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Chabbat, ratson et la Torah étudiée lishma

Le cours relit Mishna Chabbat 'Rabbi Meïr dit' sur la volonté divine, la guématria ratson-Chemot et la honte faite à la Torah.

52 min

Rav Yaakov Nahon

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le début du Pérek Shishi d'Avot : la Torah étudiée « lishma », c'est-à-dire dans l'intention pour laquelle elle a été donnée, et la manière dont on connaît la volonté divine en accomplissant les mitsvot, notamment Shabbat. Il explique comment la guématria de Ratson et de Chemot (340) éclaire ce lien entre volonté et connaissance du Nom. Le cours aborde ensuite la colère, l'humilité et la patience (erekh apayim) comme conditions de la fidélité à la Torah, ainsi que le sens de la malkhout et de l'autorité des sages.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

C'est le Pérek Shishi, je pense. C'est ce Pérek Shishi qui se présente à nous en termes de Chanokh HaKhamim bilchon HaMishna. C'est-à-dire que les cinq premiers Prakim précédents ont, oui, été écrits directement par la main de Rabbi Yehouda HaNassi lui-même. Mais c'est ce Pérek Shishi qui s'intègre à l'intérieur de la Mishna.

Il n'a pas été écrit par Rabbi Yehouda non plus, mais par des élèves d'élèves, des gens qui sont dans des écoles du genre Baraïta, mais pas la Mishna elle-même. Comment ? Non, je ne crois pas que ce soit ça. Je crois que c'est plutôt qu'il y avait un volume d'enseignement de Torah Chébikhtav comme de Torah Chébaal Pé, et de Baraïta et de Tossefta, qui se sont développés et qui ont avancé depuis Matan Torah jusqu'à cette époque-là. À l'intérieur de tout ce volume-là, Rabbi Yehouda HaNassi a fait un premier tri. Il a pris ce qu'il voulait. Ce n'est pas sûr que ces Mishnayot-là n'étaient pas aussi connues de Rabbi Yehouda HaNassi, mais il n'en a pas choisi. Mais n'empêche que…

Dans les deux générations qui ont suivi, les gens qui ont écrit des Baraïtot et d'autres ont considéré que le contenu de cette Mishna était à écrire, et ils l'ont écrit dans un esprit qui ressemblait beaucoup à celui de la Mishna. C'est comme ça qu'on le présente. Mais finalement, ceux qui sont cités à l'intérieur de ces enseignements-là, ce sont toujours nos Tanaïm classiques qui apparaissent. Tu vois ici, par exemple, qui est-ce qui parle ?

C'est Rabbi Meïr, ni plus ni moins, d'accord ? Parce que Rabbi Meïr est un des élèves de Rabbi Akiva. Oui. Vraiment oui. Un grand élève de Rabbi Akiva.

Je vous propose de reprendre, on va faire ça un peu vite depuis le début, mais enfin je vous propose de reprendre, quoique je ne sais pas si quelqu'un parmi vous a marqué là où on s'est arrêté la dernière fois. Hein ? C'est ça ? Mais on n'a pas fait Beit ? Le Beit de Sopinyan. Bon, ça correspond, parce que je pense moi-même… Alors on va s'y mettre.

Maintenant, ce que je vais vous demander, si vous voulez bien, c'est: j'ai préparé une colonne ici, écrite à l'encre, avec la date d'aujourd'hui. Vous la faites passer, et vous mettez un crochet, vers le bas, avec la pointe vers le bas, devant votre nom. Oui. C'est ce qu'il y a. C'est ce qu'il y a. Ouriel. Yirmiyahou.

Maintenant, il y a quelqu'un qui m'a dit qu'il te connaissait en vieille ville. En vieille ville, c'est qui ? C'était qui ?

— Mais, justement, il n'est pas marqué sur la liste. — Justement, mais là ? Tout à la fin, je ne sais pas. C'est marqué, regarde ici, il est là. — Ah, je n'ai pas vu, je n'ai pas vu. C'est Mouchineau Auriel qui est marqué ici. Auriel. — Oui, il est là. Oui, c'est marqué. Toi, tu l'as marqué ? Mouchineau. Tu ne l'as pas marqué. Il est là. Oui, il est marqué là. Mouchineau Auriel. Ah, c'est un nom doux. Mais non, tu as mis ça, d'accord.

Tu n'as pas mis exactement sous l'ômage. Ah oui ? C'est vrai ? Tu n'as pas fait sous l'endroit où je t'ai dit. Tu n'as pas mis les deux. Et tu n'as pas fait à l'encre non plus ? Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas. Une seconde, viens, viens, viens. Je te dis, alors, je te dis ça. Sa Fatih Jérémie, il n'est pas marqué à ce temps-là. Ah oui, ça, je ne l'ai pas vu. Bon, voilà, c'est tout. C'est quand même quelqu'un d'important, non ? Non, j'ai mis, j'ai mis, j'ai mis. Oui, c'est bon. Bon. C'est bon, c'est bon. Bon, écoutez, je vais lire les noms, et vous allez me dire si ça se passe comme il faut.

Bon, d'après ce que j'ai compris, David et Yal sont là. Ce sont deux aloufim. Qu'est-ce que c'est, David ? Donc tu es un Yal. Très bien. Très bien. On a encore un Etanel qui est un Gath, qui est fait. Maintenant on a Uriel, qui est deux fois, parce qu'il est marqué en haut et en bas, mais ça, c'est le même. Ok.

Je ne sais pas comment les gens se débrouillent, mais moi, j'avais appris P, Q, R, S, T, mais chez toi il y a quelque chose de spécial, Jérémie. Tu es entre Touitou et Vals, alors que tu aurais dû être dans les S, mais tu es plus haut.

Tu es plus haut, d'accord ? Tu écris ton nom avec deux L ou un L ? — Deux L. — Deux L. Comme les bons avions, deux L. D'accord, on avance. Vas-y, Gâte, tu lis. Tu vois où on est ? C'est la Mishna de Beit du Pérek Shishi. Tu lèves ta voix très, très fort.

On s'arrête. On s'arrête pour le moment. Oui. Donc, de quoi s'agit-il ? On est dans un Pérek qui a démarré en termes de Rabbi Meïr qui dit. Qu'est-ce qu'il a dit ?

Rabbi Meïr a dit: Kol ha-osek ba-Torah lishma, d'accord ? On l'avait vu ? On a essayé plus ou moins d'approcher cette notion de lishma. C'est-à-dire qu'apparemment, on peut s'adresser et se rapporter à la Torah autrement que lishma. Qu'est-ce que c'est que lishma ? Non.

Je crois qu'il y a quelque chose que je vais dire qui est à sa place. C'est-à-dire que la guématria du mot ratzon et celle du mot Chemot sont la même. Chemot: Shin, Mem, Vav, Taw, c'est combien ? Et ratzon, on va essayer, mais si je vous dis que c'est ça: Rech, c'est 200. Tsadi, c'est 900. Vav de ratzon, c'est 900.

Deux cent quatre-vingt-seize, et le cinquante de la fin du Noun, ça fait trois cent quarante. C'est là. Donc, ratzon et Chemot ont la même guématria. Il ne faut pas croire, c'est évident, que chaque fois que les guématrias sont identiques, le message est le même. Mais il arrive souvent que la guématria exprime un contenu qui coïncide, et elle vient, disons, donner une sorte de confirmation finale à la relation d'identité. Dire que Chemot et ratzon ont la même guématria, c'est aussi dire que, dans ce cas-là, il y a lieu de chercher une coïncidence entre ces deux notions: celle de le connaître. Parce que quand je connais le nom de quelqu'un, je le connais.

Et notre façon de le connaître, c'est à travers la volonté qu'il exprime sur notre façon de vivre. Parce que quand on écoute les mitsvot qu'il nous dit, on fait sa volonté, et c'est son projet humain qui se réalise comme ça. Et à travers le fait que nous vivons ce projet humain, qui est son projet sur nous, nous connaissons qui il est. Nous comprenons qui il est.

Je prends un exemple. Il m'a dit qu'il faut vivre Chabbat. Je vis Chabbat. À travers ce Chabbat que je vis, dont je jouis et qui me remplit de toutes sortes de choses, je le …

Cours d'Orot veKelim

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