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Tristesse, faute et âme blessée selon Orot Israël

Pourquoi la tristesse surgit sans cause apparente, et comment la techouva soigne l'âme d'abord par le corps.

39 min

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : La Gueoula et la nature de l'âme d'Israël, 49 min

En bref

Le Rav Yossef Benshoushan explique que la tristesse profonde que l'on ressent sans en connaître la cause vient de l'âme (neshama) blessée par nos mauvaises actions, nos traits de caractère négatifs et nos conceptions erronées, et que le seul remède durable est la techouva et le retour à la Torah, non les distractions. Il montre que la faute commence bien avant l'acte, par la dégradation progressive de la personnalité, et compare la réparation à celle d'un arbre replanté dans un terreau adéquat, qui exige du temps. Il rappelle enfin que la Torah est la nourriture propre de l'âme juive, au même titre que le corps a besoin de nourriture.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, Pérek Yudalet Pisqa Vav. Ça n'a pas ouvert le livre ? C'est bon ? Ça fait le texte ? Pérek Yudalet Pisqa Vav. Alors. Kesheshualim. Me'echan ha'atzvout ba'a, c'est-à-dire qu'ils ont besoin de se défendre du bonheur des actes, des fausses pensées, des fausses pensées sur la neshama.

She to'emet le chusha achoder et meriroutam, et nesledet, nefhedet, et atouva. Et quand l'or de la techouva apparaît, et le bon vent, quand il s'améliore à son fondement, un signal de joie et de joie s'ouvre, et la neshama s'éloigne de la joie des étoiles, et quand l'exercice de l'actualité lui prend le fondement de ces émotions amusantes.

Yotselaor, Amoussar, Ataor, Elyon, Amatliach, Etachayim, Behouto. Traduisons. On se poserait la question de savoir d'où provient la tristesse. Comment se fait-il que, de temps à autre, on se trouve plongé dans une tristesse profonde ? C'est Khiliftor, la solution.

Ma shéfa shalamahasim. De l'abondance des actions. Quelle est la réponse à cette question ? La solution ? Donc, cette tristesse provient de l'abondance des actes, des traits de caractère et des conceptions négatives sur l'âme. Et elle goûte en eux avec sa sensibilité si développée. Leur amertume. Et voilà qu'elle en est repoussée.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Il s'avère qu'il nous arrive très souvent de nous comporter d'une certaine manière, ou bien d'avoir des traits de caractère, ou une conception totalement tordue, à l'encontre totale de la nature pure et sainte de l'âme.

Et chaque comportement de la sorte réalise un coup de poignard dans le dos de l'âme, et le sang gicle de tous les côtés. Nous, on n'en est pas conscients. Tu fais une mauvaise action, tu ne te sens pas tellement effrayé. Mais l'âme, elle, au plus profond d'elle, souffre énormément. Et souffrant énormément, elle émet des messages de détresse, de tristesse, de peur, d'angoisse.

Et au fur et à mesure, tous ces messages flottent dans notre conscience, et on ne sait pas d'où ça nous vient. Après quelques heures, après quelques jours, on ressent une profonde tristesse. Alors on essaie de la faire passer en allant manger une bonne glace, en faisant une petite balade. Ça ne sert à rien: la tristesse continue d'être.

La véritable solution pour faire passer la tristesse, c'est d'arrêter d'assassiner l'âme, d'arrêter de la poignarder et de panser ses blessures. Comment fait-on ça ? Qu'est-ce qui nous est arrivé ? Qu'est-ce que ça veut dire, un événement ? Ça, c'est un manque de créativité. C'est au niveau de la conscience. Mais rater un examen, c'est aussi une faute. Parce que si j'ai raté cet examen, c'est parce que je ne me suis pas assez préparé. Donc j'ai un sentiment de culpabilité.

Ce n'est pas par hasard, ce n'est pas par miracle que j'ai raté cet examen. Si je m'y étais préparé comme il faut, j'aurais réussi. Un examen, ce n'est pas un jeu à la loterie: c'est vérifier tes connaissances. Il s'avère que tu croyais au miracle, que sans te préparer, tu réussirais. Et il s'est avéré que non. Et donc tu es assez attristé, d'accord ? Ta tristesse n'est que la répercussion de la souffrance de l'âme.

Si je te mets un poignard dans le dos, ça fait mal, d'accord ? C'est pareil pour l'âme. Quand tu manges, c'est mettre un poignard dans le dos de l'âme. De quel agressif ? Ce sont des comportements mauvais, sales et moches. On parle de ce que toi tu fais, pas de ce que Hachem fait. Quand tu vexes ton copain...

Ce n'est pas Dieu qui a vexé ton copain, c'est toi qui as vexé ton copain. D'accord ? Donc ce comportement sale et vil est insupportable à ton âme. Ça la déchire. Elle en souffre énormément. Elle s'attriste parce que c'est contre nature.

La nature de l'homme est de se comporter de manière droite. Dès qu'il ne se comporte pas de manière droite, il va contre nature, donc il détériore sa nature, il la détruit. La nature en souffre. C'est simple. Le problème, c'est que nous, on n'en est pas tout le temps conscients, parce que nous n'avons pas une conscience de notre âme. Tu as une conscience parfaite de ton corps, tu comprends ? Tu sais que tu as chaud, que tu as froid, que tu as faim, que tu as mal au dos, que tu as mal aux pieds.

Certains parmi nous ont une conscience de leur nefesh. Tu ressens un besoin de relation sociale, quelque chose d'un peu plus profond que manger et dormir, tu comprends ? À part les gens primitifs: il y a des gens qui ont bien mangé, bien bu, qui ne manquent de rien dans la vie. Oui, c'est tout. Comme un chat: il n'est pas triste parce que, je ne sais pas, personne ne vient lui parler aujourd'hui. Il a bien mangé, il a bien dormi, d'accord ? Il y a des gens qui sont à un niveau animal.

Donc, quand je dis que la plupart d'entre nous ont une conscience du nefesh, plus profondément, une minorité de l'humanité a une conscience du roua'h. Ça veut dire de ses besoins intellectuels. Quelqu'un qui est totalement primitif, qui a bien mangé, qui a bien bu, ça ne le dérange pas énormément s'il n'a pas lu un bon livre de philosophie ou une équation à trois inconnues. Ce n'est pas exactement ça qui manque dans la vie. C'est complètement égal. Il n'en est pas conscient, bien que son roua'h en souffre. Mais il est tellement loin de son roua'h qu'il n'est pas du tout à l'écoute.

Il y a des gens, un peu plus élaborés, un peu plus développés, qui ont une conscience. Ils sont connectés de manière constante avec leur roua'h. Ils ressentent ce dont le roua'h a besoin. Ils se disent: « J'ai bien mangé, j'ai bien bu, je suis allé faire un petit tour avec des copains, j'ai fait de la musique, tout ça c'est sympa. Mais j'ai une soif de connaissance, de m'emplir de connaissance, d'idéaux. Sans ça, je me sens vide. » Ce n'est pas tout le monde qui ressent ses besoins et qui comble ses besoins. C'est une minorité de l'humanité. Et une toute petite minorité, tellement minoritaire que c'est indescriptible.

On a une conscience de neshama. La neshama, c'est bien plus profond, c'est marqué dans le Zohar: que la neshama pénètre le corps comme le corps pénètre dans les chaussures. Combien de ton corps peut pénétrer dans tes chaussures ? Une partie infime: seul le bas de ton corps pénètre dans les chaussures. Plus ou moins comme cela, ton âme, ta neshama, pénètre dans ton corps. C'est-à-dire que tu en es conscient. Tu es conscient de ses besoins, de ses satisfactions, de ses déceptions, etc.

Il y a des gens, de très grandes personnes, des géants, qui ont une conscience absolue de leur neshama. Ils savent exactement ce qu'elle ressent, quels sont ses besoins, quand elle est satisfaite, quand elle est déçue, quand elle est enthousiasmée. Ils le ressentent comme toi tu ressens, comme moi je …

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