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Tou Bichvat : l'union de l'esprit et de la matière

Pourquoi le divin s'habille dans la matière, et ce que Tou Bichvat enseigne sur les fruits de la Terre d'Israël.

1 h 09

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Le karoubier de Choni HaMeaguel et la Gueoula, 59 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Merci beaucoup de m'avoir permis de venir parler ce soir, surtout à l'association Shema Yisrael, au directeur de Ben Aknes, Moreh Gravota et Rabani. L'unité d'Hakadosh Baroukh Hou, lorsqu'elle se dévoile dans ce monde, s'habille automatiquement dans des détails.

Elle n'est pas compréhensible dans ce monde. On a du mal. Le monde dans lequel nous sommes est un monde qui est à base de la lettre bet, parce qu'il est dans le monde de la pluralité. De la même manière qu'un corps est composé de beaucoup de membres, l'unité divine s'habille dans ce monde en des êtres différents. Et au sein du peuple d'Israël, même si nous sommes un peuple de l'unité,

l'unité ne veut pas dire que je ressemble à l'autre au point de perdre ma propre identité. Et l'une des choses les plus importantes que je ne comprends pas au niveau de la Torah, c'est que je ne dois pas forcément avoir les mêmes idées qu'un autre rabbin, mais je dois aimer le divin qui est en lui. Chacun garde sa spécificité, de la même manière qu'on ne va jamais demander à quelqu'un de jouer le rôle de l'oreille.

La main doit rester main et l'oreille doit rester oreille. Mais tous les deux savent qu'ils font partie d'un corps. Les gens qui ne comprennent pas ce secret prient toujours, en se disant: quand est-ce que tous les rabbins se mettront d'accord ? Jamais. Af al pi-kèn, ils ne doivent pas être d'accord.

Les talmidei hakhamim doivent se compléter, shalom ce n'est pas la paix, se compléter les uns les autres. Le pouce n'a aucune force dans le corps humain s'il n'a pas quatre doigts en face de lui qui le contredisent. Et s'il n'y avait pas cette contradiction, on n'aurait rien pu faire avec la main. Dans le monde de la tosse, on paraît être…

Alors si vous venez écouter de temps en temps des rabbins qui parlent avec un certain langage, une certaine direction, c'est très bien. Ça ne veut pas dire que la fois suivante, lorsque quelqu'un viendra parler avec un autre éclairage, c'est moins bien, mieux, ou pas du tout. Ça complète l'image globale que le divin est en train de donner sur terre. C'est pour cela qu'il est très important de garder sa spécificité. Je n'ai pas le droit d'être lui.

Et il ne doit pas être moi, parce que si je suis lui, alors je suis inutile dans ce monde. On a besoin de moi tel que je suis, et on a besoin de toi tel que tu es. Chacun complète l'autre. C'est la force de ce qu'on appelle la véritable Ahdout, l'unité du peuple d'Israël. Les difficultés de l'humanité sont arrivées à cause de la consommation de ce fameux fruit,

à la consommation par Adam Harishon. La question est simple: comment faire une fête en rappelant justement ce fruit avec lequel toute la déstructuration du monde a commencé ? Il aurait été beaucoup plus logique de camoufler un peu ce fruit, de le cacher. Or on fait une fête en mettant en relief le fruit par lequel tout a commencé. La mort est venue dans le monde à cause de la consommation de ce fruit, et on fait une fête ? Tout ça ne paraît pas. Pour répondre à cette question, il faut d'abord aller…

On ne sait pas ce qui est écrit dans le texte. Le texte nous donne plusieurs degrés. Je vais vous les résumer, et on va voir qu'en réalité on ne voit pas véritablement, dans le détail, ce que Hakadosh Baroukh Hou nous a donné dans sa Torah. Au départ, il est écrit: Hachem Elohim, une combinaison de deux noms. En français, je ne sais pas comment on fait pour traduire; je n'ai jamais encore entendu quelqu'un me dire comment on étudie la Torah dans une autre langue qu'en hébreu. C'est un exercice de style, je ne sais pas comment on fait. Vayita Hachem Elohim … Hachem Elohim, je ne sais pas ce que ça veut dire, « l'Éternel, Dieu », des noms, je ne sais pas ce que ça veut dire. Hachem Elohim, ce sont deux noms bien spécifiques qu'il faut étudier, car celui qui connaît les noms de Dieu s'élève.

Lorsqu'on connaît les noms d'Hakadosh Baroukh Hou, on connaît en réalité son dévoilement. Connaître le nom de quelqu'un, c'est lui donner de la puissance. Peu importe, puisque nous étudions en français: on va faire avec la traduction, avec la « trahison » du texte. Dieu a planté un jardin à l'est,

qu'on appelle aujourd'hui Gan Eden. D'ailleurs, « faute de traduction », ça n'existe pas, Gan Eden: c'est Gan béMakom Shenikra Eden. Le jardin est planté dans un lieu qui s'appelle Eden; c'est donc le jardin de ce lieu qui s'appelle Eden. Et Dieu va faire sortir de la terre, de cette terre,

toutes sortes d'arbres, agréables à la vue et bons à la consommation. Troisième degré: Dieu prend la combinaison des deux noms de Dieu, prend l'homme, et il le pose, le premier homme, dans le jardin d'Éden. Pourquoi faire ? Pour travailler et pour garder.

Tout ce que je suis en train de dire ici, chaque ligne est un cours à part entière. Mais nous n'avons pas le temps de tout développer. Je vais essayer de me concentrer sur ce que je veux arriver à dire ce soir. Adam Harishon reçoit l'ordre de manger, de consommer de tous les fruits du jardin. Tous les arbres, y compris

l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et pourtant, le texte nous dit, les sages nous disent pourquoi il est interdit de manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal: parce qu'il aboutit à la mort.

Sous-entendu: s'il n'aboutissait pas à la mort, si cette consommation n'entraînait pas la mort, tu pourrais. Et d'ailleurs, les sages de la Kabbale nous disent que l'homme, s'il avait attendu un tout petit peu, aurait pu consommer cet arbre de la connaissance du bien et du mal. L'heure n'était pas la bonne heure. Mais si j'arrivais à trouver une combinaison, une astuce pour ne pas mourir

en consommant le fruit de la connaissance du bien et du mal, je pourrais. Quelle est la solution ? Consommer le fruit de la vie avant le fruit de la connaissance du bien et du mal. Adam Harishon ne l'a pas fait. Mais s'il avait consommé le fruit de la vie avant ce fruit-là, la mort n'aurait pas eu d'emprise sur lui, puisque

il aurait vécu éternellement. Adam Harishon a inversé l'essence. Il a d'abord consommé de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et après il a voulu consommer l'arbre de la vie. Et à ce moment-là, Dieu lui a interdit de consommer l'arbre de la vie. Pourquoi ? Parce qu'une fois consommé l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et la mort étant donc arrivée dans le monde, s'il consommait maintenant l'arbre de la vie,

il resterait avec cette trace de la mort éternellement. Vous voyez que tout est question de temps. Il n'y a donc pas …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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