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Moshé Rabbénou, seul destinataire de la Torah

Le Rambam explique pourquoi un faux prophète risque la mort, et ce qui distingue Moshé des autres prophètes.

56 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Moshe Rabbeinu, transmetteur de la Torah et prophète, 27 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon revient sur la transmission de la Torah sheBaal Peh depuis Moshé Rabbeinu, de la Michna et du Talmud jusqu'à la mise par écrit tardive de l'enseignement oral. Il examine ensuite le statut du navi : il peut diriger le roi ou exhorter Israël, mais ne peut pas modifier une mitsva au nom de sa prophétie. Un prophète qui prétend le faire est un faux prophète, reconnu à la vérification de ses paroles et non à un prodige isolé.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On se trouve quelque part autour de la page Lamed Dalet. Ouvrez ça, et essayez de… J'essaie de récapituler un tout petit peu ce qui a été dit. Le thème dont on parle ici est lié à la réception de la Torah. La Torah, vous êtes au courant, nous l'avons reçue par Moshé Rabbénou, et Moshé Rabbénou est quelqu'un de très spécial.

Depuis que la Torah a été donnée, la Torah Chébal Pé s'est développée, mais une partie de la Torah Chébal Pé a été donnée à Moshé Rabbénou sous forme de Torah Chébal Pé. Elle a accompagné la Torah écrite, mais elle a déjà été donnée du temps de Moshé Rabbénou. On essaiera de mettre un peu au clair ce qui est donné ici. Il y a des expressions telles que halakha de Moshé Misinaï qui concernent un peu ce genre de choses. Au fil du temps, les hakhamim sont intervenus.

Une partie du volume de la halakha, et de tout ce qu'on doit apprendre, qui a été transmis aussi oralement, est le fruit du travail des hakhamim. Maintenant, cette Torah Chébal Pé, aussi bien celle reçue au Sinaï par Moshé Rabbénou que celle qui s'est de plus en plus développée au cours des centaines et des milliers d'années de notre histoire…

Elle a été véhiculée pendant très longtemps, pratiquement uniquement, sous forme de Torah Chébal Pé. On avait le droit d'écrire de petits papiers sur le côté pour s'en souvenir un peu, pour aider la mémoire. Mais en principe, par nature, cette Torah Chébal Pé aurait voulu rester orale. Les choses ont avancé, comme vous le savez, pendant très longtemps comme ça, jusqu'au jour où on s'est rendu compte

que ce n'était plus possible de continuer ainsi, on risquait de perdre toute la Torah Chébal Pé. La Torah écrite, elle, est écrite. Et même cette Torah écrite, à certains moments en Israël, du temps du Bayit Richon, on n'en était même pas au courant; certains rois ne savaient même pas qu'il y avait une Torah quelque part, écrite. Cela dépend des époques. En tout cas, les choses en sont arrivées à un niveau tel – on y va, on trouvera ce texte-là – qu'à un moment donné, un grand, grand maître d'Israël, vous savez qui ? Rabbi Yehouda HaNassi aussi.

Il vivait sous le gouvernement romain, mais c'était le frère de lait d'Antonin, et c'était quelqu'un qui était tout à fait chez lui, chez les Romains; il n'y avait aucun problème par rapport à lui. Comme statut, il avait un statut de vice-roi, quelque chose comme ça. Il y avait peut-être des Romains sous ses ordres, mais c'était lui qui commandait pratiquement, et ils avaient une confiance totale en lui. Et il a décidé d'écrire la Michna.

La Michna a été écrite par lui d'une façon très concise, très concise, qui permet en fait un grand, grand volume de haggadah et de réflexion, qui tourne autour de l'étude approfondie à travers la Michna. C'est-à-dire que la Michna est très, très concise, et il y a lieu d'en tirer beaucoup.

On tire quelquefois aussi cela de la Torah écrite, mais ce n'est pas exactement la même chose. La Torah écrite est sûrement beaucoup plus riche en potentiel pour en tirer ce qu'on appelle le pardès. Vous connaissez l'expression pardès ? Pchat, rémez, drache, sod. Écoute, je reviens, ken, je reviens. Mais au niveau de la Michna, la lecture de la Michna, ce n'est sûrement pas simplement le pchat.

Il y a beaucoup de choses qui sont entre les lignes dans la Michna aussi. En tout cas, la Michna a été écrite, et il était question, pendant très, très longtemps, que pratiquement tous les maîtres d'Israël qui se considèrent comme des maîtres d'Israël connaissent au moins la Michna par cœur. Mais vous savez qu'en dehors de la Michna, il existe aussi des recueils écrits de Torah Chébal Pé parallèles à la Michna.

Cet ensemble, ce volume de connaissances, s'appelle, comme on l'a dit, la Baraïta. Le mot Baraïta vient du mot bar, qui veut dire l'extérieur de la Michna, c'est-à-dire… Ensuite, il y a un énorme volume d'exégèses et de connaissances, une partie également indépendante de la Michna, sur des thèmes tels que la mystique juive, et qui ne sont pas forcément écrits dans la Michna.

Cela a accompagné la connaissance juive pendant très longtemps, de façon pratiquement orale, jusqu'au moment où on s'est rendu compte qu'il fallait aussi écrire cette matière. Vous savez donc que cela a été écrit dans les années 300, 400, 500 – cela dépend si c'est à Jérusalem ou en Bavel. Le Talmud de Bavel et le Talmud de Jérusalem ont été écrits, et ils contiennent finalement une très grosse partie de toute l'exégèse qui existe autour de la Torah écrite, de la Michna, de la pensée juive et de la mystique juive.

C'est-à-dire que le Talmud est très, très, très riche. Très riche. Bon.

À l'intérieur de tout cela, quand on est dans de bonnes conditions, Malkhout Israël fonctionne sous différentes forces. Aux très bonnes époques, il y a un roi. Mais indépendamment du roi, qu'est-ce qu'il y a encore ? Il y a des névi'im. Est-ce qu'il y a un Sanhédrin du temps du roi ? Apparemment, oui. Tout cela peut exister en même temps, et cela doit communier.

Maintenant, le rôle d'un navi n'est pas le même que celui des hakhamim. Les hakhamim d'Israël qui ont accompagné l'histoire d'Israël peuvent intervenir au niveau des halakhot. Il se peut qu'un navi, en tant que messager de Hachem, intervienne en tant que tel. Mais en tant que navi, il ne peut pas intervenir dans les mitsvot. Ce qu'il peut faire, c'est intervenir dans le royaume d'Israël pour diriger le roi; il peut intervenir à l'intérieur du peuple d'Israël pour exhorter Israël à respecter la Torah.

Mais certainement pas dire, au nom de la névouah, qu'il a entendu un enseignement différent de la tradition écrite ou orale qui a été donnée à Moshé. Ce n'est pas son rôle. C'est-à-dire ? Comment un Israélite pouvait-il savoir qu'on ne lui donnait pas un de ses propres enseignements à la place d'un enseignement authentique ?

La question, c'est comment un avis… On peut, avec le temps, reconnaître le titre d'un navi qui est comme il faut, un navi kacher. Lui aussi, c'est son rôle, il le connaît lui aussi. La difficulté, c'est de savoir comment un navi est considéré comme kacher. Apparemment, on va en reparler un tout petit peu, mais apparemment c'est l'expérience du navi qui va le montrer. C'est-à-dire que ce navi va une fois, et deux fois, et trois fois, et quatre fois…

montrer qu'il sait ce qui va se passer, faire même éventuellement des prodiges. Mais c'est la continuité de cette personne qui fera qu'avec le temps elle est reconnue comme navi d'Israël. On ne peut pas justifier le navi simplement sur la base d'un prodige ou deux. On verra un peu ce que dit le Rambam là-dessus. Kémy.

— Vous aviez dit qu'à l'époque des Melakhim, il y avait beaucoup, beaucoup de prodiges. Beaucoup de névi'im. Il y avait des écoles de névi'im. Que toute la population était névi'im, …

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