Techouva et Torah : deux efforts qui se complètent
Le Rav Kook montre que la Techouva affaiblit la vitalité et que la joie de Souccot la restaure.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Le péché comme écran face à la connaissance selon le Rav Kook, 44 min
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Quel plaisir de vous rencontrer. Shalom David, shalom tout le monde. Chabbat shalom. Bonne préparation à Pourim. Amen. Dimanche prochain, nous n'avons pas cours, n'est-ce pas ? Exactement. C'est très bien, c'était inévitable, en fait. On pourrait faire une saouda en commun, à distance.
Pas de problème. Si vous gardez vos masques, il n'y a pas de problème. OK. Bon, eh bien, je crois que nous sommes toujours dans Orot HaTechouva. Nous sommes au chapitre tête, et nous sommes arrivés, je crois, au paragraphe yod. Pourquoi ça bouge tout le temps, là ? J'y arrive. On attend, on attend. Excusez-moi. Tête, yod. Tête, paragraphe yod. Voilà. Bon.
On avait donc parlé ici du chapitre tête, qui est en train de clore avec le paragraphe yod. On nous entretient des difficultés de la techouva, des tensions intérieures. Et nous avons également parlé du fait qu'il faut faire techouva de la techouva, étant donné que la techouva demande à un certain moment un sacrifice de la vitalité. Or, sacrifier sa vitalité est en soi un péché. Donc, il faut faire techouva de la techouva. Il faut réparer les effets secondaires du remède qu'est la techouva. Comme tous les remèdes, vous le savez, ont des effets secondaires. Mais c'est normal, ça fait partie de la guérison. Les guérisons ont des effets secondaires qu'il faut, après, guérir.
Donc, j'en étais là. Le Rav va nous parler de la techouva dans le calendrier. Il s'agit plus précisément... Il fait allusion au jour qui sépare Kippour de la fête de Souccot. Il y a quatre jours de préparation. Et à quoi servent ces quatre jours ? Eh bien, nous allons voir ça.
...et tous les comportements pratiques qu'elle implique, sans parler de l'esprit général qui domine essentiellement dans les jours consacrés à la techouva. C'est-à-dire que nous avons des journées consacrées à la techouva, en particulier le mois d'Eloul et les dix jours qui vont de Roch Hachana à Kippour. C'est une longue période, et cette longue période déstabilise d'une certaine manière la normalité, avec tout le bénéfice que l'on en retire pour purifier l'âme, améliorer l'esprit et purifier les actions de leur laideur. Cela entraîne obligatoirement avec lui une certaine faiblesse.
Et même le plus grand des vaillants, le vaillant parmi les vaillants, ne peut pas y échapper. Même si l'on est très fort dans sa personnalité, le fait d'avoir traversé la période de la techouva entraîne un certain affaiblissement de la personne. Lorsque l'on réduit la volonté, parce qu'effectivement, avant de faire techouva, je ne mettais aucun frein à ma volonté. Mais à partir du moment où je fais techouva, je freine partiellement ma volonté.
Lorsque l'on courbe la puissance de la vie par le biais du rejet intérieur et de la tendance à se repentir de tout péché, alors se réduit également la volonté de faire le bien, et la puissance de la vie pure s'affaiblit elle aussi. Il n'y a pas seulement le désir de faire le mal, mais également le désir de faire le bien: tout cela est affaibli.
Cela veut dire qu'un homme souffrira de sa pureté morale, d'une faiblesse qui ressemble à celle que ressent un malade qui s'est guéri par un fort courant électrique. Le mot « électrique » n'est plus employé aujourd'hui en hébreu moderne, on dit hachmali. Mais dans le rafkouk, on disait encore « électrique ». Che Omna M'Gersha est à R.S. Chebe Mahalato, qui, certes, a éloigné, a renvoyé le venin de sa maladie. Aval et khlisha est à Kwa-Kha-Kha et à Bari Chebo, mais a également affaibli la puissance vitale et saine qu'il possédait.
C'est la raison pour laquelle reviennent à nous des jours de joie sainte. Il parle ici de la fête de Souccot, de la joie de l'être, pour relever la volonté du bien et la puissance de la vie pure. C'est alors que la techouva est parfaite. C'est-à-dire que sans la fête de Souccot, Kippour est insuffisant, parce que Kippour, avec tout ce que ça nous a fait de bien, nous a aussi affaiblis. Donc on a besoin d'un retour de vitalité, qui nous est donné par la fête de la joie: les huit jours de Souccot, qui culminent à Simhat Torah.
Voilà, nous avons donc fini le neuvième chapitre, et nous pouvons commencer le dixième. Tout est dans le titre, nous allons voir: la nécessité de la techouva et de la Torah, l'une envers l'autre, dans leur ensemble et dans leur degré suprême. De quoi s'agit-il ? La techouva, c'est un effort de la volonté. Tout le monde est d'accord. La Torah, c'est un effort de l'intelligence. Donc, ce n'est pas vraiment la même chose. Quand j'étudie la Torah, j'actionne ma capacité de sagesse. Quand je fais techouva, j'actionne ma capacité de vouloir. A priori, ce sont deux domaines distincts l'un de l'autre. Et ce que le Rav va nous expliquer, c'est que, bien que ces domaines soient distincts, ils sont nécessaires l'un à l'autre.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas de techouva véritable sans Torah, et il n'y a pas de Torah véritable sans techouva. Attention, de quelle Torah parle-t-il ? Il ne s'agit pas de n'importe quelle Torah. Évidemment, c'est important, la Torah à tous ses niveaux est importante, mais il s'agit ici de la Torah suprême, ce qu'on appelle les secrets de la Torah, Maassé Béréchit et Maassé Merkava, l'œuvre du commencement et l'œuvre du char céleste. Ce sont ce qu'on appelle les grandes considérations que l'on trouve aussi bien chez les kabbalistes que chez nos grands penseurs non kabbalistes, tels que Maïmonide, par exemple.
En tout cas, il y a des domaines dont l'accès est fermé à celui qui n'a pas fait techouva. C'est-à-dire que si je n'ai pas véritablement transformé ma volonté, j'ai une sorte d'opacité dans ma personne qui m'empêche de comprendre les secrets de la Torah. De même, je ne peux pas véritablement faire techouva si je ne suis pas porté par un élan de sagesse. La motivation de faire techouva peut être une motivation un peu banale. Par exemple, j'ai entendu dire que lorsqu'on fait les mitsvot, on est heureux. Bon, c'est très bien, mais c'est une motivation qui, tout en étant tout à fait correcte, n'est pas absolument noble.
Par contre, si je comprends que si je ne fais pas techouva, je n'aurai pas accès à la sagesse, alors ma motivation de faire techouva est beaucoup plus profonde. Et comment est-ce que je sais que je n'ai pas accès à la sagesse ? C'est justement en entrant en contact avec la sagesse. J'entre en contact avec la sagesse et, brusquement, je ressens une opacité. Donc je comprends que je n'ai pas fait techouva comme il faut. Il y a donc une relation de nécessité, une interdépendance entre ces deux domaines, comme vous l'avez si bien dit, Madame Garibaldi. Il s'agit ici d'une interdépendance de deux domaines de l'être: la techouva, comme effort de la volonté, et la Torah, comme effort de l'étude.
Et bien voilà, puisque nous avons si bien donné une belle introduction, nous allons rentrer dans le texte lui-même. « Techouva chéléma be'emet, tsrikha ha'iyi lé'istakel bé'ilona ». C'est-à-dire: une …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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