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L'art et la Torah : création humaine et intelligence divine

Rav Benharrouche relie l'art à l'émouna et explique pourquoi la Torah fait descendre le divin dans les affaires humaines.

38 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : De l'Egypte vers Jérusalem, renaître pour évoluer, 1 h 02

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Depuis plus de 20 ans, Katia a commencé sa galerie en organisant l'exposition d'œuvres de Yoël. Depuis l'an 80, aujourd'hui, c'est devenu l'une des plus grandes chaînes de galeries d'art du monde. Et Yoël est vraiment au centre de cette galerie, représentée avec l'exposition dans le monde entier. Et la relation entre Yoël et la famille de Katia, c'est une sorte de 30 ans, parce que c'est une soirée avec le père de Katia déjà depuis 30 ans.

Yoël est un artiste très différent de tous les autres. Chaque artiste est différent d'un autre, mais lui a moins de particularités. Vous allez découvrir vous-même par ses paroles, il n'y a pas besoin d'être expliqué.

Une des raisons pour lesquelles on se rencontre ce soir, c'est qu'en plus du fait qu'il va y avoir un cours, il y aura aussi une exposition autour de vous. On fait cette soirée en l'honneur d'une pièce de théâtre qui est montée en collaboration avec le créateur de la pièce, qui est là et qui est l'acteur principal aussi, Bernard Bittan. C'est lui, en fait, le noyau à partir duquel ce mariage a commencé.

Cette pièce est liée au théâtre du Caméry, qui est l'un des plus grands théâtres en Israël, après le théâtre Habima. C'est le théâtre leader en Israël, de loin. Il y a 900 places, il ne reste plus que quelques dizaines de places. C'est une pièce hilarante, tendre, intelligente aussi. La pièce se passe dans une galerie d'art, et dans cette galerie-là, il y a aussi des œuvres de Yoël.

Tout de suite, la pièce, comme je le dis, elle est hilarante et elle est touchante. Et à la fin de la pièce, le rideau se lève et il va y avoir un vernissage sur scène d'œuvres de Yoël. Il y a donc une très forte mobilité. La pièce est mise en scène par Elie Chouraki, qui sera là aussi.

Et comme je l'ai dit, il reste quelques places. Si à la fin ça vous intéresse, Sandra et Chanel, qui vont s'occuper de vous organiser des places, tout simplement. Il en reste quelques-unes. Voilà. Mais écoutez, bonne soirée. Merci d'être venus.

Et Yoël. Tov. Bonsoir à tous et merci d'être ici parmi nous. Je voudrais remercier tous ceux qui s'occupent de la galerie, c'est-à-dire Katia et Guy, qui viennent de parler, Nicole et Jean-Louis, qui sont mes agents depuis toujours, et tous ceux qui sont autour de ce travail énorme et de cette énergie qui tourne autour de l'art et de la créativité, de la création et de l'embellissement de ce monde sur notre belle terre.

C'est quelque chose de très important, où pour la première fois on a sorti le système de la galerie d'art pour l'associer à de la créativité. En hébreu, Omanout, l'art, et émouna, la émouna, ce sont les mêmes racines.

Vous avez entendu parler de la pièce. La pièce traite d'un sujet très profond, qui pose la question de comment gérer la vie dans laquelle nous sommes. Ce monde dans lequel nous sommes peut être géré par une intelligence humaine, et le judaïsme a choisi que ce monde soit géré par une intelligence divine. C'est quelque chose de phénoménal qui n'existe nulle part ailleurs. C'est-à-dire qu'on fait descendre, on fait intervenir le divin dans nos affaires humaines. C'est quelque chose de jamais vu.

Si quelqu'un touche avec son pare-chocs de voiture le pare-chocs de son voisin, eh bien immédiatement nous avons un livre qui s'appelle Michpatim, qui va gérer ce problème. Et moi, je me pose la question: qu'est-ce que le bon Dieu vient faire en descendant dans les affaires humaines ? Eh bien, en réalité, le judaïsme, c'est ça. On a fait descendre l'infini dans le monde du fini, et toutes les relations humaines sont gérées par un degré qui est objectif et non pas subjectif. Car nous sommes tous inscrits dans un système, limités dans un système de notre propre réflexion, et chacun peut penser qu'il a raison. Il y a donc quelque chose de terminé, de fermé, de sclérosé dans la réflexion humaine lorsqu'elle est seule dans ce monde. Et il y a quelque chose de beaucoup plus ouvert lorsque nous avons quelque chose qui nous vient de l'ordre de l'infini, béni soit-Il.

Ce système-là, c'est en réalité ce dont traite cette pièce de théâtre. Et bien entendu, c'est une explosion de rire, de tendresse, d'humilité et de relations humaines qui vont se gérer au fur et à mesure de la pièce. C'est quelque chose d'extraordinaire, je l'ai déjà vu, c'est pour ça que je vous en parle. Et j'ai hâte de la revoir dans ce décor extraordinaire du Caméry.

Mon travail. Quand je dis Omanout, je choisis le mot parce que Omanout vient du mot Omanout, c'est-à-dire acheminer quelque chose qui est de l'ordre de la réflexion profonde, pour l'adapter et le plaquer sur une œuvre. Et ce n'est pas facile. Ça ressemble à quelqu'un qui écrit un texte, qui écrit une poésie, qui écrit une histoire, qui écrit un livre. Je suis face à une page blanche, à une feuille blanche, mais c'est la même chose: je suis face à une toile vierge.

Et une conversation commence à se créer entre la toile et le peintre. En tout cas, chez moi, c'est comme ça. C'est-à-dire que la toile me parle et je lui réponds. Et la toile me demande: « Est-ce que, s'il te plaît, tu peux me mettre un petit point rouge à droite ? » Et je lui pose la question: « Où est-ce que tu veux exactement ? » J'avance avec le pinceau, elle me dit: « Non, non, encore un petit peu à droite, là, là, s'il te plaît. » Je mets, elle me dit: « Encore un petit peu. » C'est comme ça que ça se passe au fur et à mesure que je travaille. C'est-à-dire que j'ai une véritable conversation avec mon œuvre.

Pourquoi ? Pour ne pas mentir. J'essaye d'être le plus authentique possible, pour que la pensée initiale qui était à l'intérieur de moi se reflète sans décalage entre l'essence et le résultat.

Pourquoi c'est important ? Parce que le monde dans lequel nous sommes est un monde de pluralité. La création du monde est la création d'un pluriel. L'unité divine, on ne la comprend pas, on ne peut pas la comprendre, puisque nous sommes dans un monde de pluriel. Et cette unité divine, la création du monde, c'est créer le pluriel.

Étant donné que le minimum du pluriel, c'est le deux, toute la Torah ne traite en réalité que du deux qui a été créé. C'est un grand deux. En hébreu, c'est la lettre Beth, et c'est pour ça que la Torah commence par un grand Beth, et qu'après il y a marqué Béréchit. Beth, Béréchit. Donc le monde dans lequel nous sommes est un monde de Beth, c'est-à-dire un monde de pluralité, de multiplicité.

Et lorsqu'on réfléchit un tout petit peu, cette pluralité va donner en réalité un système qui est double. Nous sommes dans un monde dans lequel le système qui gère ce monde, c'est le 0 et le 1. …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».

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