Se projeter dans vingt ans pour changer son regard
Imaginer l'enfant et soi-même dans vingt ans pour sortir de la lutte du moment avec un petit de 4-5 ans.
Dr. Michael Aboulafia
Ensuite : Trois clés pour changer de regard sur l'enfant, 5 min
En bref
Le cours propose une méthode concrète pour sortir de la réaction automatique face à un enfant qui s'oppose : fermer les yeux et se projeter dans vingt ans, en se voyant soi-même et en voyant l'enfant adulte, pour préciser ce que l'on veut vraiment pour lui. Le Rav rappelle aussi la pratique de la she'elat halom, la question posée avant le sommeil dont la réponse vient le matin, comme image d'un lâcher-prise sur la volonté de trouver tout de suite la solution. L'objectif est de changer le regard porté sur l'enfant, en le voyant dans une perspective plus large plutôt que dans l'urgence du moment.
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
L'idée, c'est qu'on va essayer d'ouvrir notre façon de penser. Il y a beaucoup de façons d'essayer de penser de façon créative, de sortir de la boîte et de l'enclenchement automatique de la pensée, et d'essayer de se libérer un petit peu. C'est surtout vrai quand on se trouve face à des enfants qui s'opposent à notre façon de fonctionner en tant que parents. Alors la première idée, c'est d'essayer de comprendre comment je vais essayer de sortir un petit peu de cette réalité où l'enfant s'oppose à moi.
Eh bien, il y a une façon très facile de nous réveiller, en plus des façons de penser différentes: c'est d'essayer de fermer les yeux, de voir l'enfant et de se voir soi-même dans vingt ans. Essayer de voir comment l'enfant va être à nos propres yeux, comment nous, nous allons être, qu'est-ce que l'on veut véritablement qu'il se passe dans ces vingt prochaines années. Et à partir du moment où l'on va bien dessiner cette réalité-là, qui va être dans une vingtaine d'années, alors on va pouvoir revenir.
Dans le salon, avec ce même petit de 4-5 ans qui ne veut pas aller dormir. Et puis on va trouver les forces de pouvoir penser différemment à cet enfant, parce qu'on ne va plus le voir maintenant, simplement dans l'immédiat. Et on va essayer, au contraire, de le voir d'une façon beaucoup plus large. Donc à partir de ce moment-là, on va déjà le voir d'une autre manière. C'est comme on dit, par exemple, qu'il y a ce qu'on appelle en hébreu She'elat Halom.
Quelqu'un qui, un peu, ne sait pas quoi faire, eh bien il peut poser la question, et dire Kachem Alamita par exemple le soir en allant se coucher, et le matin la solution lui apparaît. C'est un petit peu pareil. À partir du moment où l'on décharge un petit peu cette volonté de savoir tout de suite quelle est la solution, je pense qu'on peut arriver à une situation dans laquelle on va rêver à l'enfant, on va le voir d'une autre manière. On va changer la position de vie, la vision que l'on a vis-à-vis de lui.
Alors, on va encore donner quelques… quelques formulations de ce type-là. Qu'est-ce qui va vraiment nous permettre de sortir des carcans, des encadrements fermés de la pensée ?
Cours d'Orot veKelim
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