie vers le bien.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Orot : les trois forces d'Israël et leur équilibre, 52 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon part de l'histoire du Gaon de Vilna et de son condisciple pour montrer que revenir cent fois sur un texte de Torah n'est pas la même chose que l'étudier une fois : chaque retour dévoile des aspects restés hermétiques. Il développe ensuite l'idée que la création répond à un désir de se faire connaître, et qu'Israël est appelé à en être le témoin conscient, la Torah étant un livre d'engagement qui se vit dans la volonté de Hachem. Enfin, il relie teshouva, étude et exigence morale : c'est en corrigeant sa conduite que l'on peut s'approcher de la lumière divine, la Torah d'en haut conduisant à la teshouva complète.
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, il se peut qu'on ait vu ça, mais je voudrais quand même conclure en faisant… On peut regarder ça comme un retour, on peut regarder ça comme un texte neuf, mais je voudrais lire en même temps, à l'intérieur du Perek, le début du Perek, Aleph, le tout début. Le début du Perek, et le paragraphe-tête du Perek, à moins que vous ayez l'impression de posséder ça complètement, mais je…
J'aimerais bien conclure sur ça. On va faire ça d'abord, ensuite on… Vous savez cette anecdote que je vous ai racontée déjà plusieurs fois, mais j'aime la raconter pour que je me la mette dans la peau. Que dans la jeunesse du Gaon de Vilna, tu te souviens de cette histoire-là ? Tu connais cette histoire-là ? Une histoire belle comme ça. Raconte que dans la jeunesse du Gaon de Vilna, il avait une havrouta qui étudiait avec lui. Ils étudiaient au Talmud Torah, ils étaient pratiquement au même niveau l'un de l'autre.
Lui, ils se sont, ils ont grandi, et quelque part dans les années 17-18, ils se sont séparés. Le grand Devin, là, est resté dans le Beit Hamikdash, et l'autre, euh, bon juif, a continué à vivre sa vie de juif, sérieusement. L'ikvot a été une bataura, mais c'est devenu un bon juif, sans plus.
Une vingtaine d'années après, je crois, à Choukazé, le Grand de Vilna et ce bon juif se retrouvent. Le Grand de Vilna, c'est déjà le Grand de Vilna. Et l'autre, c'est un bon juif. C'est marié, une bonne famille, gentil. Ils se rencontrent entre eux et ils parlent. Le Grand de Vilna dit: moi, je me souviens, quand on était ensemble au Beit Hamikdash…
Tu étais… Hachem, enfin, tu te souviens que… Mais maintenant, moi, je suis… Et toi, tu es le Grand Devin. Ma kara ? Alors, le Grand Devin, elle lui a dit, tu sais, tu te souviens, qu'on avait étudié une fois, enodome, mi she chozer le limoudo mea pa'amim, de mi she chozer le limoudo mea vechad pa'amim. Pas la même chose. Quelqu'un qui a étudié cent fois, quelqu'un qui est revenu sur son texte cent et une fois, un texte de Torah, c'est pas la même chose.
Bon, il y a énormément de messages dans ce qui est dit là-bas. Premièrement, il y a un message énorme, qui est le fait que la richesse de la Torah est telle qu'elle dévoile des aspects qui ne sont pas encore vus tant qu'on n'est pas encore arrivé à un certain niveau. Et que le fait de revenir sur un texte change les choses, quand même. C'est un message qui, je crois, est extrêmement important quand on veut comprendre un peu la profondeur du message de la Torah, et la profondeur de la façon dont ce message de la Torah peut, dans notre cas, pour nous qui sommes devenus Israël, s'installer à l'intérieur de notre être.
Et à chaque fois qu'on revient sur un texte, on peut espérer, on a le droit d'espérer, il y a lieu d'espérer, et finalement ça se passe comme ça. Il y a une certaine dimension de chidouch qui se fait. Mais, je sais pas, je crois que c'est important pour chacun de nous de comprendre ce que ça veut dire, un chidouch. Ce n'est pas un aspect complètement nouveau qui apparaît, mais il y a certaines facettes dans la façon de comprendre.
Qui font que certains textes restent hermétiques pendant un certain nombre de temps. On n'arrive pas à comprendre le message. Puis un beau jour, tu ouvres le livre et tu te rends compte que tu as compris quelque chose que tu n'avais pas compris avant. Tout à coup, tout le texte s'éclaire. Il dit: malheureusement, je crains que vous n'allez pas vivre plus de 140 ans, chacun de vous. Mais il faut essayer d'utiliser vos cent quarante ans à venir, béezrat Hachem, pour faire des bonnes hazarot, pour que vous arriviez en haut et que vous fassiez des hidouchim aussi longs.
Maintenant, je reviens sur ces textes. Ce sont des textes que l'on a déjà vus plusieurs fois aujourd'hui. Mais je dis deux textes. Premièrement, celui qui est à la page Samertet. Ça rappelle quelque chose, Samertet ? Ce que ça veut dire, Samertet ?
C'était comme ça que signaient les Sefaradim du vieux Yichouv en disant Sefaradi Tahor. Sans merci, par hasard. Bon, on va profiter que Gary est là pour le faire lire, mais tu vas lire très fort. Tu lis très fort, Aleph. On t'écoute. Close, allez. Et tu lèves ta voix.
Mais il y a quand même un malheur, un malheur, un malheur, un malheur. Et c'est un malheur qui est, à l'idée, un malheur qui est, à l'idée…
Je dis en deux mots, ainsi que je rentre dans le détail du texte.
Ce texte, je crois que vous le connaissez. Ça vous dit quelque chose, ce texte, un peu ? Oui ? Si tu dis non, c'est bien. Ça veut dire qu'il y a encore des chidouches, beaucoup. Je voudrais faire précéder encore ces mots qui sont là, à part… Il y a un texte qui n'est pas le genre de texte que vous lisez, mais qui est un texte de préface, écrit par le Rabbi Chaim Vital, qui est l'élève du Ari. Au début de ses écrits, il a écrit Shmona Shearim,
Qui sont les Shmona Shearim, qui parlent finalement de toute la mystique du monde juif. Et à l'entrée de cette préface, il essaye de réveiller et de faire comprendre un peu quelle est la raison de la création. C'est-à-dire que c'est quelque chose qui nous échappe. On a beaucoup de difficultés à comprendre ce que ça veut dire. Mais il y a une création.
C'est-à-dire qu'il y avait un moment où la création n'existait pas. Puis elle est venue. Et dans les textes sacrés, on nous dit, et ça, c'est la limite du poignon, c'est que dans la vitalité du divin, il y a des dimensions qui s'appellent être connu. Il ne faut pas regarder ça comme une nécessité, parce que…
Nécessité est compris quelquefois comme une faiblesse: j'ai besoin d'eux. Mais il faut comprendre ça comme l'expression de la vie. Je vais vous donner une métaphore que je vous ai déjà donnée plusieurs fois, mais je l'aime donner parce que je pense qu'elle est très, très vraie. La notion de beauté n'a de sens que si elle est perçue. Sinon, qu'est-ce que ça veut dire ? Maintenant, il y a apparemment, et ça, je ne sais pas dans quelle mesure on peut le dire, mais il y a dans la réalité divine qui précède la création une notion intérieure, si on peut parler, on ne peut pas parler, mais qui s'appelle Chem, un nom.
C'est-à-dire que cette réalité-là, cette vitalité-là, cet être, apparemment il porte, pas apparemment, c'est un fait, il porte quelque chose qui s'appelle un nom. Et c'est ça qui se traduit par la création. De la même façon qu'on ne peut pas concevoir une femme, disons, d'une beauté inouïe, si elle ne va pas être vue. Qu'est-ce que …
Cours d'Orot veKelim
Dans la même série
Lois fondamentales de la Torah selon le Rambam. Bases de la foi, unicité de Dieu, connaissance et prophétie.
- 1
Torah et volonté : la Torah révèle ce que Hachem veutLe Rav Nahon explique que la Torah dévoile la volonté divine et oriente la vie vers le bien. - 2
Orot : les trois forces d'Israël et leur équilibreLe Rav Kook décrit trois tendances du peuple au retour en Erets Israël et la nécessité de leur union. - 3
Le navi face à la Torah de Moshé RabbeinouLe navi ne modifie jamais les mitsvot définitives, et sa prophétie se juge à l'accomplissement de ses promesses. - 4
Chabbat, ratson et la Torah étudiée lishmaLe cours relit Mishna Chabbat 'Rabbi Meïr dit' sur la volonté divine, la guématria ratson-Chemot et la honte faite à la Torah.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav