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L'âme d'Israël, miette de Knesset Israël

Le Rav explique que l'individu doit se fondre dans l'âme collective du peuple, comme une branche de l'arbre.

40 min

Rav Yossef Benshoushan

Ensuite : La prière, service du cœur selon le Rav Kook, 50 min

En bref

Le Rav Yossef Benshoushan commente la fin d'Orot Israël du Rav Kook : l'aspiration à se fondre totalement dans la collectivité d'Israël n'est pas un nationalisme comme les autres, car elle est une soif de Dieu et de la Torah, et elle élève l'individu à l'idéal du peuple. Il explique que chaque Juif est comme une miette ou une brindille rattachée à l'arbre de Knesset Israël, et que la force de vie et la délivrance dépendent de ce lien. Il conclut que, pour ramener les Juifs éloignés de la Torah, il faut un amour sincère et sans rancune plutôt que la critique, en combinant la fidélité aux anciens et l'énergie de la jeunesse.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est donc, on y va: Orot Israël, page Kouf Mem Zayin, paragraphe Vav. « Adam Yisraël, chou rotsé l'Escot leor Chayim b'Emet, tsarechou shiaskeim l'yot shotel atsmo b'Knesset Yisraël ». Si, on va faire: « Adam et Israël, Chou Rotzel, Iskot, Léor, Chaim, Behemet ». En fait, c'est le même sujet. On peut relire, regarde. Atzimaon, on reprend donc: « Atzimaon, i balakoulo berouach Israël, tsaich oulit gaber ». Ça veut dire: la soif de vouloir être totalement englouti dans l'esprit d'Israël doit se renforcer en nous.

L'archov Israéliout, penser de manière israélienne. L'argish Israéliout, ressentir de manière israélienne. Les chiot haïm israéliens, vivre de manière israélienne. Lire Haute Bessimcha d'Israël. Être capable de voir la joie d'Israël. Vouloir voir la joie d'Israël. « Zotim et Gama, Hamouka, Gvoa, Béréchava ». Ceci est un objectif profond et grandiose.

« Meleatel haïm chelkodesh »: empli de rosée de vie, de sainteté. C'est-à-dire: celui qui a en lui ce désir, qu'il sache que la sainteté repose sur lui, et c'est elle qui a suscité en lui ce désir profond.

Et ceci n'a aucune ressemblance avec le sentiment que pourrait ressentir un individu d'une autre nation envers sa nation. Car sur les autres nations, le nationalisme est enveloppé d'énormément de haine des créatures et de méchanceté, de rapacité, sans aucun idéal. Il n'y a aucun idéal dans le nationalisme français, ni encore dans le nationalisme allemand, américain ou britannique. La seule raison d'être, c'est l'intérêt de l'individu. L'individu ne pouvant pas se débrouiller tout seul, ne peut pas faire tout à la fois, on s'unit les uns aux autres pour avoir des services communs: toi tu te charges de la sécurité, moi de la médecine, lui de l'électricité et l'autre du développement agricole, et comme ça on a tous un petit peu de chaque. Il n'y a pas un idéal commun à cette entité nationale. C'est fondé sur un égoïsme très étroit et une haine des autres entités nationales, qui, en fait, risquent d'effacer mon identité.

Ce n'est pas le cas dans le nationalisme israélien, qui a été fondé par Dieu. « Amzou Yatsar »: il y a quelques jours, ce peuple, c'est moi qui l'ai créé. Ce n'est pas une évolution progressive, c'est une création divine. « Tiilatis Aperu », afin qu'il proclame ma louange. Il ne s'agit pas de crier sur tous les toits, « Allahou Akbar », proclamer sa louange, mais de dire Alléluia. Et ça veut dire divulguer la morale divine dans ce monde, par un autre.

L'idéal du nationalisme israélien, originel. Ce n'est pas évident qu'il soit conçu aujourd'hui de cette manière, mais peu importe. C'est Dieu qui a mis en marche cette machine de la renaissance nationale en Israël. Donc, sans aucun doute, cela aboutira à cela: élever l'humanité entière, vouloir le bien de l'humanité entière. Donc, quand un individu du peuple d'Israël veut totalement être fondu dans la collectivité du peuple, par là même il s'élève à la grandeur de l'idéal du peuple.

Mais quand un individu français se fond dans la collectivité du nationalisme français, cela ne l'élève à aucune hauteur morale. Au contraire, cela le fait descendre à la petitesse de l'égoïsme le plus aigu de cette entité nationale. « Moufdel et Merékech d'Ougma et Tselomotolam ». Donc cela n'a aucune ressemblance avec les autres nations, « Chirafoudouar Pessina, Mibriyot, Véricha, Abelot »: l'idéal de la chimie, qui est enveloppé d'énormément de haine et sans aucun idéal sain.

« A Tzima'on et Rouachouma ». Tzion ne la chien pas contre chez nous: cette soif de l'esprit national n'est autre qu'une soif de Dieu. Hors Torah, à la lumière de la Torah. Il se peut qu'il y ait des gens qui, apparemment, se définissent comme anti-Torah, anti-Mitsvot, anti-émouna; du fait même qu'ils veulent le bien de la nation, par là même ils s'attachent à la lumière de la Torah.

Car la lumière de la Torah et l'âme d'Israël n'en font qu'un. La droiture, la sagesse, Chochma, l'intelligence, tout ce qu'il y a de bon et tout ce qu'il y a d'élevé. Donc, cette tendance nationale, cette tendance à vouloir être fondu totalement dans la nation, relève d'un amour profond du développement de Dieu dans ce monde. « Pis Kavav. Adam et Israël ».

Donc, un homme d'Israël, un individu qui appartient à Israël, qui veut mériter la proximité, être à la proximité de la lumière divine d'une manière la plus authentique, doit s'implanter totalement dans la collectivité du peuple d'Israël. De tout son cœur, de tous ses sens, de toutes ses forces, aussi bien matérielles que spirituelles. Il doit s'engager, se mobiliser totalement, de tout son être, pour être une partie intégrale de la nation. « Shiasim Ndegama Traiav ». Il doit donc se prendre comme objectif d'acquérir, selon ses possibilités et ses facultés, les traits de caractère proprement israéliens, comme par exemple rahamanim, bayshanim, gomlé hassadim: c'est un trait de caractère national dans le peuple d'Israël. Ils sont miséricordieux, ils sont timides et ils aiment faire de l'entraide.

Aujourd'hui, ils ne la « foutent » pas. Enfin, c'est une déviation d'un moment donné, une des versions momentanées qui découlent de toutes sortes de causes, que le Rav traite dans son livre Orot. Pour ne pas rester sur la soif, une des causes: le peuple a grandi d'un seul coup, et donc a des aspirations très, très hautes. Il a une âme très, très grande en lui, donc des aspirations très hautes, une faculté d'absorber une émouna très haute et très pure.

N'ayant pas un tel produit sur l'étalage, ce qui est proposé de la Torah est assez bas, au ras des pâquerettes; il est donc frustré de ce qu'on lui propose. Et donc, avec arrogance, il donne un bon coup de pied sur tout ce qui est présenté au nom de la Torah, non pas par haine de la Torah et de Dieu, mais au contraire, par soif des auteurs de la Torah. Mais il ne sait pas s'expliquer à lui-même ce qui lui arrive, donc il pense que dans la Torah il n'y a pas quoi chercher.

Alors il va chercher ailleurs, mais ce sont des puits qui ne peuvent pas lui procurer une eau limpide capable d'abreuver sa soif. Donc il est encore plus frustré. Très frustré, sa colère déferle; il est en colère envers toutes sortes de choses qui l'ont amené à cette frustration, et ça s'exprime par de l'effronterie, de l'audace, etc. C'est une des causes. Le Rav compte pas mal de causes dans Orot.

Mais dans la nature profonde du peuple d'Israël: rahamanim, bayshanim, gomlé hassadim. À tel point que, de manière générale, quand tu sors en chidoukh, en connaissance, avec une personne …

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