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Tout Israël a part au monde à venir

Le Talmud affirme que tout Israël a part au monde à venir, et examine qui en est exclu et pourquoi.

56 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : D'où savons-nous la résurrection des morts ?, 49 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom et bonjour à tous. Nous continuons notre passionnante et pénétrante étude du Perek Helek, inséré dans le traité de Sanhédrin, à la page Tsadik Hamoud Aleph, c'est-à-dire 90a, qui est, comme vous le savez, le onzième chapitre de Sanhédrin. Est-ce que c'est le onzième ou le dixième ? On en a discuté la dernière fois, de ce que ça signifiait. Donc nous revenons.

À la belle phrase qui ouvre le chapitre: Kol Israël yèch lahèm hèlek lé-Olam Aba. Tout Israël a part au Olam Aba. Ché-némar, ainsi qu'il est dit: Vé-amrou koulam tsadikim, « Ton peuple, ô, sont tous des justes. » Lé-olam yirchou aretz, pour l'éternité ils hériteront de la terre. Où est-il écrit Olam Aba ? Erets, c'est Olam Aba.

Bien que Erets veuille dire la terre, cela peut être la terre d'en haut. Cela peut vouloir dire également qu'il y a un lieu sur la terre: il s'agit d'Erets Israël, qui est le lieu de jonction, le lien entre les deux mondes. C'est la raison pour laquelle la Guemara dit que lorsqu'on chemine, ne serait-ce que quatre coudées en Erets Israël, on n'a pas Olam Aba. Netser mata'aï, ils sont le bourgeon de mes plantations.

Maasé yadaï lé-hitpa'er, œuvre de mes mains pour m'en glorifier. Vé-élou she-énam hèlek lé-Olam Aba, et voici ceux qui n'ont pas part au Olam Aba. Il y a donc ici une contradiction, que nous avons réglée la dernière fois: comment se fait-il que, d'une part, tout Israël a part au Olam Aba, et que, d'autre part, il y en a qui n'ont pas part au Olam Aba ? On avait vu, en se basant sur le texte de la Guemara, que cela veut dire que tout le monde, y compris ceux qui n'y ont pas part, y ont part.

Comment y ont-ils part ? Par des voies détournées, compliquées et tout le reste, mais finalement ils y arrivent. Il y a donc ici une participation au Olam Aba, mais on peut, par malheur, ne pas y participer. Et le problème, c'est de savoir pourquoi. Vous comprenez que la position de base du texte est une position d'ordre optimiste, pardon. A priori, on y a part. Il faut faire des efforts absolument énormes pour ne pas y avoir part. Et même quand on n'y a pas part, finalement, on y a part.

Mais qu'est-ce qu'il faut avoir fait pour perdre son Olam Aba ? Regardez par exemple ce qui est dit ici: il y a toute une liste, hein. Une liste de ceux qui n'ont pas part au Olam Aba. Le premier, c'est HaOmer.

Ein téhiyat ha-métim min ha-Torah, celui qui dit qu'il n'y a pas de résurrection des morts selon la Torah. Vous avez compris l'énormité de ce qu'on vient de dire ? Celui qui dit que. Combien de fois les gens disent des bêtises ? Quelqu'un peut, pour des tas de raisons, dire une ineptie. Une ineptie est un mot français qui veut dire quelque chose de bête, d'idiot. C'est vraiment…

Et donc ça peut arriver. Et alors, à cause de ce que quelqu'un a dit, ou même a pensé, cela pourrait supprimer le Olam Aba que Dieu lui a donné. Vous comprenez, il y a ici un écart trop fort. C'est-à-dire: j'ai Olam Aba, c'est comme ça que je suis fait, je suis une étincelle d'éternité. Et à cause d'une bêtise prononcée à un moment de manque de réflexion, ou de fatigue,

alors ça y est, on perd l'Olam Aba là-bas. Comment cela peut-il remettre en question l'être même ? Comment l'existence pourrait-elle détruire l'essence ? Voyez-vous ? Oui ? D'accord.

— Donc vous voulez dire que quand quelqu'un dit qu'il ne croit pas en la résurrection des morts, ce n'est pas simplement qu'il l'a dit. Il y a quelque chose qui s'ajoute à cela, n'est-ce pas ?

C'est intéressant, ce qu'il dit. Il faudrait comprendre ce que veut dire le mot HaOmer, celui qui dit. On traduit en français « celui qui dit », mais ce n'est pas clair du tout: ça veut dire quoi, dire ? Par exemple, il y a des gens qui vous disent qu'ils ne croient pas en la résurrection des morts, mais qui ont un comportement optimiste. Ce qui veut dire qu'ils admettent la résurrection des morts sans le savoir. D'accord ? Tout simplement pour une raison très simple:

s'il n'y a pas de résurrection des morts, alors cela veut dire que la force la plus grande du monde, c'est la mort. Et elle est plus forte même que Dieu, parce que Dieu donne la vie, mais finalement c'est la mort qui l'emporte. Hein ? C'est Dieu qui donne la mort aussi. Alors c'est encore plus grave: cela veut dire que Dieu, qui non seulement donne la vie, préfère la mort à la vie. C'est-à-dire que, finalement, ce qu'il y a de plus puissant au monde, c'est la mort. Et donc, si tout disparaît, si tout meurt un jour,

alors cela voudrait dire qu'il n'y a en fait pas d'espoir, pas de sens à ce qui se passe. Si l'on croit en quelqu'un qui donne la vie au monde, cela implique obligatoirement la résurrection des morts. Oui ? D'accord.

— Mais dans ce cas, cela voudrait donc dire qu'il y a une partie de notre être qui a sa survie. On peut dire l'âme.

Tandis que la vie terrestre, elle, ne sert à rien, parce qu'elle sera finie un jour. Je comprends. C'est simplement une enveloppe, une écorce. D'accord, c'est une écorce. En fait, je ne peux pas trop ne pas être d'accord avec toi, parce que c'est l'opinion de Maïmonide. Mais il y a quand même un problème: si on admet cette opinion, cela veut dire que les écorces n'ont pas de sens. L'écorce n'est qu'une écorce. D'accord ?

Et ça, c'est embêtant quand même. On peut dire, on peut dire. Mais j'élargis encore plus: le mot de Torah est un événement particulier, mais refuser la téhiyat ha-métim, cela veut dire refuser qu'il y ait un sens. D'accord ? Or il y a beaucoup de gens sur terre qui pensent qu'il y a un sens à la vie. Cela veut donc dire que, même s'ils n'ont pas réfléchi jusqu'au bout, ils admettent la téhiyat ha-métim, la résurrection des morts.

Parfois, il y a des gens qui vous diront: moi, je crois en Dieu. Mais il faut être réaliste: c'est une manière de dire très poliment « je ne crois pas en Dieu ». D'accord ? C'est-à-dire que ce n'est pas toujours la déclaration officielle concernant le monde de la émouna qui est véritablement ce que l'homme pense.

Mais on peut aller plus loin. L'expression HaOmer, par exemple: vous avez souvent, dans la Massekhet Avot, le traité d'Avot, on dit de tel ou tel sage Hou Hayah Omer. Qu'est-ce que ça veut dire, Hou Hayah Omer ? Il avait l'habitude de dire. Les commentateurs disent: il était ce qu'il disait. Hou Hayah Omer, il était ce qu'il disait. Cela veut dire que dire, dans le langage des Hachamim, signifie être entièrement identique à ce que …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Oury Cherki

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