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Victoire à Haï : se relever après l'échec

Comment le peuple juif, après la faute d'Akhane, reprend la guerre, partage le butin et face au roi de Haï.

56 min

Rav Eytan Fiszon

Ensuite : La ruse des Guivéonim face à Yehoshoua, 57 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov ! Eh bien, bon, car Tov, donc les Koulams, on revient dans notre étude du livre de Yehoshoua, et nous sommes arrivés au chapitre 8, après la Néphila d'Akhan. Le fait qu'Akhan ait décidé de prendre du kherem de Yericho, on avait vu que cela avait entraîné la chute du peuple juif dans la première guerre de Haï. Maintenant le problème est réglé, c'est bon, on peut attaquer, on peut se remettre en formation de marche. Maintenant qu'on a corrigé le problème, on peut y aller.

Évidemment, cette formulation fait référence au moment où Dieu avait dit à Moshé, lorsque Moshé s'était présenté à la guerre contre Og, roi de Bashan. Et là-bas, il y avait une raison de l'Iraoto, puisque Og, roi de Bashan, n'était autre qu'Eliézer, rêvé d'Abraham. C'était Eliézer, le serviteur d'Abraham. Alors, ce n'est certainement pas lui techniquement, mais son descendant. Et donc, Eliézer représente une certaine conception du monothéisme qu'il a apprise chez Abraham, donc ce n'est pas n'importe qui. Et pourtant Dieu lui avait dit que le concept d'Eliézer n'est pas le concept d'un peuple qui doit amener la dimension collective de la sainteté à l'humanité.

Et donc, ici, il dit à Yehoshoua, pourquoi ? Eh bien parce que tu viens de voir un peuple qui a fauté. Ce n'est pas parce qu'Israël a fauté qu'il ne peut pas se relever. C'est un concept qui n'est pas nouveau, mais qu'on voit ici pour la première fois en termes nationaux: le peuple juif a fauté au niveau national, et bien maintenant il est capable de se relever.

Bon, là, nous dit le Kadosh Baruch Hou, ça va être la même chose qu'avec Yericho: de la même façon que vous les avez battus, vous allez battre Haï, mais vous pouvez prendre du butin.

Et là, il y a une question. Je ne sais même pas si on l'a abordée avec David dans la vidéo qui a fait trembler les internets. Évidemment, je ne sais pas si on avait parlé du butin: est-ce qu'on a le droit de prendre du butin ou pas ? Il faut savoir qu'aujourd'hui, en Israël, la loi fait que le soldat n'a pas le droit de prendre du butin de guerre. Par contre, Tsahal prend du butin de guerre. C'est-à-dire que Tsahal va récupérer les armes, tout ce qui pourrait être utilisable militairement, et également l'argent. Les centaines de millions, je ne sais pas, je n'ai pas de chiffres, qui ont été retrouvés à Gaza, dans les maisons des terroristes, eh bien ils sont ramenés aux impôts israéliens. Pourquoi pas ? Mais est-ce que le soldat qui a mis sa vie en danger a le droit de prendre un petit billet par-ci, par-là ?

Eh bien, il faut savoir que d'après la Torah, oui. D'après l'État d'Israël, non. Est-ce que je ne peux pas vous dire que j'ai entendu des témoignages de soldats qui, lorsqu'ils sont arrivés dans la nuit dans un champ et qu'ils ont vu que les gens, dans les maisons arabes, ne cachaient pas leur argent dans les maisons, mais le cachaient dans les champs ? Et que les soldats sont arrivés dans le champ et ont trouvé des centaines de milliers de chekalim en petites coupures ? Est-ce que je ne te dirais pas que j'ai entendu des témoignages, dont on ne dira pas les noms évidemment, de gens qui ont été prêts à enlever leur chargeur, dans leur veste de combat, pour mettre à la place de quoi préparer la bar mitsva du petit ? Écoute, je n'en sais rien.

Le fait est que l'idée de prendre du chalal, l'idée de prendre du butin, c'est quelque chose qui est à débattre. Est-ce que c'est moral ou pas ? Tu vas attaquer ton ennemi, tu vas détruire ton ennemi. Est-ce que tu peux utiliser ses biens ? Eh bien, le judaïsme détermine la possession comme étant ce que tu fais des biens, et non pas qui a la signature sur le bien. C'est-à-dire qu'à partir du moment où un personnage X ou Y a décidé d'abandonner un bien, d'après la halakha, ce bien n'est plus à lui. C'est ce qu'on appelle, dans le langage halakhique, yéouch: si j'ai abandonné l'idée de vouloir l'utiliser, ce n'est plus à moi. A fortiori, s'il n'y a plus personne pour l'utiliser. Si, dans la guerre, tous les propriétaires d'un objet X ou Y sont morts, eh bien ce n'est plus à toi.

Aujourd'hui, ce n'est pas comme ça qu'on détermine la propriété dans le monde occidental, mais il faut savoir qu'à l'époque, c'est comme ça qu'on déterminait la propriété. Et d'ailleurs, pas que dans le judaïsme: dans toutes les civilisations de l'époque. Donc la notion de chalal, c'est tout à fait logique. Le fait qu'à Yericho on nous ait dit de ne pas prendre de chalal, c'est ça qui est étonnant, d'accord ? Donc ici, on nous dit: c'est bon, vous pouvez prendre du chalal.

Et là, nous allons avoir les plans de guerre du Kadosh Baruch Hou. Dieu nous dit comment faire la guerre. Et je tiens à vous dire qu'il y a quelqu'un qui a manifestement lu le livre de Josué, manifestement, puisqu'il y a mis exactement la même technique. Regardez ce qui est marqué ici.

Donc, Yehoshoua, cette fois, ne prend plus 3 000 personnes, mais il va prendre toute son armée et la diviser en trois groupes.

Donc les 30 000 hommes que choisit Yehoshoua, c'est beaucoup d'affaires. Les 30 000 hommes sont amenés à se cacher de l'autre côté de la ville.

Il va faire tout le tour pour aller de l'autre côté de la ville. Rappelez-vous que nous, nous sommes venus de Yericho, on est entre Yericho, Beth-El et Haï. Et il envoie 30 000 hommes pour aller contourner la ville et aller de l'autre côté attendre. Et donc, moi et tout le reste du peuple...

Moi et tout le reste du peuple, nous allons nous approcher de la ville. On va aller à leur rencontre. Ils vont ressortir, puisqu'ils ont gagné le premier combat, et que dans le premier combat, on a fui. Là aussi, on va feindre de fuir. Une fois qu'ils vont nous voir fuir...

Donc, je ne sais pas si vous avez bien compris le concept. Il vous conceptualise le plan de bataille. Attention, conceptualisation. Ça, c'est la ville de Haï. Nous, on est là. Yehoshoua est là avec le peuple. On veut attaquer la ville de Haï, on l'appellera Haï, comme son nom l'indique.

Donc Yehoshoua va envoyer 30 000 hommes de l'autre côté de la ville, et en attendant, Yehoshoua va avancer vers Haï. Lorsque Haï nous voit arriver, ils sortent vers nous. Nous, on fait genre on a peur et on rebrousse chemin. À ce moment-là, que se passe-t-il ?

Lorsque Haï va sortir de la ville pour nous poursuivre, à ce moment-là, vous, les trente mille, vous allez fondre sur la ville. Et une fois que vous allez fondre sur la ville, il n'y aura plus personne dans la ville pour la défendre.

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

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